‹ Principes d'économie politique (volume 2)Chapitre 81 sur 92 · DE LA CIRCULATION EN GENERAL · texte numérisé non relu

DE LA CIRCULATION EN GENERAL

§ 98 bis.

Tout commerce repose sur la dépendance mutuelle des contractants; il en est de même naturellement du commerce international. Néanmoins cette dépendance n'est pas toujours égale des deux côtés :*loin de là, l'individu ou le peuple qui a le plus besoin des marchandises d'autrui est le plus dépendant. Il semble donc que dans les transactions commerciales, qui ont lieu entre les nations agricoles et les peuples industriels, où les unes livrent des moyens de subsistance et des matières brutes, et les autres des produits fobiiqués, ces derniers doivent se trouver placés dans une dépendance plus réelle. On peut se passer plus aisément et plus longtemps, par exemple, eu cas de guerre, de l'importation de la plupart des produits industriels, que de celle des choses nécessaires à la vie (1). Toutefois, ce rapport se trouve modifié, dans un sens favorable, par les circonstances qui dominent le commerce actif des peuples très-avancés en culture (2). Il serait, par exemple, beaucoup plus facile aux Anglais, en raison de leur connaissance approfondie du commerce, de leurs relations d'affaires multipliées, de leurs capitaux, des moyens de crédit et de transport dont ils disposent, et surtout en raison de la singulière facilité avec laquelle circule leur richesse nationale, de remplacer un débouché par un autre, que cela ne le serait aux Russes avec Tensemble immobile de leur économie publique (3). Il est vrai qu'un blocus sévère qui fermerait à ces deux peupbîs, pendant le même temps, l'accès du monde entier, serait infiniment plus préjudiciable à TÂngleterre qu'à la Russie.

(1) V. L. Lauâerdale (iDquîry, p. 274, seq.).

(2) Nous traiterons plus longuement ce sujet.

(3J Les Anglais ont bien supporté le blocus coolinental établi pour Napoléon et dont plusieurs mauvaises récoltes aggravèrent encore la

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rigueur ! II est vrai que Tépoque la plus critique ne coïncida pag avec la guerre contre les Elats-Unis. •— Pendant la lutte qu'ils eurent à soutenir contre Philippe de Macédoine, lès anciens Athéniens regardèrent toujours Tarrivée des convois du Bosphore, etc., comme une question de ritelde mort. €«la prouve ftèulemtentle p^\ï d« dëvelopp^inent qu*avait pris Tesprit de commerce â cette époque f^t les faiblet ressources dont il disposait. A en juger d'après nos idées actuelles» il leur eût été facile de faire venir du blé en abondance de la Sicile ou dé

rigîpu !

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