CHAPITRE VIII
LA POLITIQUE COMMERCIALE
Historique du commerce international
Le commerce international, durant l’antiquité et le Moyen âge, c’avait pas le caractère général qu’il a revêtu de nos jours. Il était au.K mains de quelques petits peuples qui, à raison de leur situation maritime — Tyr et Carthage dans l’antiquité, les républiques d’Italie ou les villes de la Hanse au Moyen âge, la Hollande au commencement de l’histoire moderne — avaient pris le monopole du commerce et des transports. Les autres peuples jouaient un rôle purement passif. Ils accueillaient les commerçants étrangers comme les peuplades nègres de l’Afrique reçoivent aujourd’hui les marchands musulmans ou européens — avec une certaine bienveillance, puisqu’ils se procuraient par là des marchandises qu’ils n’auraient pu produire eux-mêmes : ils cherchaient même à les attirer, ils leur concédaient au besoin des privilèges*. Toutefois ils leur faisaient payer, en échange de la protection qu’ils leur accordaient, certains droits qui étaient comme une sorte de participation sur leurs bénéfices:
^ Quand Louis XI, fort en avant des idées de son temps, voulut, en i482, organiser un système protectionniste et écarter les marchands étrangers, il se heurta à Topposilion des députés marchands de toutes les villes de France convoqués à Tours, qui voulaient attirer *» toutes nations estranges * (Voir dans la Revue des questions historiques, juillet 1895, nn article de M. de la Roncière),
principes d’économie politique.
«inriel" CfiZrî'^r ^“î
leur doD„er^«rcè s *' ™ P*“‘
caraclère/feM/elmilleme'nl proléc°eur'^°0^«““
téeé en effet nni<;nii’*;i r.’ ^ -t Gur. Qu auraient-ils pro-
Qua„dts7ard ' ÉtL“ ?;
constitaer,aul,retai xv,rA?“ ““'"““'«'■a'H S se
de face, el cela pour deux- raisois'r’ “ ''’“"***
était Décessaire el de ae s.,rea‘'‘éux!ratoes™ “
™odeZ„ra:r7erei"ra7roi"^
tait guère que desobiek ^ commerce ne traospor-
de Veeise, laml d Ves de ToUdf se faire sentir du iour où „ r '! ‘’r'"'' ~ *
pour transporter des articles de^™'™^ fut assez bien outillé
que les draps des Flandres. ““^""'"’ation courante, tels
tonte 7tnti7e u„e7:üir"ir;™''*
On a un peu défiguré ce syslème^7l«7‘*T'’
sait dans les traités classiaues OnW- 0° l’expo-
croyaienlqne l’«rgentélait lasMlfervlTjbrnT"'’"'''' par conséquent un pays ne Doiivair c*.:. • . '^“^•^csse, que
curant; el que pour cek
d’avoir des mmes d’or ’oû ^
Aioyen que de vendre le ni..o m^i ’ ' ” d autre avaient de l’argent ef ni U P»ys qui
Si an contraillravlt A Jl H '“ür P®“ é pl. se dépouillait par la de son nünterale “''7 ““ "
tr rattlotr ni: laT'"
er:r
OQ estime que cette façon de présenter le
LA POLITIQUE COMMERCIALE
mercantilisme est un peu simpliste, sinon même caricaturale Elle conviendrait plutôt à ceux qui ont précédé les mercantilistes etqu on appelle quelquefois les bullionistes (du mot anglais ÔM//ion, lingots) a raison de l’importance qu’ils attri-
oürn'éL^iî métaux précieux - importanced’ailleurs
qui n étai pas si puerile qu’on le croit, à une époque où l’or
et 1 argent étaient plus rares qu’ils ne l’ont été peut-être à
toute époque de l’histoire, alors que les besoins grandissants
U commerce et de l’industrie, sans parler des budgets des
États nouveau-nés, créaient une véritable famine de mon-
de crédit qui allaient permettre de la mieux utiliser Si la decouverte des mines du Nou veau Monde tut pour les hommes de ce temps un éblouissement et provoqua de si grandes convoitises, ce n’éta.t point sans sujet; c’est qu’elle vint jusm au moment psychologique, providentiel, aurait dit Bastiat Mais quant aux mercantilistes, tout en attribuant au numéraire une importance justifiée, ils ne le confondirent point avec la richesse ou le capital et n’assigoèrenl point pour unique but a la politique commerciale des peuples d’en acqué-
fL V P® c’était de créer l’industrie na-
collaborateurs des hommes d Etat qui créèrent ces Etats modernes dont nous venons de parler et les précurseurs de ceux que l’on appelle aujourd’hui les économistes nationalistes. D’ailleurs les droits de douane et les prohibitions ne furent pas les seules mesures qu’ils préconisèrent. Ils fondèrent les premières manufacturi nationales, et cherchèrent surtout à attirer les bons ouvriers qui leur paraissaient aussi précieux que l’or.
T conçurent l’idée de faire ser-
It à détpT^ concurrence étrangère
et a développer I industrie nationale : avec eux ces droits
perdiren leur caractère fiscal pour devenir protecteurs
Cromwell en Angleterre, Colbert en France, furent les pre-
miera hommes d Etat qui créèrent de toutes pièces un vrai
entrais ^ccmulait
tîE.
Al :
principes O économie politique.