‹ Principes d'hydraulique et de pyrodynamiqueChapitre 87 sur 179 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

De la résistance occasionnée par les coudes du là’ des rivieres et des tayeux de conduite. Mesure : -de cette résistance. Augmentation de la pente: naturelle.

161. La nature , dont la marche est: toujours d’aHér à ses fins par les moyens les plus simples, . a assujetti presque- toutes les rivieres à faire un: grand nombre de sinuosités sur la longueur de leur : cours, en vue de l'établissement du:régime. Nüus : avons vu que le défaut d’homogénéité du terrain est la cause prochaine de cet effet ; mais il-en résulte un avantage bien précieux pour les cantons que chaque riviere arrose. L'élévation moyenne : des terres hautes du globe est d'environ 600 pieds au - dessus de la surface de la mer ; ainsi la source des rivieres un-peu considérables est à-peu-près à cette hauteur : la longueur de’-leur cours est: trés-variée; mais il résulté du rapport de cette hauteur de la'source ; divisée par la longueur du:

lit, que la pente combinée avac K'séction, qui. dépendent l’une.et l'autre de la quantité d’ean à écouler par chaque riviere, donnerait toujours une vitesse plus grande que celle qui convient à la. ténacité de la. terre commune : or, le moyen d'adoucir cette pente est d'augmenter le développement du lit, en lui faisant ‘faire beaucoup de circuits; par-là le régime s'établit beaucoup plus promptement , et dans la vérité les habitants de la terre ne jouissent du bienfait des fleuves et des rivieres , que quand leurs eaux, épurées par un cours plus tranquille, et ne coulant plus dans Île fond des précipices, se prêtent aux besoins de l'agriculture, aux arrosements, et à la navigation. Plus un fleuve fait de tours, plus la résistance de son lit se trouve multipliée, plus il rencontre d’obstacles à vaincre depuis sa source jusqu'à la mer, plus aussi sa vitesse se modere et se calme ; et au lieu de déchirer les entrailles de la terre, en y creusant un lit profond, où 1l ne roule avec grand bruit que des rochers et des arbres déracinés, 1l coule majestueusement à la surface du terrain, qu'il embellit et qu'il fertilise, -102. Nous cherchons ici à déterminer quelle est en effet dans la nature la résistance que produit le coude d’une riviere, c'est- à - dire, quelle partie de la force accélératrice est détruite par la déviation des filets, qui se plient dans un lit tortueux, en quittant leur premiere direction ; pour en prendre une autre. En supposant les coudes et les arrondissements tracés suivant les principes du

PARTIS EMSRCTIÉ CRAB'VTÉ ‘Lt chapitre précédent ; ‘ce qui est -ufé téndition- ab- “solument nécessaire ‘pour que la: loi de la résisfatiee-soit-vünstanté:; On. péut préstimer d'abord que cette résistance est d'autant plus grande que le 'qu'arré dé'lx vitésse et plus gränd , c'ést-à-dire qu’elle lui est proportionnelle. Considérarit ensuite que la veine fluide érifermée- et cônténue dans le lit ,'est obligée de se’plier d’&vtantphis que l’angle sous lequel elle est censée frapper la bergeet se réfléchirest plus grand , on peut; suivant la théorie ordinaire du ehoc des fluides’, supposer la'ré. sitance ‘proportionnelle au quarté du sintis des angles d'inédéhce ; et enfin, 5'H se trouve plusieurs bricoles-‘égules ou mégéles s' dans une lon: güeur donnée du lit, la résistance se répétera autant de fois qu' y aura de bricolés.:

* 103. Ainsi, én némmant V. la vitesse. moyenne d'un courant uniforme, s.le sinus de l'angle de bricole, et m'un: nombre éomstent ; Ja résistarice

et celle

de plusieurg hrisoles égales serait. ee, en. poutmant » le-tiombre des bricoles. . . DE Pour compäirer ce résultat ‘à l'expérience, ct trouver la yJeur du nombre constant », au ças que la loi des vitesses et du sinus des angles soit vraiment ‘observée ; sl fallait se déterminer sur le choix des observations :’il paraissait difficile d'en faire d’exactes sur les rivieres naturelles un peu grandes , quoiqué par la comparaison de leurs vitesses réelles, affectées de plusieurs sinuosités, à

I2 PRIACERES.D'HYDRAUDIQUE.

celles qu’on calaule par la formule du mouvement uniforme dans un lit droit , -on puisse s apercevoir que les vitesses réelles y sont-trap petites, -ou.la pente du Lt trop grande ; il ne l'était pas moms d’en faire sur un çanal factice, qu'il aurait fallu <ontourner, modeler et régler, et dans lequel, Æn oommettant les moindres ergeuies possibles, la faible résistange de quelques -ooudes-eüit pu'échapper à l'observateur. Nous ayans douc eu recours aux tuyaux , qui.préseatent l’avamtage de la faci- Jité de la mesure. dela charge et de la dépense, sansçompter qu'on peut ÿproshure de très-guandes vitesses , et y varier à peu de frais les arfron-

dissements et les angles de brivole.

Cette maniere d'observer la résistance des coudes est d'autant plus convenable ; qué la grañdéur du lit ne doit entrer pour rien dans l'intensité de la résistance envisagée de cette. maniere : car il ém est de ème de la résistange causée par la déviatio V l'augmentation de charge , , ‘qu PL est nécessaire

d'apphquer à la tète d’un tuyau additionnel quel: . Conque , pour lus imprimer telle. vitesse qu'on veut. Nous 3xons-va (9) que. la charge, dans ce cas, est égale à ; tandis que célle: qui produirait la même vitesse, “si si l'orifice ne éausäait pas de ré-

sistance, serait simplement — : ainsi la charge due A'é V?

à la résistance est exprimée par ne

viron, et cette expression eët toujours celle qui

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