H DE LA HOUX AIE EN GBÊXKAL
de b plos hante imporuiiicf , pour mi îiistnBeBl d'édiaufe destiné aa commerce ^4). n devient ainsi pins aisé, ponr les métanx prédenx que pour b plupart des antres mardiandises, de maintenir un certain nîTcau de demande et d*ofiire dans le monde entier : d'autaut plus que For etTargent ne présentent pas de différences de qualité, mais seulement de degré d'affinage (5). Une autre cause de rnniformité de leur valenr d'échange, c*est qu'ils ne correspondent en réalité qu*à un besoin de fane. Les biens de première nécessité sont exposés aux pbs fortes yariations de prix (§ 103) ; tandis que b double destination des métaux précieux doit contribuer a rendre leur ▼alenr constante et uniforme. QneFofEre se renferme dans d'étroiles limites, aussitôt b demande des objets fabriqués en or et en argent diminue ; souvent même on voit fondre unepartie de b vaisselle plate et des articles d'ornement, et réciproquement. — Les métaux précieux surpassent en solidité presque tous les autres biens. L'air et l'eau ne peuvent rien sur eux (6). Ils ne sont attaqués que par un petit nombre de liquides fort.rares ; le feu lui-même, s'il change leur forme extérieure, ne diminue presque point la valeur des objets en or, et fort peu celle des objets en argent, à moins qu'ils ne soient exposés en même temps à un fort courant (7,8). Tandis que par une conséquence naturelle de ce qui précède, ils n'ont presque pas à souffrir de rester inactifs (qualité précieuse en ce qu'elle favorise les épargnes, en leur donnant une forme durable), on peut encore diminuer d une manière notable leur usure, au moyen d'un amalgame convenable avec d'autres métaux (9). Cette propriété de durée contribue beaucoup à maintenir le niveau du prix des métaux précieux. Lorsque la nouvelle récolte est faite, les approvisionnements de blé sont, pour l'ordinaire, en grande partie consommés; l'offre dépend donc presque exclusivement du produit de b dernière année ; au contraire, il circule peut-être encore aujourd'hui des pièces de monnaie dont la matière première re-
monte au roi Philippe, et provient des raines d*or exploitées en Thracesous son règne, ou bien au temps d'Annibai, alors que les mines de TEspagne fournissaient Targent. ^
En présence des masses considérables accumulées dans le cours dessièclesy la production d'une année, quelque forte qu'elle puisse être, ne saurait exercer une grande influence. L'exploitation extraordinairement abondante ou très-faible des mines de métaux précieux pendant un long espace de temps peut seule faire varier d'une façon notable le prix de leurs produits (10). — La facilité avec laquelle les métaux précieux se plient à toutes les formes a surtout une double utilité : ils peuvent être exactement divisés en une quantité de très-petites fractions, et la valeur de celles-ci correspond fidèlement au volume (11); en outre, ils reçoivent à très-peu de frais l'empreinte d'un coin spécial, au moyen duquel se révèlent, d'une manière authentique, leur poids et la finesse de leur titre , en épargnant ainsi au commerce l'embarras et le souci du pesage et de l'essayage (12^ 13, 14). L'État se charge d'ordinaire de ce soin (monnayasie)^ toutefois, là où son autorité expire, c'est-à-dire dans le trafic international, on se sert encore aujourd'hui d'or et d'argent en barres, pesées et essayées avec soin (15, 16).
(i) Ad. MîUler dit fort bien^ quoique avec une certaine affectation mystique^ que les métaux précieux renferment à un haut degré la reproduction fidèle des principales qualités qui distinguent Thomme.: la rareté^ la flexibilité, Vuniformité, la mobilité^ la durée et la beauté (Ëlemente, II, p. 269). Ailleurs, U va jusqu'à dire que le bien idéal le plus élevée c'est Dieu, et le bien matériel le plus grand, c'est Tor ! (III, p. 165). Les alchimistes du seizième et du dix -septième siècle ont systématiquement développé la doctrine mystique de Tor.
