AU MILIEU DES SCIENCES DU MÊME ORDRE
ractivîté individuelle qui sert de fondement i toutes les industries, etc. » Sckulze (Ueber volkswirthschaftliche Begrundung der Gewerbswissenschaften^ 1826) Pappelle « la science des conditions fondamentales du bien-élre des populations, autant toutefois qu'il est donné â l'homme de les dominer. » — Quand Ad. Smith (liv. IV, c. ii) prétend que l'Etat ou le gouvernement y lorsqu'il s'agit des questions d'économie politique, est inférieur au premier industriel venu, cette assertion ne peut être vraie qu'au point de vue technique. Et quand Steuart, au contraire (liv. II, c. xiii), réclame pour l'Etat le rôle de père de famille, il n'a évidemment dessein de parler que des choses du domaine de l'économie politique.
(2) Voyez au surplus Rau (Ueber die Kameraiwissenschaft. EntwickeluDg ihres Wesens und ihrer Theile, 1825) ; Baumstark (Gameralistische Encydopœdie, 1835).
L'économie politique a surtout en vue les intérêts matériels des populations. Elle recherche comment peuvent être satisfaits les divers besoins de Thomme en ce qui concerne la nourriture et le vêtement, le logement et le chaufTage, etc.» etc.; elle étudie l'influence qu'exerce la satisfaction de ces besoins sur l'ensemble de la vie sociale, et réciproquement. De cet examen découle comme d'elle-même une appréciation exacte et vraie de réconomie publique. « La vertu et la richesse, dit Bacon, se comportent entre elles comme une armée et ses bagages. ^ Au jugement de Xénophon, les richesses ne sont réellement utiles qu'a celui qui sait en faire un bon usage. L'homme le plus heureux au point de vue économique est celui qui sait faire le meilleur usage des biens le plus honnêtement acquis (1). Cette indifférence, ce mépris des choses appartenant à l'économie publique, dont on prend texte pour louer outre mesure ou bien pour dénigrer des siècles moins civilisés que le nôtre, le moyen âge par exemple, n'ont formé en réalité qu'une rare exception. L'industrie s'exerçait alors sur des objets différents, et
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Ton «aeriflait à d'autres jouissance»; marsloujoilrs^ et àlèntès
lés épdqiies, oh i sanâ doute volltu gagtief ël jdiiif . Cliëi rhdhiifiè grossier, le besoin physique crie beaucoup plus haut que le besoin intellectuel (2). -^ Sbuvcnt aussi, dans les siècles marqués au coltî d'une civillsâllôtl extrême, alors (jUé la détadehce fcoiîimence à se faire sentir, on voit les intérêts purement matériels prendre le dessus el tout absorber (o)i un égoïsme aveugle ia- CHflë alors ^âve;ni^ eft rtégligeâiit l6s biens d'un ordre sU[^érieur. Les serviles adorateurs du veau d'or, en économie publique ou en économie privée^ peuvent voir dans le communisme comme le miroir fidèle où se reflète leur erreurtoupablei ^N'oublions pas que Thomme, artisan de sa propre fortune, n'atteint d'ordinaire le point culminant de la richesse qu'après avoir dépassé de beaucoup les plus belles années de la vie; il en est de même des nations. La période la plus florissante de leur exi- Stêiicë précède souvent de peu là décadence (4). felëh rie sefait alors pliis erroné, comme Ta fait remarquer MachiâVel^ qUè 1 opiiiîoni générale, aii dire de laquelle Targehl est le tier^ de là giièfre (5).
(i) Jfenophi (OBcon.) I^ 84 seq.^Gyhep.^ ¥111» 2; W. H toit en génériil atec une égale perspicacilé le bon et le mauvais côté de la richesse. (6Écon.,Xi9;Conviv.,4;Memor.,i,6;Cyrop.,VIlï,i,55,seq.;tiîero,-t).
(î) Whdtel)) Téàhrié thommèdè ta haïni-ejè iqurn^è^ comtttë filacé benueoifp «a-dei^sou» do màtétfalisté^ m \M de Idi é\tt âupériettr) cekitci possède* quoiqu'il en fasse un fréquent abus, la dovble faculté de prévoir et de se commander à lui-même, qui manque absolument au preliiie^ (Leclurés, n" 6j. tiuhoy'ér (bë la liberté du travail, \U. IV, cli. 1, 8) fait haittërtiênt Papologië de la civilisation et la ref^ardcj conim« égnlemcdt avantngettie à la morale et aux vertus militaires, favorable au développement des sciences, et même éminemment poétique. \ oy ez Fallati (Ueber die sogenannie maleHelle Tendenz der Gegénwart, t84lî).
