‹ Principes d'économie politique (volume 2)Chapitre 68 sur 92 · DES DIVERS GENRES DE TRAVAUX · texte numérisé non relu

DES DIVERS GENRES DE TRAVAUX

(1626), Viaggio fatto in Spagna e in Francia (Venet., 1563), et Ranke (Fiiersien und Voelker, I, p. 393, seq.),

(2) Le prix fut remporté par Arrêta de Monteseguro, L'auteur de THisloire de l'Asie portugaise, traduite par Stevens, dit (III, cap. vi), que le commerce n'est pas un sujet digne d'être traité dans une histoire sérieuse.

(3) Jovellanos cilé par La&orde (Itinéraire descriptif, IV, p. 176); Townshend (Journey throug Spain, II, p. 207, 117). Le recensement de 1788donna un total de 1 ,221 ,0U0 prêtres, soldats, marins, nobles, avocats, employés du lise, éludiants el domestiques sur environ 3,800,000 hommes desquels il faut encore déduire une masse de mendiants^ de vagabonds, etc. {Laborde, Itinéraire, IV, p. 32, seq.). Les dix-sept universités, les innombrables petites écoles de latin avec leur enseignement gratuit et la mulliuide de bourses^ contribuaient é multiplier au delà de toute mesure les vocations libérales^ etc. En Portugal, au commencement de ce siècle, sur 3 millions ou 3 millions 1/2 d'habitants, on comptait au moins 2i)0,000 ecclésiastiques {Ebeling^ Erdbeschreibung von Portugal, p. 66). Tucker (Four tracts, 1774, p. 18, seq.) met en regard des hommes qui s'occupent d'industrie, les riches oisifs dont l'accroissement considérable, favorisé en partie par Timmigration, pourrait transformer le peuple en une nation de gentlemen and ladieSy footmen, grooms, laundresses^ etc. Suivant Schmilthenner (N. OEkonomie, p. 656) l'Espagne se trouve réduite à une sorte de consomption économique»

(4) rucittff (Progressof theUn. States, p. 137). Voici quelques données qui peuvent servir de termes de comparaison. On comptait eu Belgique, en 1846, en groupant les membres dépendants sous la profession du chef de famille, 51.2 pour 100 de laboureurs, 31.1 pour 100 d'industriels, 6.6 pour 100 de commerçants, 6.03 pour 100 d'individus exerçant des professions libér«Aes, 3.6 sans profession. (Tiré de Heuschling , Résumé du recensement général, p. 31 ^ seq.) En Prusse, on comptait en 1849 prés de 41 pour 100 d'individus vivant de l'agriculture (sans compter 11 pour 100 environ pour lesquels l'agriculture n'était qu'une occupation accessoire), 25 pour 100 attachés aux industries diverses, 2.8 pour 100 occupés par le commerce et les transports, prés de 17 pour 100 vivant du travail manuel, 8.1 pour 100 de domestiques, 2.57 pour 100 d'aubergistes, 1.7 pour 100 d'employés, 1.7 pour 100 de rentiers ou de pensionnaires de l'Etat (Reden , Erwerbs- und VerkehrssUtistik von Preussen, I, p. 282). Pour le royaume de Saxe/l'agricullure occupe 31.6 pour 100 de la population, l'économie forestière 0.64 pour 100, l'indus-* trie 51.3 pour 100, le commerce el le trafic 4.63 pour 100, les sciences et les arts 3.59 pour 100, Tétat miliuire 0.88 pour 100, et les services personnels 2.3 pour 100, pendant que 5 pour 100 n'exercent aucun

