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Moi'lalilé duo à la iu- Ijoroulosc soûle . .
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ELLMEMS D llYGlE.NE.
Prophylaxie. — La tuberculose est doue plus à craindre qu’aucune des maladies transmissibles que nous avons étudiées jusqu’ici. La découverte du parasite n’a malheiireusement j>as fourni de moyens curatifs certains pour celte alïéction ; sauf les cas de tuberculose locale, dont la chirurgie peut avoir facilement raison, les médications nombreuses proposées jusqu’ici, y compris la trop célèbre lynq)he de Koch, n’ont [>as diminué sensiblement la mortalité.
Par contre, la possibilité de la transmission et les voies par lesquelles elle a lieu, sont bien connues et l’on pourrait assez facilement se préserver de la contagion. Si, malgré la connaissance des moyens de préservation, la tuberculose continue à faire des ravages, ce n’est ]>as parce que ces moyens sont incflicaces, c’est parce qu’on ne les applique pas. Soit })ar ignorance, soit par une indilTéi-cnce souvent coupable, les j)articulicrs, les administrateurs, négligent de |)i‘endre les j)récautions indispensables |)our éviter la contagion, et la phtisie se proj)age toujours, créant à cluujue instant de nouveaux foyers d’invasion.
Les i-avages croissants de la tuberculose, son extension dans des j>ays où elle était inconnue, comme en Algérie par exemple, ont déterminé l’Académie de médecine à publier un avis résumant les |)rescriptions à suivre dans cette alfcction si meurtrière
1. Voici le texte adopté par l'Académie de médecine, le "28 janvier 1890 et auquel on ne saurait donner trop de publicité :
« La tuberculose est une maladie parasitaire et contagieuse.
« Le microbe, agent de la contagion, existe surtout dans les poussières
lÆS JIAI.ADIES THA.NSMISSIblJ'ï?.
11 est très iiin)ortaiit de rappeler que l’air expiré par les tuberculeux est inoffensif, ainsi (jue le contact de ces mômes tuberculeux, s’ils n’ont pas de plaies ; il n’y a donc aucun danger à soigner un malade, si l’on prend soin (Véviter (juc les crachats soient déposés sur le sol, les tapis, les tentures, les linges; ces crachats devront toujours être rejetés dans un crachoir renfermant un [)eu d’eau, ou mieux un liquide antiseptique (sublimé corrosif). On ne devra se servir des linges ou des objets contaminés j)ar les phtisiques (objets de toilette, tentures, jouets, etc.), qu’après les avoir désinfectés. Enlin, on ne couchera jamais dans la chamhrc d’un malade ; les jeunes enfants et les individus prédisposés devront y rester le moins possible.
L’une des causes fré([ucntes de l’extension de la |)htisie réside, comme nous l’avons vu, dans la prise de possession, par des personnes saines, de locaux (ap[)arteuients, bureaux, etc.) occupés auparavant par des phtisi({ues. 11 serait désirable (|ue les autorités pussent exiger la déclaration de cette maladie et, aj)i‘ès le départ du malade, oblig(;r les })ropriétaires des
qii’cngcridrcnt les crachats dossécliés des phtisiques et le pus des plaies tuherculeuses.
« Le plus sûr moyeu d’éviter la coiilagion consiste doue à détruire les crachats et le pus, avant leur dessiccation, par l’eau houillante ou par le f’eu.
« Le parasite se trouve aussi quehjuefois dans le lait des vaches tuherculeuses; il est donc prudent de n'enq)loyer le lait qu'après l’avoir fait houillir, surtout lorsqu’il est destiné à l’alimentation des jeunes enfants.
(t L’Acailémie appelle rattenlion des autorités compétentes sur les dangers que les tuberculeux font courir aux diverses collections dont tdles ont la direction, telles (|ue les lycées, casernes, grandes administrations et ateliers de l’hlat. »
ÉLÉMEiSTS D’IIYGIÈNE.
locaux (villas, chalcls, maisons ganiics, de.), à désiiiledcr rigoureusement les cliamhres ou les appartements contaminés.
La transmission de la tul)erculose par le lait et la chair des animaux atteints de cette maladie n’est pas douteuse; réhullition ou la coction sul'lisent pour rendre ces aliments inoflensils. Mais comme la cuisson diminue leur digestibilité, il serait désirable de })ouvoir reconnaître, d’une manière certaine, la tuberculose chez les vaches et chez les autres animaux de boucherie.
Diagnostic de la tuberculose chez les animaux. — Les recherches récentes de M. Nocard avec la lymphe de Koch, fournissent ce moyen. On sait, en elïet, (juela lymphe de Koch ou tuberculine, dont les ])ro})riétés curatives sont milles, est au contraire un réactif d’une grande sensibilité pour diagnostiipier la tuberculose. Inoculée à des individus malades, elle jiroduit une élévation de température de 1, 2 ou 5 degrés et augmente ou déter-
mine l’état hévreux; chez des individus sains, l’inocu-
lation de la tuberculine ne pinvocpie aucune élévation de température.
M. Nocard a expérimenté ce réactif sur des vaches et il a constaté par l’autopsie (|uc celles chez lesrjuellcs la tuberculine avait déterminé une élévation de température présentaient des lésions tuberculeuses plus ou moins jirononcécs ; chez (picl({ues-uns des animaux même, la maladie était si peu avancée, (pie rexamen préalable les avait fait considérer comme parfaitement sains. D’ailleurs, M. N(.»card a i-cconnu que rinjccliondc la tuberculine ne modilie ni la (piantité ni la nature du lait produit.
LES MALADIES ÏDANSMISSIIîLES.
(il)
Os oxpc'i'ioncos innnlrent (jii’il csl possible de reconnaître les aniiiiaiix tnl)crculcnx, à l’aide de la lymphe de Koch, par la réaction thermique qu’elle détermine. On pourra, par suite, exclure ces animaux des troupeaux Iburuissaul la viande ou le lait, et consommer ces aliments en toute sûreté, sans eu altérer les propriétés digestives par la cuisson.