‹ Principes d'hydraulique et de pyrodynamiqueChapitre 141 sur 179 · PARTIE L SECT. IV. CHAP. III · texte numérisé non relu

PARTIE L SECT. IV. CHAP. III

FiGune | Druxnsions | Ravows | Vrrasszs | Vrresses À des orifices. moyens. d'expérience. calculées | po L. po po.

” 241. Une telle comparaison donne une idée bien avantageuse de la précision de M. l'abbé Bossut, et peut donner quelque confiance à la formule que nous avons. déduite, quant à la grandeur des orifices horizontaux. La loi relative aux hauteurs sera prouvée par les jets d’eau. Il résulte de cette loi, que la résistance de l'air augmentant en plus grande raison que les charges, doit limiter la -vitesse même pour des charges infinies. En effet,

| 28H __ " | la formule V — ++ ee Ÿ — . mn sr =) H

am +2) montre que la vitesse augmente de mn s n 7

moins. en moins, à mesure que la charge s'éleve. En supposant cette charge infinie, on peut négliger l'unité dans les dénominateurs; alors les quantités H se détruisent, et on a, pour la plus grande vitesse possible, à un orifice d’un pouce de diametre, V—3416 pouces, qui répond à une chüûte de 1343 pi. 2 po., limite des plus grands jets d'eau d’un pouce de grosseur. Nous verrons encore que ‘plusieurs causes, auxquelles on ne peut obvier,

tendent à diminuer considérablement les grandes élévations des jets.

Nous sommes néanmoins bien éloignés de vouloir conclure d’un aussi petit nombre d’expériences les limites précises de la nature : notre but a seulement été de montrer que la vitesse des orifices est barnée , comme le prouvent quantité d’'expériences de M. Mariotte. Celles qui ont été faites sur la résistance que l'eau éprouve contre un corps

solide flottant à la surface, semblent prouver aussi

que ces résistances augmentent en un rapport un peu plus grand que les quarrés des vitesses. Il est vrai que cette différence peut être négligée dans les limites ordinaires de la vitesse des eaux coufantes, et de celles dés corps qu’on fait mouvoir dans cet élément; mais il est à présumer que les résultats seraient bien différents pour de trèsgrandes vitesses. Au reste, il paraît que la résistance de l’air necommence à devenir sensible que pour des vitesses dues à des chûtes de 3 à 4 pieds : aussi l’avons-nous négligée dans nos expériences sur le mouvement uniforme, où les vitesses n’étaient dues qu à des chûtes de 10 pouces au plus.

242. Les expériences sur les orifices verticaux, que nous devons encore à M. abbé Bossut, présentent des résultats aussi satisfaisants, comme on en peut juger par le tableau suivant.

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