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MOUT.VLITÉ PAR LA FIKVIIE TYPHOÏDE DANS LES GARNISONS SUIVANTES

POUR LA PÉRIODE 1872-1885 (pour 10 000 hommes).

Lille 5,4 Armée de Paris . . . 58.7

Bordeaux 8,2 Lorient 40,9

Orléans 9,6 Nancy 42,7

Dijon 11,9 Montpellier 46,4

Grenoble 16,1 Marseille 49,7

Le Havre 18,4 Angoulême 72,4

Toulouse 20,5 Brest 95,8

Avignon 26,5 Toulon 107,5

Lyon 54,1 Troyes 112,2

Rennes 55,8 Carcassonne 124,7

Ces résultats s’expliquent, non seulement par l’installation défectueuse des casernes et par l’encombrcment, mais encore parce que la population militaire est homogène et composée de jeunes gens de 21 à 24 ans, pour lesquels la réceptivité est la plus grande. Aussi les statistiques dressées par M. Brouardel, qui nous ont fourni les chiffres cités plus haut, donnentelles un critérium excellent pour juger des conditions sanitaires des villes de garnison. Elles démontrent que la mortalité est excessive pour les départements du Midi et la Corse, très forte pour les départements du Nord-Ouest, moins forte pour les départements du Centre, du Sud-Ouest et de l’Est, et enfin finhlc dans la Gironde, les Landes, la Bourgogne, le Jura, le Pasde-Calais et le Nord.

Transmission de la fièvre typhoïde. — Les enquêtes hiitcs dans les cas encore trop nombreux d’épi-

LES MALADIES TRANSMISSlliLES.

démie ont démontré que cette maladie , transmise quel({nei“ois par le contact direct, est surtout propagée par l’eau ou les déjections ; en elîet, le bacille typhique se rencontre exclusivement dans les excréments des malades et peut être ingéré avec les substances souillées par les déjections : l’eau, l’air, les linges des malades, les mains des gardes qui les soignent, sont les véhicules du parasite.

Rôle de l’eau. — La souillure de l’eau potable paraît être l’une des causes les plus fréquentes des épidémies de fièvre typhoïde. A Cdermont-Ferrand, à Auxerre, au Havre, etc., on a pu suivre pas à pas la diffusion de la maladie et montrer qu’elle était en relation très étroite avec la consommation d’eaux renfermant les déjections de malades.

Citons entre autres, rexcinple suivant signalé par le D" Yaillard : En mai 1888, une épidémie de fièvre typhoïde éclate à Miranda; l’eau de boisson analysée renfermait le bacille typbi([ue, elle provenait du réservoir delà Baise. Après enquête, on apprit que la femme d’un employé de l’octroi avait été atteinte de la fièvre typhoïde pendant le mois d’avril précédent; on avait jeté les déjections dans un ruisseau ({ui se jette dans la rivière qui alimente le réservoir.

La caserne delà Part-Dieu, :i Lyon, renfermant quatre régiments, était ravagée par la fièvre typhoïde et la dysenterie. On ferma tous les puits creusés dans le sol souillé par les déjections, et l’eau filtrée du llhone fut exclusivement employée dans la caserne. A partir de ce moment, la fièvre typhoïde et la dysenterie ont presque disparu.

La multiplicité des observations semblables à celles qui viennent d’étre citées, exclut l’idée de simple coïncidence entre le développement de la maladie et la souillure des eaux ; c’est une relation de cause à effet qui

ÉLÉMENTS D’HYGfÉNE.

relie ces deux faits. Celte relation est encore très nettement mise en évidence dans les villes où la lièvre est endémique par la comparaison de la mortalité et de la nature des eaux de boissons.

A Paris, la quantité d’eau de source est insuffisante pour alimenter la j)opulation en été et l’on est obligé de distribuer l’eau de la Seine dans certains quartiers ; les statistiques montrent, tant dans la population civile que dans la population militaire, une recrudescence de la fièvre typhoïde, qui dure tout le temps de la substitution de l’eau de Seine à l’eau de source, avec un retard de 15 jours dû à l’incubation de la maladie. Or, la Seine, comme toutes les rivières, est sans cesse contaminée par les déjections et les ordures ménagères des maisons riveraines, introduites, soit directement, soit indirectement, par les eaux d’infiltration.

Rôle de Pair. — Si l’eau est considérée comme le principal véhicule de la maladie, quelques observations démontrent que l’air intervient parfois comme agent de propagation.

Murchison cite l’exemple d’une école de Colclicster, dans laquelle 28 élèves sur 50 devinrent malades; les premiers frappés se trouvaient sur le trajet d’un courant d’air établi entre le foyer de la salle et une bouche d’égout ])lacée en dehors. La fermeture de la bouche fit disparaître répidémie.

