DE LA CIRCULATION EN GENERAL
la concurrence effrénée de notre temps marqne une époque de transition, fertile en inventions noiiYelles^ et qu'elle ne manquera pas de se modérer (Cours, II, p. 450, seq.).
(4) ÀfoiftT) ipic {Hésiod,, 0pp. 10, seq.).
{S) a Qui dit concurrence suppose déjà un but commun » (Proudhonj Contrad. écon., ch. v, $ 3), et plus loin il ajoute que présenter la concurrence comme remède aux inconvénients de la concurrence, c'est être aussi peu conséquent que si Ton prétendait que Téducation de la liberté se fait parla liberté, et Tinstniction de l'esprit par l'esprit (!)
(6; Si toutes les classes sont protégées contre la concurrence, aucune d'elles n'en profile, car l'idée de « privilège universel » est un non-sens. Proléi^e-t-on seulement certaines classes ou certains individus, cela ne peut avoir lieu qu'aux dépens des autres.
(7) Nous examinerons plus loin les arguments à Taide desquels on a défendu les dispositions du moyen âge, restrictives des relations commerciales. EIIps étaient en partie justifiées par les besoins de l'époque. Il est quelquefois nécessaire de recourir à des restrictions temporaires, afin de développer Téducalion industrielle , et en se proposant de fonder une indépendance plus complète. C'est ainsi que le courant du commerce peut être trop faible dans un pays pauvre et peu peuplé, pour assurer la rencontre de Toffre et delà demande. Dans ces circonstances, si Ton arrive à une concentration habile au moyen d'entrepôts et de foires, etc., ces institutions peuvent devenir les éléments les plus actifs du progrès économique.-* Déjà au dix-septième siècle, i. Child, North^ Davenant ont fortement recommandé la liberté du commerce (W, Roscher, Zur Geschiohle der engl. Volkwirlhschaftslehre, p. 65, seq. ;'85. seq. ; U3, seq. ; 142, seq.). Boisguilleberl pense de même : « Il n'y avait qu'a laisser faire la nature et la liberté, qui est la commissionnaire de cette même nature. » (Factnmdela France, 1707, ch. v, et Dissertation sur la naluredes richesses, ch. vi; Détail de la France, 1697, IF, ch. xiii; Trailé des grains, II, 8). C'est en grande panie de la réaction contre le système deColbert ! Puis, Melon (Essai politique sur le commerce, 1734, ch. ii) ; Sir AT. DecAer (Essay on the causes of ihe décline of forcign trade, 1744, p. 31, seq.; 106, seq.) ; i. Tucker (Essay on the advanlages and disadvnntages which respectively attend France and 6r. Britain with regard to trade, 1750) ; Forbnnnais (Eléments du commerce, 1754, 1, p. 63). Genovesi (Ë. C, I, 17, 3) hésite à se prononcer sur la question de .savoir' si le commerce n'a pas plus besoin de liberté que de protection. Kem(Médita2ioni,VII), va encore plus loin. Les physiocrates, armés du laissez faire, laissez passer^ recommandent la libre concurrence comme le meilleur moyen d'augmenter le revenu net de l'économie publique. D'après Dupont de Nemours (p.SAl, seq., éd. Daîre), la tâche du législateur consiste uniquement à promulguer les lois naturelles; H-