PARTIE I. SRCT. III. CHAP. 1Y. 223 TS . CHAPITRE IV
Suite du méme sujet. Réflexions sur la maniere de rendre navigables les rivieres de moyenne grandeur.
61. Cx que nous venons d'établir dans le chapitre précédent, au sujet du remou qu'occasionnent les écluses, est très-propre à fournir des regles sûres pour fixer la distance où elles doivent être placées les unes des autres, relativement à la profondeur d’eau qui reste aux rivieres dans le temps des sécheresses, et à celle qu’on aura jugée nécessaire pour le tirant de l'eau des bateaux, bélandres ou autres vaisseaux de transport en usage dans chaque province.
En effet, si on suppose connues la pente , la largeur et la profondeur d’une riviere, dans le temps des sécheresses, et qu’on ait d'ailleurs fixé la hauteur des portes tournantes, des vannes ou des tenues de poutrelles, dont on veut faire usage pour soutenir ses eaux, dès-lors les emplacements des écluses ne peuvent plus être fixés arbitrairement, si l’on veut conserver dans tous les points une profondeur d’eau suffisante pour la sûreté et la commodité de la navigätion. Entrons dans le détail.
Il y a des exemples de rivieres qui ne sont rendues navigables que par de simplestenues devannes ou de poutrelles, au-dessus desquelles il se forme,
par l’effet du remou, un magasin d’eau, qui, venant à être lâché par l’ouverture de la tenue, remplit le lit inférieur, et éleve ses eaux d’une quantité suffisante pour le tirant de l'eau des bateaux qu’on fait passer à la faveur de ces écluses ; mais quand, après cette accruemomentanée, on referme ces tenues, l’eau baisse dans ce lit inférieur, et ne conserve pas assez d'eau pour y tenir à flot ces mêmes bateaux, qui sont obligés d'aller chercher une profondeur d’eau suffisante , dans le voisinage d’une tenue inférieure, qui farme un nouveau remou. Cette maniere assez grossiere de rendre les rivieres navigables est trop imparfaite, et présente tropd’inconvénients pour étredonnée pourmodele. Il est prabable que l’on ne s’y est pris de cette façon que faute de connaître l’usage et les avantages des sas, dont la découverte n'est pas fort ancienne.
Quand donc une navigation doit être vive et animée, il faut que les bateaux puissent monter et descendre tousles joursetà toute heure, sans jamais courir le risque de manquer d'eau; ce qui ne peut se faire qu’au moyen des sas, ou du moins des bassins formés par deux écluses voisines, qui font l'effet d’un sas. Le seul inconvénient auquel on ne peut parer dans la navigation de ces sortes de rivieres, est celui des accrues de l'hiver, qui mettent quelquefois dans le cas d'interrompre la navigation, à cause de la trop grande rapidité du courant au passage des écluses, quand on n’a pas eu soin de se procurer des décharges d’une largeur suffsante, à côté du passage principal. Nous suppose-
PARME [. SECT. IÎI. CHAP. IV. 225 -rons donc que;: dans la vue de-rendre navigable uperivierede moyenne grandeur, on se détermine à placer de distance en distance des sas ou des bassins destinés à soutenir:se8 eaux, et à racheter la chûte.de cestenues, de:maniere que la moirdre profondeur .du:lit, qui se trotive au-dessous d’une tenue, voit égale à un tirant d’éau déterminé.
. . 262. Soit, comme ci-devant: (149), une riviere dont laprofoadeur, danse temps des sécheresses, soit de.3.pieds, la largeur de 4o pieds, la pente
5 , et qu'on ait par conséquent V — = 28,45, et
D— = 4653 16" pouces cubes; É on supposera. aussi qu'on ait fixé la hauteur de la vanne ou de la porte tournante à 6 pieds, et la largeur du passage à. 18 : on demande à à quelle distance il faut placer les écluses, pour qu il n y ait nulle part moins de,5 pieds de profondeur.
"Après avoir cherché la hauteur de. la. nappe d’eau qui reversera par-dessus | les vannes; et avoir déterminé la hauteur duremon (149) et son amplitudé (1 Br), on considérera que, puisque la riviere a une profondeur moyenne uniforme de 3 Rieds, il ne lui” manque, que 2 pieds de profondeur de plus, pour qu'il s'y trouve 5 pieds d’eau, comme on le demande : ainsi la question se réduit à détermitier à quelle distance de la tenue le remou se trouvera être de a pieds. Or, le remou total étant de 66%,182, sur une amplitude de 66a733 pouces, , Ou de presque gi 77 toises, on fera la proportion ‘66, 182 : 24° :: : 91772 ‘un; quatrieme terme, qui ést 36540266, dont la racine quarrée