BOISSONS AROMATIQUES
[.es boissons aromatiques sont des infusions ou des macérations de graines ou de feuilles de diverses plantes dans l’eau. Les plus importantes, consommées dans toutes les parties du monde, sont le Café et le Tlié; elles doivent leur action principale à une snbstancc nommée la c(ifcin(>; elles renferment en outre une certaine j)roportion de matières azotées (pii peut juslilier le rôle alimentaire attribué, par (piebpies auteurs, à ces boissons.
La caféine est essentiellement toniipie par l’excitation (pi’elle produit sur l’appareil circulatoire et le svstème
ÉLÉMENTS D'IlYLIÉNi:.
nerveux. Après l’ingestion de ces boissons, du café notamment, les battements du cœur deviennent plus ia])ides, la circulation est activée et les sécrétions sont pins abondantes; en outre, le cerveau est excité et la stinmlation produite dans cet organe, comparable à celle (pie produisent les alcools, n’est pas suivie de la réaction pénible rpii succède <à l’ingestion de ces substances.
Les propriétés excitantes des boissons aromaticpies réveillent l’activité chez les ouvriers affaiblis par un travail excessif et chez les troupes exposées à la fatigue et aux intempéries; l’efficacité de ces boissons est telle, qu’elles ont remplacé les boissons alcooli(pies dans certaines contrées.
Café. — Le café est l’infusion ou la décoction obtenue avec la poudre des grains torréfiés du caféier [Coffea Arabica) cultivé maintenant dans toutes les régions tropicales. Les cafés les plus estimés nous viennent des Antilles.
La torréfaction des graines développe une huile essentielle, la caféone, qui donne son arôme au café.
Le prix élevé de celte denrée, l’importance de sa consommation, ont depuis longtemps favorisé la fraude. Les falsifications sont difficiles à réaliser avec le café en grains ; la seule fraude consistant à vendre, à des [)rix élevés, des cafés de (pialité inférieure ou des cafés avariés. C’est surtout le café eu poudre, consommé par les populations pauvres, (pii est falsifié avec des farines, de la fécule, de la poudre de glands ou de chicorée torréfiée; l’examen microscopique permet de reconnaître facilement ces additions.
liUlSSONS ALCOOl, IULES ET AIUJMATIOLES.
Le mélange de la poudre de cliieorée toiTcliéc et de calé ne constitue pas toujours une fraude , car dans certains pays, eu Flandre notainuieut, les liabilauls ne boiraient pas de café pur; il va sans dire, (pie les décoctions de chicorée, de glands doux torréfiés, n’ont an cime des propriétés stimulantes et toni(pies du café.
Thé. — Le tbé est la boisson obtenue en faisant infuser dans l’eaii bouillante les feuilles si'cbes d’iin arbrisseau, le Tliea Sincnsis {China, Ceylan, Java). On en distingue deux variétés : le (hé noir, obtenu en dessécbant les feuilles à feu nu sur des plaipies de téile, et le (hé vert, obtenu en dessécbant à l’air les feuilles tuées par un courant de vapeur d’ean.
Le tbé, en raison de son prix élevé, est lalsilié avec les feuilles d’nn certain nombre de plantes ; feuilles de rosier, d’érable, de frêne, de fraisier, etc. Pour reconnaître la fraude, il snflit de faire infuser le tbé suspect : l’eau gonlle les feuilles et les ramène à leur taille et à leur aspect [irimitif; on peut alors distinguer facilement, avec lin peu d’babitude, les végétaux ajoutés en fraude.