(2) On n'exploite d'habitude les minerais de fer qu'autant quMIs contiennent au moins 18 pour 100 de mêlai ; et même on calcule d'ordinaire sur un rendement de fonte de 30 pour 100. Les mines de cuivre de Mansfeld^ de Norwége et d'Âgordo (Alpes vénitiennes) descendent à 1— SpourlOO. Lorsque les mines d'argent contiennent 0,1 7 pour 100 de métal, on juge qu'elles peuvent être exploitées. Enfin, Tor est si rare qu'on ne peut guère Textralreque de temps â autre par les procédés mé-
tallurgi^ues ordinaires; on se contente de lerecneilliHà oùk natnre a pris soin elle-même de Taffînage. La limite extrême de l'exploitation de l'or parait, d'après les renseignements écrits de Plattner et de Hausmann, se rencontrer aux environs de Goslar, où sur 3,200,000 dé mîoerai ofa obtient seulement I d'or. — Néanmoins, les métaut précieux doivent à Jeur ductilité extraordinaire de pouvoir pénétrer sous une forme quelconque jusque dans les plus misérables cabanes. L'argent jièttMlre réduit en feiiillés d'une épaisseur 'déÔ,D0t)0l de p'dùce, el ï'iit eb fttiiHès de 0;d0lte0d5 de potieë ; nûé oneë û'àt éi^àà% énf utt Kt d'argent peut atteindre ulie longueur dé i 3,000 milles anglais {M^Culloch).
\3) Combien ne serait-il pas facile d'e multiplier à volonté la monnaie de coîr, par exemple, H U mode des anciens Gaùldîs ICàèsiàdôr,, Varia; H, 32) et de la dé|)récier ainsi !
(4) Engel^ en se basant sur.le coût habituel do transport par les roates ordinaires et sur les chemins de fer (10 et 5 pfenhings par mille et ^ar 50 kîlôgr., à péù Jirfeâ 27 cerilîmès et iâ,5 benlîm'eS là tonne par kilomètre^ le thaler vaut 3 fr; 75, il compte 30 gro^ — à is pféànine^^ ^ i centime; Iq mille allemand est de 7,408 mètres), a calculé comme il suit le renchérissement des marchandises, ci-dessous indiquées , par milte, t'elativemenl a leur f rix moyen :
ilarc^a^Ddises. Valeàr par quintal. Transport, bliéroln ^e ïllf.
desokiiug. ^ roulage.
Or 47610 tlialèrs. '(>,0d0007 0,0u6b035
Argent sooo umm o^o^^p^s
Coion 45 0,074 * 0,037
Etàio.. . ; . . . 24 D,t389 0,0691
Plomb 8 0,416 0,208
Fer : S.d îl,â^S 0,66^
Seigle 2 1,666 0,833
Potnfaies de terre. 1^,6 5,555 f,m
Houille 0,12 27,777 13,888
Leur grande ffèsAntèul- spéciflqae rend les méttHix préci^tti lifSportatifs. Cazaû» (BléWcnls; p. 17) a calctilé que la même vaW6t est 17,222 fois plttS ftfclîe il transporter en ér qu'en frémetft; lûaft puisque, â ^M% égal> la faculté de transport est en raison iftver^e dtk voltime, ce noAibre doit etfcore ê^re multiplié par 25-, ce qui don^è 1 : 447,772. Le rapport de fàrgent au fVofmeutseiraît 1 : 15,55». V. s* le cuivre, Storck (Handhudh, ï, p. 488r, Michel Cheijulier (CoéfM, lïl, p.i7, seq.).
(5) C'est bîeWi aussi le cas, au fond, potJr diierses èsféeès dé cfllvre, etc.; seulement l'affinage complètes ImpossiMè I cause dé Iftfrréfportion entre les frais et le prix des produits.
(6) 1^ lèë métaux précietix se rencontrent si fréqtfemmfent saiis iftélange, cfela vient de la propriété qu*ili otitdè fie pas Se rouiller.
Dfi LA MONNAIE EN GENERAL. S9t
(7) Le cuitrè, au eontraire; perd beaucoup au hn, le sinc^ Fétaiii et le plomb bien plue encore. Les perles exposées au feu péutent y laisser toute leur tbieur; el les diamabts bu delà de la moitié.
(8) fean régale (mélange d'acide nitrique et d'acide muriatiiftta) dissout Tor^ le chlore et le brome Tattaquent. Oh a également remai*qtté qu'il s'évaporait à une température extrêmement életée; Uh fil é*oh s'étapore si on Texpose à la décharge d*une forte batterie électrique ; une petite boule d'or laisse échapper d'abondantes vapeurs si on la plaéb entre deux pointes de charbon et si on Texpose ainsi A t^ctibn d'Unë forle pile(/r.-F. Naumann),
{9) y. Hatchett (Experiments and observations on thevarious alloys, on the spécifie gravi ty and tbe comparative vrear of gold; 1809). Les pièces françaises de 5 francs s'usent par le frottement chaque année en moyenne de 0,00016; les couronnés anglaises de 0,00018) les dënlilîouronnes de 0,00173, les schellîngs de 0,00456 (L. Literpwt, Trealise dn the Cdlns^ p: 204!; Mibhel ChevaUer, Cours, III, p; lS8j séq.); l«s florins de l'Allemagne méridionale perdent annuellement de h même manière 0;292 pour 1000 (Ràu; Archiv., N. F., X, pi S56). Jacob prétend que les monnaies en circulation doivent en général s'user d'après une moyenne de 2^38 pour 1000 (fiistorical ihquiry into the production and cdnkumtion of ihe precious mêlais, ch: xxih).
