‹ Principes d'hygièneChapitre 42 sur 94 · IS'.I · texte numérisé non relu

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mais (>ll('s no Iroiivont pas les conditions lavorahlos à leur végétation et ne peuvent se multiplier activement.

Une eau très riche en bactéries est souvent inolTensive, tandis que celle (jui vient d’étre souillée par quehjues germes pathogènes échappant à la numération, est dangereuse qnoi({n’elle paraisse pure.

On doit donc abandonner le criterinm dn nomhr<> f/c.s- />«(7c?‘/c.s‘ ' considéré coimm; indicateur de l’innocuité des eaux et chercher à y retrouver les germes des maladies transmissibles. Ce dernier résultat ne peut être obtenu que par des recherches longues et minutieuses, trop souvent incertaines encore aujourd’hui d’ailleurs ; fiit-il rapidement obtenu qu’il faudrait renouveler l’analyse fréquemment, car les causes d’alté-

1. Le clénomlircmcnt des l)actérics dans l’eau a fourni, jusqu’ici, d’ailleurs, des résnllats trop variables pour que l’on puisse accorder à la rnélliode une confiance absolue. On peut s’en convaincre par les résullals numéri(]ucs suivants, extraits des Annales de l'observatoire de Jlonlsouris, pour trois années :

N O Mil R K

de baclêries par ceulinictre cube.

N'.mUE DES EAUX.

18tK)

Vanne

(réservoir de Montrouge).

Dluiis

(réservoir)

1 y ir>

( Ivrv

Seine

à < Austerlitz

f Cbaillot

Ces ebiffres tendraient à montrer que les eaux de la Seine sont de plus en plus souillées depuis trois ans; mais comme il est impossible d’admettre que pondant ce temps la souillure des eaux ait triplé à Cbaillot, doublé au pont d’.Uisterlitz et augmenté de moitié à Ivry, on ne peut qu’incriminer la inétbode, encore incertaine, du dénombreinent des bactéries, incapable de fournir des résultats rigoureusement comparables d’une année à l'autre, d’un observateur à un autre.

i';u-:mr!sts d iiyriène.

ration des eaux sont noinl)reiises et la contamination a lieu à cha(jue instant.

Mais si le dénomhreinent des bactéries est, pour l’innocnité des eaux, un criterinin aussi insidlisant que la pro- })ortion des matières organicpies, l’observation montre cependant <pie le nombre des organismes augmente dans les eaux avec leur degré de souillure et il est certain que la multiplicité des souillures favorise l’introduction des bactéries pathogènes; par suite, l’analyse bactériologique, malgré ses imperfections, nous renseigne sur la pureté relative des eaux. Quand nous comparerons les diverses eaux de boisson, nous emploierons toujours les données fournies par l’analyse bactériologique, et seulement à titre comparatif, poiii' juger de leur souillure ou de leur purification.

Incertitude des analyses bactériologiques. — En somme, nous n’avons aucun moyen de démonlreil’absence des bactéries pathogènes on des œnfs de parasites dans l’eau de boisson. On devra donc se souvenir qu’une eau renfermant des bactéries n’est pas nécessairement nuisible; mais, en présence de liquides de diverses provenances, il faudra toujours donner la préférence à ceux (pu renferment le moins d’organismes, et tenir pour suspectes les eaux exposées aux souillures de l’air ou du sol, telles que les eaux des puits peu j)rofonds au voisinage des habitations, les eaux des étangs on des mares, ainsi que les eaux des rivières.

Il sera bon, en outre, de rejeter de l’alimentation : 1“ les eaux dures, c’est-à-dire celles qui ne moussent

UH L’E-Vr.

l'.ll

pas avec une dissolution de savon et qid ibraient, avee ce corps, de petits grumeaux en suspension dans le liquide ; '2'' les eaux qui se pul rélient quand on les conserve pendant un jour ou deux dans des vases rermés et exposés à une chaleur douce (20 degrés). Les pi’cluières renlermeut trop de sels calcaires et les secondes sont riches en matières organicpies.

^ III. — Du CHOIX d’une eau potahle

Nous allons passer en revue les eaux d’origines dilTérentes et indiquer leurs avantages ou leurs inconvénients, au point de vue de la consommation.

