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INTRODUCTION

li’ansmissihlcs et non contagieux; la clifîérence entre les maladies transmissibles et contagienses est d’ailleurs secondaire, car elle réside dans la manière suivant Uujuelle s’opère la transmission.

Les parasites appartiennent à des êtres très variés, tels que les Vers qui provoquent les maladies j)arasitaires proprement dites, les Cham])ignons et surtout les Algues incolores, les Bactéries, (jui sont la cause des maladies les plus redoutables, comprises encore sous la dénomination de maladies infeciieii^es.

Tantôt les maladies parasitaires sont cantonnées dans une région et y exercent des ravages plus ou moins grands : elles sont endémiques. Le Botbriocépliale est endémique dans la Suisse française et sur les bords de la Baltique; le choléra est endémi([ue dans l’Inde; la diphtérie, autrefois rare, est devenue endémi([ue dans un grand nombre de provinces en France.

Si les maladies parasitaires apparaissent tenq)orairernent dans une contrée, pour disparaître après un temps plus ou moins long, elles sont épidémiques ; teWci^ sont, par exemple, les épidémies de choléra, de lièvre typhoïde, de trichinose, etc.

L’élude des maladies eontagieuses ou transmissibles, entourée j)endant si longtemj)s d’obscurités, a pris depuis une vingtaine d’années une grande importance, par suite de la décoviverte des bactéries parasites ou pathoqènes, germes des maladies désignées auti’efois sous les noms vagues de miasines, conlaqes ou virus.

C’est à M. Pasteur <pie l’on doit les j>rogrès si considéral)les (pie la médecine a réalisés depuis peu de

ÉIÆME.NTS D’HYGIÈNE.

temps. Après ses l’echerches sur les feriiieiitations, sur le vin et la bière, sur la maladie des vers à soie, M. Pasteur a abordé l’étude des maladies transmissibles et créé une méthode scientitkpie d’une grande rigueur, dans l’observation et la préservation de certaines maladies; il a réalisé ainsi, par une série de recherches merveilleuses, comme l’a rappelé M. Dujardin-Beaumetz, la belle prédiction du physicien anglais, Robert Boyle :

a Celui qui pourra sonder jusqu’au fond la nature des ferments et des fermentations, sera sans doute beaucoup plus capable qu’un autre de donner une juste explication des divers phénomènes morbides, aussi bien des fièvres que des autres affections. Ces phénomènes ne seront peut-être jamais bien compris sans une connaissance approfondie de la théorie des fermentations. »

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