PRINCIPES D 'HYDRAULIQUS
la stabilité ; et l’eau , fidele aux lois qu’on lui aurait. prescrites , renfermée dans les bornes qu'on lui aurait marquées , ne pourrait ni diminuer ni . agrandir l'aire de sa section : c’est tout au plus ce que l'art peut se promettre dans les conduites artificielles qu’on pratique pour mener des eaux claires et vives , en les renfermant dans des tuyaux solides ; mais les fleuves, les rivieres , les canaux, et les ruisseaux, sont sujets à rouler des eaux troubles et chargées de parties hétérogenes, qui ont de la disposition à se précipiter par leur pesanteur spécifique ; et le sol dans lequel ils eoulent n’a pas assez de consistance ordinairement, pour résister au frottement, continuel du fluide en mouvement. Il est vrai que la nature, qui tend en toutes ehoges à l'équilibre, travaille sans relâche à perpétuer ses ouvrages, em établissant l'égalité entre l’actian et. la réaction, et en preportionpant lea formes-et la direction. des mouvemerrts. à l'espece des agents, et aux circonstances locales qui modifient les efforts. Son action le plus souvént est lente, quoique continuelle ; et-ee qu’elle n’a pas fait en un siecle , «elle l’acheve:err plüsreurs, Sidesiits de nos fleuves ont actuellément quelque sthbakhté, si l'inapétuesité de'levr cours ne-confbndi plus nos possessions: nous én sommes redevablestaw:tertips qus-a'ereusé de profoudes vallées :pour les contenir: ;. qui a ‘éonsehidé et presqué pétrifié durs: lits ,:'où qui leur'a petuis d'adouainrlbur pente ; :atitrefuis: beaucoup ‘plis rapide: : Sa.baat peut parteir'en:cela à ‘router la
La
PARTIE I. 8ECT. II. CHAP. IL. 87 mature, ou à hâter l'effet de ses opérations, toujours lentes. pour la courte durée de la vie de l'tomme, ce n’est. que par l'étude de ses lois, et par une juste application des principes aux travaux hydrauliques que nous entreprenons. Continuons donc d'étudier le lit des fleuves, pour apprendre à les appliquer à notre usage, ou à prévenir les accidents dont ils nous menacent.