étnt ni aucune professi^p {Engel^ Jahrbqch^ l, P- 254). LuP^yMre popuptail en 1840 : agriculteurs 65.4 pour ipo ; in^ustrj^lSi cçiq^nnerçanU et exploitation des mines 25.6 pour 100 ; vivant de leurs revenus ou d'emplois supérieurs 5.3 pour 100; militaires 1.4 pour 100; pauvres inscrits Î.B pour {Qù {Hermànn, Beitraege zur Stîlistik des ioenigsreichs Bayera, I, p. 80, seq.). Sur 138,240 familles qui habitaient en 1836 la régence de Dusseldorf, les industries diverses en occupaient 69,750, TagriquUure fi%,^1; qd compuU 3,613 femilles d'employés, 1,400 de rentiers, 10,731 goutenues par U cJiarité publique [Viebahn, Statistique de Dusseldorf, I, p. 194). En France, il y a tingt-cinq ans, Fagriculture et les industries qui s'y rattachent occupaient 24 millions d'individus; les industries urbaintH 6 millioiis; iâ noblesse, ie clergé, les employés, etc., donnoient un tolial de 2 millions {SeAu6fri). Le volume de la deuxième iériB de la &iaU^tiqi»é officieU9 de ta France, consacré au territoire et à la population (1855), 4oBne la claseiication suivante : sur une popu^ lation totale de 35,783,130 habiUnts, il y avait 14,318,476 agriculteurs ; 1,331,260 éuient employés à la grande industrie et 4,713^026 aui petites; 2,267,960 formatent le contingent des professions libérales; 906,666 composaient la domesticité ; enfin les femmes et les enfants, é la charge de leurs maris oa de leurs parents , montaient au chiffre de 12,245,782. Le même volume contient , à part^ la classification de la population mâU selon la profession ; on y trouve : agriculteurs, 7,771,929; grande industrie, 799,803-, petite industrie, 2^982,558; professions libéraie«,i,524^1(fâ; domestiques, 287,750; mendiants, déiefïUSf individu;} çan^ professioa, infirmes, 298^822; enfants du sexe masculin, 4,i30>OQ0 ; total, 17,794,964. fia Angleterre, en ficoss» et dans les petites Iles qui eo dépeudeut, on comptait en 1841 , parmi les iadividus du sexe luasculin, âgés de plus de vingt ans (outre l'armée, la marine iQilitaire et main^hande) : fejrmiers et valtU de ferme 26 pour 100 ; commerçiiots ei industriels 43 1/4 pour 100 ; capitalistes, banquiers et savants 6 pour lOU» serviteurs 3 1/:^ pour 100; journaliers occupés ailleurs qu'aux champs 13poMr 100 ; emplois et fonctions diverses 8 1/4 pour iQOiMeêdinSKn-p p. 44> seq.). La iioliaude comptait une population de 2,400,000 âmes vers le milieu du dix<>septième siècle ; sur ce nombre, 260,000 (?) environ s'ocoupaient de pèche, 200,000 (?) d'agriculture, 660,000 d'industrie dana les fabriques, 260,000 de commerce et de navigation, 650>000 de métiers divers, 930,000 enfin formaient la masse des reotiera et des employés du gouvernement,eto. (/. de WiU, Mémoires, p. 34, seq.).

(5) Csaptovios (QemilUe Ton Bngani, H, p. 1); fbrrvfia (The budget: «0 commercial aB4 coloftial poltcy, p. 106, ff.).

(6) Tout comme il est ploa de gens qui ruinent leur santé par Tusage

ivmf^ér^ des spiritqçHi, guçpr SSIhM" Pî^flî ^? ^fiJR?^«]mfi Pl>?^ f* gliçi>er facilement p^ri^i 1e^ 3eryic^;i persqnne)^. Qn iroj^vei;^ p^u ^e points 4e res^eiphlapçp (}f ^3 )Ç9 tf^^Y^u:^ fl^ ç^^}^X^ Çt la bespgnç du l(^zzarpn§^ q}|| at[§pd avep pfjtjenc)^ pi^ (jf f^H^ À tîrj^r, une portièrp ^ quvrir; pîulql <lans la chasse, U pêçj»p e), r^léye du j^élail.

(7) y. Bastiat {\lmr\onïes çconQfnigue^, p. |5Q, seq.). C'esf nourqupî Si^mondi ipet au noipbrc^ des service^ )|es plu^ sjgnalés du ré^^ipe constitulionnel, que la pop,^lation ^cirçlienf(ie i)'y détermine point son ssfla ire (Pc. PoJ., I, p. 144). Saipt-Simon prétend^ il es^ vrai, que les membres des législature^ de son temjjs lîraieul trois fois fiEitniu iIiï trésor que de leurs propre^ bijen^ çtavaicut jiïir co^séqueulun inlérèl puissanlà en-: fier le budget (Yuesgur I^ propriété et U législation, 1H)8,. Je rappellerai, eu* terminant, une pl^iîe dont TÂllemagiie Konffrah déjà beaucoup au teii|pMe Loujg Xiy, savoir : la pref^^rence eini^crije tloruièe aux car-p riéres libérales et leur encombrement (Sc^rofi^r^ Fiirsll. Schalz-und Rentkapipfier, p. 302, seq.); le nombre des auber^isles, hors de toute propprtioji avec h population, pur suît^ des fréquentes jeûnions populaires, etc., de la démocratie (Bronnetf Der G. Aargau, \y p. 451]: L^ législatioii /le Tjinippt peut |^,eyeqir ici qp ^ov^n d'éducation populaire.

En ce qui concerne le degré de produciiviié, le travail le plus productif est celui qui donne le plus de satisfaction aux besoins économiques, avec la plus petite dépense de forces. Il se produit ici des variations qui correspondent aux changements survenus dans les besoins et dans les aptitudes. Après une mauvaise récolte, par exemple, le travaille plus productif est celui qui procure le plus de blé, soit en profitant do réserves faites, soit au moyen de l'importation; après un tremblement déterre qui a détruit une grande ville, c'est le travail de construction : c'est ainsi que, d'ordinaire, Tagriculture produit le plus chez les peuples arriérés, et Hudustrie chez les peuples civilisés (1). Nous aurons occasion de revenir sur le développement des lois naturelles qui dominent ces résultats '(2).

(4) Ad, MUller {Elemente, II, p. 255J; Siorch (Eléments, II). « Transformer vaut autant que produire ; le rapport à établir entre ces deux

Page 1