A Windsor, en 1858, une autre épidémie frajq)a 440 personnes ou le 20® de la population. L’épidémie se développa spécialement dans les maisons possédant un svstème complet d’égouts et de chutes directes; elle

LES MALADIES TRANSMlSSIliLES.

u’eut j)as lieu dans les maisons pauvres où la communication avec l’égout n’existait point. Voici ce qui était arrivé : par suite de la sécheresse le niveau de la Tamise avait baissé, les réservoirs de chasse n’avaient pu Ibnctionner, et les matières cxcrémentitielles, desséchées, s’étaient répandues avec les exhalaisons fétides dans les maisons, amenant avec elles les germes de la maladie. L’absence de siphons obturateurs entre l’égout et les maisons avait favorisé la dispersion des germes. Une épidémie due à la même cause a eu lieu plus récemment à Bruxelles.

La contamination directe par les linges souillés de déjections ou par les cadavres des typhiques est certaine aussi, quoi(pie plus difficile à mettre en évidence.

Influence de l’encombrement. — Quand les conditions sanitaires sont défectueuses, raccumulation d’un grand nombre de personnes exagère les divers modes de transmission : l’action de l’eau, de l’air, des objets souillés atteignent leur maximum d’clTet et l’épidémie SC propage avec une élira vante rapidité.

L’un lies i)lus ti-istos exemples des eü’ets funestes de l’encombrement est fourni par répidéinle de fièvre typhoïde (jui a décimé le corps d'occupation de Tunisie, où 4 200 hommes sur un effectif de 20 000 hommes furent atteints. La maladie fut apportée tfahoid par un régiment de ligne, le 142", venant de Perjiignan, où l'épidémie régnait, puis par des régiments casernés à Toulon. Ajoutons ({lie deux hataillons d’infanterie, ajirès un séjour de huit jours sur les navires V Intrépide et V Algérien, encomhrés de troupes et contaminés, furent décimés jiar la fièvre tyjdioïde après le déharijuenient dans file de Dji^iha.

On sait d’ailleurs f[ue dans les villes où l’é[)idémie

ÉIÆMEMS IJIIVGIÉ^E.

ment est le plus grand, qu’elle débute et exerce ses ravages.

Prophylaxie. — Les seuls moyens qu’on ])eut employer sont des préservatifs, car on ne connaît pas de méthode de vaccination. On doit désinfecter avec soin les déjections des typhiques et les linges qu’ils ont souillés ; il faut en outre ne consommer (jue de l’eau rigoureusement pure obtenue par les procédés que nous indiquerons plus loin. La désinfection des matières fécales s’impose avec les installations si souvent défectueuses des latrines.

Les statistiques démontrent que l’assainissement des villes, par l’organisation d’un bon système d’égouts et la distribution d’eau de source, a diminué la mortalité par la fièvre typhoïde. En ce qui concerne la distribution des eaux, nous pouvons signaler les exemples suivants :

A Rennes, la distribution d'eaux pures a eu lieu eu 1882 :

De 1875 à 1882 la morbidité était de 545 cas

c'est-à-dire 5 fois moindre pour les cas de maladie et 20 fois moindre pour la mortalité.

l‘our 10 000 hui).

mortalité . . .

De 1885 à 1889 la morbidité est de mortalité . . .

A Vienne, en Autriche, l’influence de l’abduction d’eau ])ure s’est fait sentir depuis rinauguration des Hautes-Sources, en 1875. Jusqu’à cette époque la moyenne des décès, de 1851 à 1875, était

LES MALADIES TKAASMISSIBLES.

■il

(le 700 à 800. Depuis cette épociue la mortalité a rapidement diminué.

L’influence exercée par l’organisation d’un bon système d’égouts et l’éloignement rapide des immondices, n’est pas moins douteuse.

L’exemple de la ville de Francfort-sur-le-Mein le montre nettement. Les travaux de réfection des égouts furent commencés en 1871 ; des sources nouvelles furent amenées en 1876. La mortalité par la fièvre typhoïde a varié de la manière suivante, pour 100 000 habitants.

Los résultats analogues ont été obtenus pour l’armée où, depuis quelques années, la distribution d’eau de source dans les casernes, a diminué le nombre des malades et des décès causés par cette maladie. Les cbiflres suivants le démontrent :

Fièvre typhoïde dans l’armée fraxçaise.

Morhiilitû. MoiTalilé.

ELEMEMS 1) HYGIENE.

§ V. — Diphtérie

La diphtérie est une maladie contagieuse très redoutable, caractérisée par la formation d’une fausse membrane développée sur les muqueuses ou sur la peau dépouillée de l’épiderme. Elle est plus fréquente dans les diverses parties de la muqueuse de l’appareil respiratoire : soit sur les amygdales et la luette, on la nomme diphtérie pharyngée, angine diphtérique, angine couenneuse ; sur le larynx, c’est le croup ou diphtérie laryngée ; soit enfin sur la trachée, les bronches et les bronchioles, on la nomme trachéite, bronchite et broncho-pneumonie diphtérique.

