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lu lilirulioii.
Matières organiques dosées ])ar l’oxygène einprimlé au permanganate de potasse ... 0,0
Oxygène libre . 7,9
Bactéries 02 840 000
Le sable n’exerce donc ici qu’un rôle purement mécanique ; il modère la filtration et sert de support cà la couche filtrante formée par le voile gélatineux des Itactéries. Cette couche s’éjKiissit peu à jteu et l’on doit augmenter graduellement la pression jiour olttenir un débit constant. Bientôt même, la filtration cesse et on est obligé de nettoyer les filtres, c’est-à-dire d’enlever la plus grande partie de la couche superficielle. A Berlin, où les bassins, alimentés ])ar l’eau de la Sprée, lillrent l’eau avec une vitesse de 1 m. 17 ])ar jour, le nettoyage a eu lieu, en 1888, tous les Ki jours; à Zaïricb, où l’on filtre l’eau assez pure du lac avec une vitesse de 4 m. 50 par jour, les nettoyages ont eu lieu tous les 48 jours.
L’examen de l’eau filtrée dans ces appareils y révèle toujours la présence des bactéries. Sont-ce des espèces nouvelles qui ont végété dans les parties infé-
Après filtration ô ( ravcr.s une épaisseur de
i»E i;eau.
rit'iires duliltre ou l)ien représenlciil-ellcs une partie de celles que coutieut l’eau iiupure, entraînées à travers celui-ci? Les expériences réalisées par M. Franckel, avec le hacilhis violaccîis, démontrent ([ue cette dernière hypothèse est souvent réalisée.
On voit en somme que dans les bassins liltrants l’épuration dos .eaux, très inégale, est incomplète. Ouand le hassin vient d’étre nettoyé, elle augmente progressivement à mesure ([uo le voile gélatineux superficiel s’épaissit ; mais dans le cours d’uue période de ti'avail la liltration peut être moins complète, comme l’a montré M. 11. de Vries à Rotterdam, à la suite des déchirures produites dans le voile gélatineux par les anguillules, les vers de terre ou par le dégagement do huiles gazeuses. La tiltration est donc inégale, et les eaux sont d’autant plus riches en hactéries qu’elle est plus rapide.
Puits ou couches filtrantes. — Au lieu d’étahlir des bassins liltrants, on peut creuser, au bord ou au milieu des lâvières, des puits entourés d’une couche de sable épaisse de plusieurs mètres, comme on l’a fait l>our la Loire, à Nantes, ainsi (pie pour la Tét, à Perpignan ; la Garonne, à Toulouse, etc.
Les analyses bactériologiques de l’eau de ces puits, comparées à celles du fleuve ou de la rivière, mettent bien en évidence le jiouvoir filtrant du sol :