CAMBODGE
Cambodge. — Le climat de celle possession se confond avec celui de la Coeliinehine. Cependant, dans la saison sèche qui va de novembre à mai et pendant laquelle il ne pleut que très rarement, la température descend souvent jusqu’à 20°, et on observe parfois, en janvier et février, une baisse accidentelle jusqu à i:>°, ce qui constitue un bénéfice réel pour les Européens. Quant à la saison chaude, identique à celle de la Coeliinehine, elle est également marquée par des pluies torrentielles et des orages violents. Néanmoins on s’accorde à attribuer au Cambodge un climat plus salubre que clans la basse Coeliinehine ; il serait, sous ce rapport, analogue à celui de l’Annam et du Tonkin.
Les maladies endémiques sont au Cambodge les mêmes que dans toute la péninsule indo-chinoise. Le paludisme, pourtant moins actif qu’on pourrait le supposer (et ici c’est l'occasion de faire remarquer que les manifestations paludéennes sont bien moins fréquentes en Indo-Chine qu’en Afrique), la diarrhée chronique, la dysenterie, l’hépatite, le choléra, régnent au Cambodge comme en Coeliinehine et au Tonkin.
Cependant ces maladies ont singulièrement diminué de fréquence depuis les progrès de b hygiène, et toutes les améliorations introduites depuis vingt ans dans l'habitation et l’alimentation ont considérablement restreint le champ de leur activité. Ce changement montre mieux que toutes les théories possibles combien la volonté humaine est puissante, dès (ju’elle est éclairée, pour modifier, discipliner et même enchaîner définitivement les influences climatiques réputées jadis fatales et invincibles.
Au Cambodge comme dans LouL le reste de l’Indo- Chine, les facteurs météorologiques ne diffèrent pas de leurs homologues de la zone intertropicale. Là, comme
du bactcrium eoli. D'autre pari M. Calmette avait déjà trouve à Saïg-on la bacille pyocyanique. Ces faits donnent encore plus d’importance à la question des eaux potables en Indo-Chine.
CONDITIONS SANITAIRES DES CLIMATS RÉGIONAUX
ailleurs, on retrouve les alternances saisonnières de sécheresse et d’extrême humidité, de température élevée avec tension électrique extrême dans les temps orageux.
Cependant, toute l’Indo-Chine, inférieure, Cambodge et Cochinchine, se ressentant de sa situation entre deux mers autant que de sa latitude peu élevée audessus de l’équateur, présente ce caractère de tendance à l'uniformité dans les moyennes de maxima à minima qui rapproche son climat plutôt des climats insulaires que des climats continentaux. Les températures moyennes et mensuelles comparées de Manille et de Saigon montrent l’analogie.
Degrés
Septembre.
Octobre
Novembre
''CW —
On voit que les deux courbes de température se suivent dans leur direction générale, la seule différence au profit de la Cochinchine est marquée par les écarts inférieurs de novembre et décembre, et qui, seuls, accusent l’influence continentale.