Nature parasitaire de la diphtérie. — Diphtérie expérimentale. — La nature parasitaire de cette grave affection a été nettement établie par MM. Klebs, Lofller et surtout par les belles recherches de MM. Roux et Yersin ; non seulement la bactérie spécifique a été isolée, mais la diphtérie a été reproduite expérimentalement chez divers animaux. On trouve en effet dans les fausses membranes, divers organismes parmi lesquels un bacille, le bacillus diphteriæ ou bacille de Klebs, qu’on a isolé et obtenu en cultures pures; les cultures inoculées à des lapins, des cobayes, des pigeons ou des jioules, ont déterminé aux points d’inoculation, des fausses membranes identiques à celles qu’on observe chez riiomme ; quand les inoculations étaient faites dans l’arrière-gorge ou le larynx, on a même pu obser-

LES MALADIES TRANSMISSIBLES

ver, chez le lapin, les accidents de siifïbcation caractéristiques du croup.

Dans la diphtérie, contrairement à ce qu’on observe pour d’autres maladies contagieuses, le parasite, aussi bien chez rbomme ({ue chez les animaux auxquels on a inoculé la diphtérie, est localisé exclusivement dans les lausses membranes, il ne diduse jamais dans le sang ou dans les liquides de l’économie.

Les accidents produits sont de deux sortes. Lorsque le bacille se développe dans les voies respiratoires, la formation très rapide des fausses meiubranes obstrue les voies d’accès de l’air et le malade meurt asphyxié ; c’est pour cela que la trachéotomie peut souvent sauver les enfants atteints du croup, lorsque la formation des fausses membranes est localisée au-dessus du point où la trachée-artère a été ouverte.

Quand la mort n’est pas produite par cette action mécanique, le malade paraît guéri, mais au bout d’un temps plus ou moins long, on observe des accidents paralytiques, tantôt localisés dans un groupe de muscles (muscles respiratoires, diaphragme, muscles du voile du palais, etc.), tantôt progressifs et déterminant la mort par arrêt de la respiration, après s’étre montrés dans les muscles des membres inférieurs. Ces accidents sont dus à un poison très actif, sécrété par le bacille de la diphtérie, qui diffuse dans tout le corps. MM. Roux et Yersin ont séparé ce poison du bacille, en (iltrant les cultures pures sur de la porcelaine ; ils ont injecté des doses variables du liquide filtré, 1/5 de centimètre cube à 2 centimètres cubes, à des lajiins ou des

ELEMENTS D’HYGIÈNE

cobayes. Dans ces conditions, les animaux meurent après un délai de 1 à 5 jours, en présentant les mêmes symptômes et les mêmes lésions que ceux auxquels la bactérie a été inoculée; seule la fausse membrane, siège de l’activité du parasite, fait défaut. Bien plus, toute la série des accidents paralytiques observés chez l’homme, a pu être reproduite chez les animaux, cobayes, lapins, soit avec les cultures, soit avec le poison séparé de la bactérie.

Le poison diphtérique n’a pu être obtenu à l’état de pureté, mais ses réactions le rapprochent du groupe des diastases : son action toxique est diminuée par l’élévation de température; il est toujours plus abondant dans les cultures anciennes que dans les cultures récentes et sa virulence est plus forte en injection intraveineuse qu’en injection sous-cutanée.

Le bacille de la diphtérie nous offre donc un exemple très net de parasite localisé déterminant la formation de fausses membranes aux endroits où il vit, sécrétant un poison qui diffuse dans tout l’organisme et cause les accidents les plus graves : soit la mort rapide, dans les cas de diphtérie infectieuse foudroyante; soit les paralysies immédiates ou tardives, qui apparaissent après la disparition des fausses membranes et lorsqu’on pouvait croire le malade guéri.

Ravages causés par la diphtérie. — Ladiphtérie, rare en France au commencement du siècle, est maintenant partout endémique. Dans 42 départements, de 1852 à 1861, elle est devenue épidémique et dans la plupart, elle était jusqu’alors inconnue. Dans beaucoup

LES MALADIES TRANSMISSIBLES

de villes, le nombre des décès causés par la diphtérie égale et dépasse parfois ceux que produit la lièvre typhoïde; ou pourra s’eu rendre compte par rcxameu des chiflres suivants :

Décès.

Piiriodo.

Diphtérie. F

ièvre typhoïde.

Le Havre ....

Rouen

Nantes

Rennes

Reims

Lvon .

D’autre part, les statistiques établies en 1 886 pour "2 10 villes de France de ])lus de 10 000 habitants, ont fourni le nombre de décès suivants :

Diphtérie • . . 4 038

Fièvre typhoïde 4 834

Variole 3 289

Décès dus a la du'Iitérie, a Paris.

