‹ Principes d'hygièneChapitre 56 sur 94 · I.K SOL. — LES CLIMATS · texte numérisé non relu

I.K SOL. — LES CLIMATS

k'iiioiU dos oaiLK, et le défrichement . Ces opéralioiis ne sont pas sans danger, car elles mnltiplienl les snrlaces et augmentent les chances de contamination; mais dès que la cnltnre est prospère, les lièvres dispai'aissent. Certaines essences à croissance rapide comme les Eucalyptus jouhîienl, an point de vue de l’assainissement des marais, d’une réputation méritée. On a de nombreux exemples des services rendus par la mise en cnltnre des marécages au point do vue de la salubrité d’une région ; en Algérie, en France, dans les Dombes, la Sologne, beaucoup de villes ou de villages ont perdu leur triste ré])utation. On peut se rendre conq3te de l’influence benreuse du défrichement par les chiffres suivants, empruntés àM. Arnonld, et relatifs cà quelques localités d’Algérie.

Dkcks pour, 1 000 ii.\bitants.

Pf.nd.vst Après

lo (léfriclicinout. le (léCrichomenf.

Douera 100 07

Ibrahim 118 15

Lo Fondouk 80 29

Boufarik 48 50

Précautions hygiéniques individuelles. — Quand l’assainissement n’a |)as en lieu ou ne peut pas élre opéré, il est possible de protéger, d’une manière efbcace, les individus contre les acidents du paludisme On sait qn’on Algérie, en Italie, les accidents ne se produisent pas pendant Imite l’année; durant l’biver et le printemps, de décembre à mai, on peut parcourir

ÉLÉMENTS D’HYGIÈNE

sans danger les régions les pins insalubres; en outre une faible altitude, (pielques mètres parfois, atténuent ou supprinient les inconvénients du séjour dans ces régions; c’est pounpioi les Arabes, les Italiens, se réfugient pendant l’été sur les bauteurs en abandonnant les plaines dangereuses.

Si l’on est obligé de séjourner dans des régions exposées au paludisme, on devra habiter les régions les plus élevées, en évitant toujours les plaines humides ou les bas-fonds. On ne passera jamais la nuit dans les foyers de l’infection et on ne consommera que de l’eau de sources provenant de contrées saines ; dans le cas où l’eau ferait défaut, on ne boira que de l’eau bouillie.

La débilitation de l’organisme étant, comme pour toutes les maladies transmissibles, une des causes les plus favorables au développement des parasites, on évitera les fatigues et on fournira aux individus, colons, troupes, ouvriers, une alimentation suffisante et des boissons toniques : thé, café. Enfin on pourra, à titre préventif et toujours avec succès, administrer les vins de quinquina ou le sulfate de quinine.

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