‹ Principes d'hygièneChapitre 43 sur 94 · OURCQ · texte numérisé non relu

OURCQ

Hiver

Printemps

Eté

Automne

Moyenne annuelle. .

Nous avons vu précédemment que dans les villes où les fièvres transmissibles par l’eau sont endémiijues ou épidémiques , l’eau des rivières , des canaux ou des sources sont le principal véhicule de ces alïéctions. On ne doit donc jamais consommer ces eaux sans les avoir préalablement purifiées.

Assainissement des eaux courantes. — L’altération des eaux courantes, si grande au voisinage des villes, ne se maintient beureusement pas longtemps, et l’observation a monti’é que sous rinlluence de causes diverses : la lumière, l’oxygène, etc., les rivières sont assez rapidement assainies ; c’est ce qui arrive notamment pour la Seine ; l’analyse de ses eaux, entre Paris et Rouen, a montré (ju’elles s’épurent assez vite et

DK L’EAU.

ii»r)

({u’à partir de Mantes, et surtout de Veriion, elles sont dépouillées des matières organiques et ont récupéré l’oxygène qu’elles avaient perdu.

Analyse de l’eau de la Seine entke Pauis et Rouen.

Azotk organique

Azote total

en grammes

en graimnes

Oxygène en cc^

par mètre cube.

par iiièt. cube.

par litre.

Dont d’Asnières

Collecteur de Clicliy (égout)

Saint-Ouen (bras droit) . . ,

Aval du Croult (Saint-Denis)

Epinay (bras droit)

Marly

Saint-Cerinain

Doissy

Mantes

Vernon

Rouen

(Jiiant aux bactéries pathogènes, il semble qu’elles disparaissent au bout d’un certain nombre de jours, d’après les expériences entreprises récemment sur les bacilles du choléra, de la lièvre typhoïde et sur la hai*téridie charhonneuse. Mais ces expériences sont encore trop peu nomhreuses et trop peu concordantes pour que l’on [misse [iréciser un temps déterminé à partir diKjuel l’eau de Seine ou l’eau des rivières cessent d’être contaminées par leur passage à travers les villes. D’ailleurs, la viciation se reproduisant à tout instant le long des rives, varie heaucoup (voy. [). S'iS) avec le degré de dilution des eaux impures.

Eaux des mares, des marécages, des étangs. — Ce. sont des eaux en général très impures, elles cou-

l'.Ki

HLÉMKM'S D’IIYGIÈM:.

lieiinciil une griindc quîinlité de matières organi(jues et sont très riches en l)aclcries ; la pi'ésence de nonihreuses algues et plantes a(piati(pies leur connnnnique une saveur désagréable, (|ui caractérise les eaux stagnantes et (pie l’on retrouve dans h's eaux à courant faible, comme celle des canaux et de certaines rivières. On ne doit jamais consommer les eaux des mares on dos étangs sans les pnritier.

Nappes souterraines. — Puits. — Suivant les régions, on rencontre dans le sol, à une profondeur variable, des nappes souterraines dont l’eau peut être utilisée au moyen des puits. Ces eaux rappellent, par leur composition, les eaux de source; comme celle de ces dernières, elle varie beaucoup avec la nature des terrains traversés. La nappe superlicielle, surtout si elle est à peu de distance du sol, et en raison du j)eu de profondeur des puits, de la négligence apportée à la formation du revêtement en ma(;onnerie qui retient les terres, est très souvent souillée par des matières organiques et par les excréments. Quand on est obligé de recourir à l’emploi de ces eaux, on doit établir une maçonnerie bien étanche depuis l’orifice jusqu’à une profondeur ale 4 ou ti mètres et creuser ces points à 2ü mètres au moins des fosses et des puisards.

Il est préférable, quand cela est possible : 1“ d’établir des puits profonds jusqu’à la deuxième nappe d’inliltration, lorsqu’elle existe, parce que les eaux qu’elle renferme sont très pures; d’employer les piiils tubulaires ou abyssiniens, c’est-à-dire à parois garnies d’un tubage métallique. Dans ces conditions, les eaux

Page 1