(10) Àd. Smith (W. of N., I, ch. h, Digr.).
(11) V. Solera (Sur les valeurs, 1789} p; 471, seq.; CuStoàt): La mdltié d'un bteuf, par exemple, n'a que dans un pelit noihbrè de cas déterminés, moitié autant de valeur qu'uti bœuf entier. Dûfrénoy (Traité de minéralogie, H, p. 77, seq.), montre combien la valeur des diamants varié suivant la grosseur des morceaux. Les fragments de métaux peuvent, au contrairej êtl-e réunis en un seul touli
(là) On ne saurait imaginer pour le bœuf aucune ^marqm qui ne puisse être éludée, par Tamaigrisiïement de l'animal;
(13) En France, les frais de fnonnayage s'éléVent pour l'argent à 3/4 pour 100 depuis 1849, et pour l'or^ depuis 1839, pas tout à fait à t pour 1000 (Michel Chevalier, Cours, lïl, p. 110).
(14) Le platine possède, aussi bien que l'or et l'argçnt, plusieurs des propriétés requises pour fournir un parfait instrument d'échange, savoir la haute valeur échangeable, la grande pesanteur spécifique et la durée; mais il se prèle peu aux changements de forme, ce qui élève singulièrement les frais de monnayage. Gela crée un obstacle sérieux à la fabrication sdit d'ustensiles de table, etc., soit dés espèces mbniiayéès; en outre, le peu de brillant do platine le rend impropre aui usager dé iOxe. Dans de pareilles circonstances, la rareté naturelle du métal devient un Sujet d'inquiétude, là découverte d'une mine nouvelle pourrait exercer trop d'influence sui* lé ptix. L'es pièb^^ de monnaie dé pati^ë tlttrf-
Î9i DE LA MQNNAIB KN 6BNERAL<
qoées en Russie depuis 1828 ont subi par tous ces motifs une dépréciation marquée dans le monde commercial^ et on abandonna en 1845 et i846 toute tentative de ce genre. V. J.Schoen (National OEkonomie, p. 428, seq.). — L^alumininm (découvert par Woehier et Sainte-Glair- Deville)^ que Ton tire de Targile, est excessivement facile à travailler (malléable et ductile à peu prés sans limite, excessivement fusible), presque aussi indestructible que les métaux précieux, mais sa couleur (bleuâtre, presque semblable à celle de Tétain), le son qu'il rend (comme le fer) et surtout sa faible pesanteur spécifique (2,5 jusqu'à 2^67) le distinguent facilement de l'argent (10^42 à 10,5). Il est fort douteux, par suite de ces particularités, que Valuminium puisse remplacer l'argent^ tout au moins en ce qui concerne le monnayage.
(15) Ungoiy bullion. On se sert beaucoup de lingots (Sycee) dans l'Inde et la Chine ; ce dernier pays ne fabrique que de la petite monnaie en pièces mêlées de cuivre et de plomb {T. Smith^ An attempt to define some of the first principles of polit, fi., p. 31; Timkowski^ Beise nach China, II, p. 366). Sur le commerce des lingots au Brésil, Y. Sprix et Martius (Beise, I, p. 346, seq.). Ils portent une marque aux armes de l'empire, qui indique le numéro du registre, la marque de la maison où le lingot a été fondu, Tannée et le degré de fin. Sur les lingots de la Perse, les Laries, Y. Noback (HandbuchderM&nzverhb., III, taf., S9J.
(16) Sur remploi des métaux précieux comme monnaie , Y. Pline (H. N., ](XXIII, 3). Law (Mémoire sur l'usage des monnaies, p. 683^ seq., Daire) dit que Targent possédait avant l'invention de la monnaie une foule d'avantages, auxquels alors est venu s'ajouter le plus important de tous, celui d'offrir, pour beaucoup de raisons, la meilleure matière dont on pût se servir pour fabriquer de la monnaie. Cependant, son ouvrage intitulé : Money and tradeconsidered (17(18) repose principalement sur la pensée que les terres conviennent encore mieux au monnayage que les métaux précieux (p. 158) ! Galiani (Délia moneta, 1750, 1, 3, 4) et P. Neri (Osservazioni, 1751, p. 131); Cust. ont émis des idées très^justes sur ce point.