‹ Principes d'économie politique (volume 2)Chapitre 69 sur 92 · PRODUCTIVITÉ DES DIVERS GENRES DE TRAVAUX · texte numérisé non relu

PRODUCTIVITÉ DES DIVERS GENRES DE TRAVAUX

éléments est seul yariable » {Schleiermacher, Ghrisll. Sitle, p. 668). — Ad. Smith (W. of N., II. ch. v} attribue à Pagriculture une plus grande puissance productrice qu'à l'industrie^ car oulre les forces humaines elle fait coopérer à Fœuvre les forces mêmes de la nature ; de même Malthus (Additions to the essay on the principle of population^ 1817, III, ch. vm-xu; Principles of P. E., p.217,seq.). C'est ainsi qu'ils expliquent tous deux la rente foncière, et ils n'ont pas lort, en tant qu'il s'agit d'une simple production de valeur en échange. V. encore J.-B. Say (Traité, II, ch. vin); Sismondi (N. P.,lI,ch.v).La meilleure réfutation se trouve dans Ricardo (Principles, ch. n, 31). Est-ce que tout travail ne met pas en mouvement les forces de la nature ? «t Ad opéra nihil « aliudpotesthomo, quàm ut corpora naturalia admoveat et amoveat; « reliqua natura intus transigit d (Bacon). De même, Verri (Mecfilazionî, III, i). Au reste, Ricardo laisse échapper lui-même la pensée que les capitalistes constituent la classe productrice.

(2) Ganilh se Tonde sur une statistique trés-superficielle de l'Angleterre et de la France pour prétendre que la productivité des diverses branches de Véconomie suit une échelle entièrement opposée à celle admise par Ad. Smith. Le travail et le commerce extérieur sont les plus productifs ; puis viennent le commerce intérieur, les manufactures, et en dernier lieu l^agriculture (Théorie, I, p. 240, seq.).

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