PRÉFACE. XLIX
doctrines économiques en Angleterre, au seizième et au dix-septième siècle ^ , travail rempli des recherches les plus curieuses' et les plus neuves; d'un mémoire sur le principe économique de ladministratioft forestière *, enfin, du grand ouvrage dont nous avons traduit la première partie, publiée sous le titre de : Principes d*économie politique ^ et qui doit être successivement complétée par trois autres: sur l'économie de l'agriculture et des autres produits naturels ; sur
* Zur Geschichle der Englischen Volksioirlhschaftslehre im 16 und i 7 Jahrh, (Id., 1851).
* Einnalionaloekonom, Prindp der Forstwirthschaft (Jrf., 1854).
' System der Volkswirthschafl Bd. 1. Die Grundlagen der national OEkonomie, 1" édit., 1854; 2« édit., 1857.— C'est l'ouvrage dont nous publions la traduction. Notre pensée avait été de Tentreprendre il y a déjà plus d'un an, et l'approche de l'ouverture de notre cours du Conservatoire des arts et métiers nous ayant fait craindre de ne pas pouvoir y consacrer tout le temps nécessaire, nous nous étions assuré le concours d'un jeune économiste allemand, M. Horn, auteur d'un livre remarquable sur la statistique de la population.
Mais ayant eu occasion de voir M. Roscher à Leipzig, et ayant appris qu'il préparait une nouvelle édition de son livre, dont la première avait été promptement épuisée, nous avons retardé la publication que nous nous proposions de faire, afin de la rendre la plus exacte et la plus complète possible. De cette manière, ayant plus de temps devant nous, nous avons préféré aussi, afin de conserver une entière unité dans l'œuvre, ne pas profiter de Toffre obligeante de M. Horn, et accomplir nous-mème tout le travail.
Une traduction est une besogne ingrate et souvent difficile ; nous nous regarderons cdinme pleinement récompensé, si nous contribuons à faire rendre en France, à M. Roscher, la justice qui est due à un homme d'un mérite éminent, et à propager une méthode qui nous semble appelée à produire d'heureux fruits et propre à populariser et à faire aimer Tétude de l'économie politique.
Notre traduction a été accrue de notes étendues et multipliées ; nous
L PRÉFACR.
FécQnqpaie de riudustrie et du commerce; pnfin, sur Técqnppiie de TEtat et de h cpmmune. Ce sera, on H vûit, ijpe véritable encyclopédie de la spience.
^ pôté de GMillaume Rosçher, nous devons citer un jeune éconopiiste, Knies, ancien professeur à Tuniversjté de Marbourg, qu'une inqi^alifi^ble pprsécutJPB politique ^vait obligé d'accepter un poste secondaire au gypajiase deSchaffouse, et qui occupe aujourd'hui, 4 l'uuiversité de Fribourg(enPrisgau),une position plus digne de son talent élevé : nous espérons, dans un ouvrage que nous préparons sur l'économie politique en Allemagne, faire connaître les travaux de cet écrivain ; ils méritent de fixer la plus sérieuse attention. Nous connaissons peu de livres qui égalent son Économie politique au ppipt de vue de \^ métho46 historique S comme élévation de vue, profondeur de jugement et finesse d^aperçus.
Nous nous occuperons aussi d'un autre ancien prouvons revu beaucoup de celles de l'auteur^ et nous avons saodifié un grand nombre de chilfres statistiques, en substituant les données les plus, nouvelles à celles qui remontaient à plusieurs années.
Ce tri^vail de révision, de modification et de supplément^ est teller ment entremêlé avee les notes primitives^ qu'il aurait été fîistidieux de le 4i^tiuguer sans cesse par des signes particuliers. Nous avons donc préféî'é flous borner à ce simple avertissement.
Bien que nous nous soyons servi d'un texte compacte^ surtout pour les notes, leur étendue s'est notablement accrue, et les trente-quatre feuilles du texte original se sonf transformées en pxiès de cinquante feuilles de la traduction française.
Quant à la reproduction du texte luirmêroe, nous nous sommes atu^ cjié à le conserver avec une scrupuleuse fidélité.
* Die politische OEkonomie vom S$<if\dpmkte der geickichllichen
fesseur deMarliourg, également victime 4e Fombrageux pouvoir de l'électeur 4e IJessp, M. Hildebrfmd, maiptepaut professeur à l'université de Zurich. Sa NatiomlrOEionomie * , est un livre plein d'intérêt et de science de|)Qn alpi; nulle part nous n'avons rencontré une meilleure critique du système de Proudhon.
Ou^nd la nouvelle école n'aurait produit que ces trois l^om^es, elle marquerfi^it déjjf dans l'histoire de Is scienpe.
D'autres œuvres non moins sérieuses nous occuperont dans le livre à la préparation duquel nous nous consacrons depuis plusieurs années, et qui, si nos intentions se réalisent, permettra d'apprécier les services de savants du plus I^aut mérite, dont malheureusement le nom seul est connu en dehors (Je l'Allemfigne. Les ouvrage^ 4e flaUf dQHçiiftqjin^ de fiobert Mqhl, de Han\iserk^ d^Belferiçh, de Schutz, de Kosegc^rlen, de Wirtfh etc., seront une mine féconde, dont nous espérons tirer des enseignements précieux; nous ne négligerons p^s non plus les productions originales de /. ]U(i$er, le FrOH- Içliii de l'Allemagne, ni les conceptions bizarres, mais parfois éclatantes d'Adam Mulhr] enfin, notre savant an^i, Bï; le professeur Stçin, de Vienne, nous donner» l'opc^sion de faire ressortir le mérite de travaux inxportants et étendus, inspirés par l'esprit philosophique.
En ce nioment, c'est h un rapi4e aperçu rel^if à l'application de la méthode historique à rétu4P 4e l'éçqnoniie politique, que nous devons nous borner.
* Die national OEkommie der Gegenwarl undZukunfl^ 4 vol., 4848,