‹ Principes d'hydraulique et de pyrodynamiqueChapitre 106 sur 179 · PARTIE I. SECT. III. CHAP. II · texte numérisé non relu

PARTIE I. SECT. III. CHAP. II

à l’eau, n'en admettra point en soi par l'infiltration, et én abandonnera l’écoulement tout entier au dit des rivieres. Cette cause de déborde ments, déja grave par elle-même, se réunira à deux autres circonstances très-fâcheuses : la premiere est la débâcle des glaces, qui, venant à embarrasser le passage des ponts, s'y amoncelent comme un batardeau, et arrêtent le cours de l’eau, en l'obligeant de s'élever dans la partie supérieure, d’où il résulte une élévation excessive des eaux, qui inondent tout, et tehversent les ponts eux-mêmes et les édifices les plus solides. La seconde est l'rmpossibilité dé réparer les ruptures des digues et des chaussées, soit parce que l'inondation couvrant tout, il ne se trouve point de terres qu’on puisse y employer; soit parce que les terres que l’eau ne couvre pas sont tellement gelées, qu'on ne peut s’en servir et les déblayer. Les inondations deviennent alors des fléaux térribles, plus destructeurs que le feu, èt qui coûtent là vre à beaucoup de citoyens. Il est hors de doute que dans ces circonstances extrêmes, la prudence exige des personnes publiques qu'elles fassent rompre les ponts, ét abattre, s’il est possible, les obstacles qui-arrétent lecoursdes eaux, parce que la vie des hommes ne doit pas se balancer avec conservation douteuse d'un ouvrage qu’on peut rétablir à ptix d'argent. 139. Lors donc qu'il serait eù dangereux ou impossible de prévenir les déborderhehts et les inondatrôns par les redressements, il reste ue ressource dans les levées et les digues qu'on élève le

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