Eaux de source. — Les eaux de source ou de puits artésiens, recueillies au moment où elles sortent du sol. sont celles qui conviennent le mieux <à l’alimentation ; elles sont en ellét suflisamment aérées, ne renlérment jamais de bactéries nuisibles et coulienneut les matières salines, carbonates, sulfates, chlorures, (jiie réclame l’organisme.

Leur seul défaut est de contenir parfois une troj) grande (juantilé de sels, plus de 50 centigrammes ])ar litre. Tant(M, en raison de leur richesse en acide carhoni(|ue, elles dissolvent beaucoup troj) de carbonate d(‘ chaux; elles sont alors <hires ou n'iies et ne conviennent pas pour la boisson, le savonnage ou la cuisson des légumes ; ces eaux sont ])lus ou moins incrustantes. D’autres fois, (|uand elles ont liltré à travers le gypse, elles en contiennent une certaine ipiantité et sont dé-

ÉLÉMENTS l»’llY(ilÈNE.

signées sous le nom (Veaux séléniteuses ; elles ne eonviennent pas davantage à l’alimentation*

On reconnaît lacilement les eaux calcaires on les eaux sélénitenses, en y ajoutant une dissolution alcooli(jue d(^ savon ; on voil aussitôt des grnmeanx se ])i‘écipiter dans l’ean, par suite de la rormation d’nn savon calcaire insoluble.

Quand une eau de source est à proximité d’ime ville on d’nn village, il faut la capter avec grand soin, c’està-dire, la conduire jusqu’au lieu de consommation par des conduits rigoureusement étanches, car on a signalé de nombreux exemples d’eaux excellentes contaminées dans leur parcours depuis la source jusqu’au lieu d’utilisation par les eaux ménagères et les matières excrémentitielles.

On emploie des conduits en grès ou en j)oterie, et dans les villes, des tubes en plomb; ce métal n’oiïre aucun danger avec les eaux de sources, parce que les sels calcaires précipitent, à l’état insoluble, les composés du plomb qui auraient pu se former au contact de l’eau et de l’acide carbonique, et forment à la surface du métal un enduit adhérent qui le préserve de toute altération ultérieure.

L’aqueduc d’Arcueil qui amène h Paris les eaux de la Vanne a été revêtu intérieurement, il y a quelques années, et pour éviter les infiltrations, d’un doublage en plomb. On n’a pas encore observé d’accidents depuis cette époque.

A Paris, les eaux de sources renferment les nomlires suivants de bactéiâes, d’après M. Miquel :

DK L’EAT.

Bactéries

par

cenliinèlro tube.

1890. Eau (le la Vaniio — Dliuis.

8ÜU

S(‘ine, à Ivry

— pont d’Austorlitz. .

— à Chaillot

MariiP, à Saint-Maur . . .

Los liygioiiisles sont d’accord jtoiir placer les eaux de source au premier rang des eaux j)otal)les, sous la double condition (pi’elles soient captées au moment où elles s’échappent du sol et canalisées dans des conduites parfaitement étanches.

Malheureusement, il n’est pas possible de trouver j)artout des eaux de source de bonne qualité et l’on est obligé de s’adresser aux eaux courantes ou aux nappes souterraines.

Eaux courantes. — Les eaux courantes des rivières, des llcuves ou des canaux renferment en général une proportion de gaz et de matières minérales suffisantes pour l’alimentation, mais elles contiennent des détritus organi(fues, car elles sont exposées à toutes les souillures au voisinage des villes ou des villages : l’eau des pluies y amène les eaux ménagères, les matières excrémentiticlles, les diverses industries y déversent leurs résidus, souvent toxiques (amidonneries, teintureries, produits chimiques, etc.).

Le tableau précédent montre, avec la Seine, prise comme exemple, cond)ien la souillure est grande pendant la traversée de Paris , puisque le nombre des

ir.

li)4

ÉI,ÉMENTS D’IIYGIÈNK.

bactéries a quadnij)lé depuis Ivry jusqu’cà Chaillot. C’est surtout pendant les périodes pluvieuses que les eaux de rivière, de canaux ou de source sont contaïuiuées, comme ou peut le constater par le tableau suivant emprunté à M. Miquel, pour les années 1887-1890 :

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