L’EAU
(le juiils ont la [)ureté des eaux de source et les [>arois métalliques empèclieut les souillures produites par l’eau supcriicielle.
Eaux de pluie. — Citernes. — Dans certaines contrées où les ua[)pes sovderraiues font délaut , au moins pendant une partie de l’anuée, comme cela a lieu dans le midi de la France ou dans les régions chaudes, (|uand les cours d’eau tarissent, les villages
Kif;. H). — Cilcnic destinéo à recupillir cl l'i liltror les eaux de pluie. La eilcrnc hieii inaeoiméc est remplie de "ravier cl présente, au milieu, uii puits par le<|uel ou puise l'eau.
on les villes s’apjirovisionnent avec l’eau des pluies.
Les eaux de pluie l’enferment une grande ipiantité de gaz en dissolution (oxygène, acide carhoniijne, azote), tpielipiefois de l’acide nitritpie ou des nitrates
[)as de sels en dissolution, c’est leur seul inconvénient : sous tous les raj)i)orts, ce sont des eaux très pures
ÉLÉMEiMS DllYGIÈXE.
dans les villes, elles renleriiient trop de poussières, car, en coulant sur le sol ou sur les toits, elles se chargent d’impuretés et de bactéries qui peuvent les rendre dangereuses. On les recueille dans des citernes où elles abandonnent, j>ar le repos, une grande partie de leurs impuretés; il est préférable de disposer dans les citernes une couche de gravier et de sable destinée à liltrer l’eau des pluies ; les sables sont- disposés autour d’un puits en maçonnerie alimenté ])ar la partie inférieure de la citerne et, par conséquent, avec de l’eau purifiée pai' son passage à travers la couche de gravier [fig. 19).
Il est très important d’éviter l’emploi du plomb dans les toitures ou les conduites qui doivent emmagasiner l’eau de pluie, car ce métal est rapidement atta(pié et ses sels (hydrocarbonates), restant en dissolution dans l’eau, peuvent provoquer des empoisonnements, comme on l’a constaté parfois. L’expérience suivante, lacile à réaliser, montre la rapidité avec laquelle les eaux de pluie se chargent de sels de plomb : on place de la limaille de plomb dans deux verres renfermant, l’un, de l’eau de pluie, l’autre, de l’eau de source; au bout d’une heure, on ajoute dans cba([ue verre quelques gouttes d’une dissolution d’acide sulfbydri(|uc : le verre contenant de l’eau de source reste limpide, tandis que celui qui renfermait de l’eau de pluie prend une teinte brune duc à la formalion de sulfure de plomb noir et insoluble.
Eau de fusion de la neige ou de la glace. — Dans les hautes régions des montagnes, on n’a souvent à sa disposition que l’eau provenant de la fonte des glaces
DK I/EAr.
OU des neiges ; ces eaux sont très pures, elles ne renlèrment ni gaz, ni matières salines et très peu de bactéries, mais l’absence de gaz les rend indigestes et on doit les aérer par l’agitation avant de les boire.
§ IV. — Moyexs employés pour purifier les eaux d’alimentation
En l’absence de sources roiirnissanl une eau saine et pure, il est indispensable de purifier les eaux des rivières, des puits peu prolbnds, des canaux ou des lacs, avant de les utiliser dans l’alimentation. Nous allons passer en revue les procédés employés pour obtenir ce résultat, d’abord dans les villes, puis dans les habitations.