(S) Voyez rib^crifilibn ^tnfée feur le (ortibeflti de SardarinpjHe : TaOt'
fcw, Offff' £^«151, TMÀ iq)uêpi<Ta xat utr* cpcdro^ TÉ«7tv' tiradcv {Slrabo^ XI V^ â). Isaïe (22, 15 ; 56, 12) caractérise d'une manière frappante la décadence raj)ide du peuple juif. V. aussi le livre de la Sîigesse, aij cliap. ii. (îhcz les Grèfcà, \éi éfJifctiHènS èl lè« c^hîqtie* nfe $0i1t qiië léè rtUarfces pit
« llftLfÈtJ DBS eCIRlVCBS DU H&MB ÔSDRB. 43
MsqUéllM fcé (niiiifé^€ eette ruine morale. « Le soif de Tor^ et fMii tttlre ehone, perdra Lacédémone L» (7io«ro (De off., Î2, 77). Voye» Ptàtûn (Rëp. Vlll). K Rome» le principe de vénalité qui domina tout» cimntrt tmàiiû me, fut le moment décisif de la chute et de la déca^ âèncé toitile, 6olluH.4fltii.i lO.seq.; iug., 6, aeq.). « Dans ^Q ^îÂde où Ton croit tout fnire avec de Targeatt. la mine de tout» voll^ le dernier terme des spcculalions de commerce, de finance et de polilique. » Condillac (Le commerce et le gouvernement, 1776, II, ch. xviii, p. 177).
(4) Sous Périclés, les caisses publiques d'Athènes contenaient au plus 9,700 talents, Thucyd, (II, 15). Alexandre le Grand cumula dans la citadelle d'Ecbntane des trésors considérables, qui montaient à la somme de 180,000 talents, Strabon (XV, p. 751); Ptolémée II en laissa après lui 740,000 ! ^pp/an. (Praef., 10); ^roysen (Gesch. des Hel lenisraus, II, p. 44, seq.). Du temps de Néron, il n'était pas rare que la fille d'un affranchi possédât un miroir valant seul une somme plu^ forte que celle qui avait été assignée par le sénat pour la dot de la tille du grand Scipion. Seneca (Quaesl. natur., I, 17); voyez Cons. ad Helviam, p. 12. « Un despotisme éclairé , dit M. Culloch, peut aussi bien enrichir la nation que la liberté elle-même » (A discourse on Ihe rise, etc., of politic. economy, 1825, p. 77, seq),
(5) Bacqn (Sermones, 56) pense que la jeunesse des empires se distingue surtout par les instincts guerriers, leur âge mûr par la culture des lettres, leur vieillesse et leur décrépitude par des tendances tout industrielles et commerciales. Davenant remarque judicieusement que le développement du commerce chez un peuple est un progrés de nature problématique. En même temps qu'il augmente les richesses, il ])eut aussi introduire avec elles le luxe, la cupidité, Tesprit de fraude et de mauvaise foi, détruire la vertu, faire disparaître la simplicité des mœurs et conduire ainsi par une pente fatale, et presque inévitable, les nations au despotisme ou à la domination étrangère (Works, II, p. 273;. L'état patriarcal avec sa simplicité primitive ne peut pourtant pas durer éternellement , ne serait-ce que par suite de rémulalion qu'exciterait l'exemple des autres peuples ([, p. 548, seq.). Quoi qu'il en soit, le peuple le plus riche doit nécessairement s'appauvrir lorsque ses mœurs se corrompent. L'économie publique, en particulier, ne saurait prospérer que là où régne la liberté polilii|ue, abstraction fuite de re que la riches.se sans la liberté n'aurait aucun prix (II, p. 558, seq,, 580, seq., 285). Ferguson (Uistory of civil society, YI, 5) pense que la richesse privée, honnêtement acquise, dont on fait un usage modéré et convenable et qui, de plus, est administrée avec un sentiment d'indépendance, peut être pour ceux qui la possèdent un élément puissant de confiance en eux-mêmes et de liberté, pourvu qu'ils ouvrent leurs coffres dans un
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but honorable de parti, et non pas afin de satisfaire lear vanité ou de se procurer des jouissances toutes personnelles. Mais, aux époques de décadence, les richesses, fussent-elles bien plus considérables, sont loin d'avoir de tels résultats. fFhalely soutient quç la richesse privée peut seule influer d'une manière fâcheuse sur les mœurs publiques, et non la richesse nationale (Lectures, n» 2).