Mode de transmission de la diphtérie. — C’est exclusivement par les fausses membranes humides ou sèches, que se produit la contagion, à la condition que le bacille soit amené au contact des muqueuses ou de la peau dépouillée de sou épiderme, par une éraflure ou une coupure.

C’est ainsi que les médecins et les personnes qui soignent les diphtériques, contractent souvent la maladie

ÉLKMIÎNTS D'IlYdlÈNE.

|)ar la projection des délnâs de laiisses inenihranes sur les inii(|ueuses. Le bacille de la dij)litérie, essentiellement aérobie, se conserve longtemps vivant avec toute sa virulence, dans les vêtements, les linges ou les j)Oussières auxquelles il se trouve mélangé. Les tentures, les tapis sont surtout dangereux dans les cas d’éj)idémie de diphtérie, car ils constituent des suj)ports pour les bacilles desséchés; on a constaté d’ailleurs depuis longteiu])s, que la diphtérie cause beaucoup j)lus de ravages dans les classes aisées (pie dans les classes pauvres. La contamination a été observée aussi dans des appartements depuis longtemps inoccupés, dans des voitures ayant servi au transport des malades.

La réceptivité existe, pour cette maladie, à tous les âges, mais elle est plus grande chez les eni'ants, jiarticulièrement dans la première enfance. Assez faible chez les individus sains, la réceptivité devient très grande chez ceux qui sont débilités : les enfants tuberculeux succombent presque tous. C’est sui’lout à la suite de lièvres éruptives, en jiarticulier de la scarlatine et de la rougeole, que la diphtérie survient et revêt une forme grave. Les expériences de MM. Roux et Yersin sur la diphtérie expérimentale des animaux, tendent à montrer, en etfet, que le bacille de la diphtérie ne se développe que sur une muqueuse déjà malade.

Prophylaxie. — Nous avons vu plus haut que, par ses ravages, la diphtérie est plus redoutal)le que la variole et même que la lièvre typhoïde ; aussi doit-on prendre les précautions les plus rigoureuses pour enrayer l’extension de cette alfection.

LES MALADIES TRAASMISSIBLES.

L'isolement complet du malade doit être la première précaution à prendre ; s’il ne peut être réalisé dans la lamille, on devra l'aire transporter le malade dans lin des hôpitaux spéciaux, comme il en existe dans les grandes villes. Dans ce cas, le transport doit s’ellectner par des voitures s})éciales, installées à Paris, à Londres, à Bruxelles; si l’on est obligé, l\ défaut de voitni’es spéciales, d’employer des voitures ordinaires, celles-ci devront être désinfectées rigoureusement avant de rentrer dans la circulation générale.

On examinera ensuite le malade pour fixer la nature de l’affection. Ce diagnostic est facile et rapide d’après les données fournies par MM. Roux et Yersin ; il comporte l’examen microsco[)i([ne des fausses membranes et l’ensemencement sur le sérum. C’est seulement quand le diagnostic est établi, que le malade peut entrer dans les salles de diphtérie.

Les personnes qui soignent les malades devront prendre les plus grands soins de propreté : elles éviteront de se tenir en face de la bouche des malades (dans les cas d’angine et de crouj)), surtout pendant les quintes de toux ; elles devront se nourrir convenablement et prendre leurs rejias en dehors de la chambre du malade ; se laver les mains et le visage avec de l’eau pbéniquée ou boriquée et couvrir de collodion les coiqiures ou les éraflures de la peau; la chambre des malades devra être déi)Ouillée des tentures et des tapis, le lit placé au milieu ; ou ne balayera jamais à sec pour éviter de soulever les poussières.

En raison de la facilité et de la durée de conservation

ôi ÉLÉMKMS I)HVG1É>E.

(lu l)acille de la diphtérie, il tant j)asser à l’étuve les linges et tous les objets qui ont été en contact avec les diphtériques.

Dans les formes bénignes de la dij)htérie, le virus atténué peut reprendre sa virulence; on devra donc, dès le début des angines simples, surtout des angines de la scarlatine et de la rougeole, j)ratiquer les lavages antiseptiques de la gorge avec de l’eau pbéniquée, car l’acide phénique paraît être le meilleur antisepti(|ue du germe de la diphtérie .

§ VI. — Maladies transmissibles d’origine étrangère

Quelques maladies transmissibles, endémiques dans certaines régions du globe, peuvent rayonner autour de leur lieu d’origine, souvent jusqu'à une grande distance et apparaître à l’état d’épidémies plus ou moins graves : c’est toujours l’homme qui sert de véhicule aux germes de ces maladies. Telles sont le choléra, la fièvre jaune, la 'peste.

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