‹ Principes d'orientation sociale; (volume 2)Chapitre 35 sur 79 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

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(2) National R^Uw, septembre 1903, pp. q3 et 94.

1893 1902 Millien £ Miilien £

Exportations allemandes ( dans les ) 5,075 6,400

j colonies > Exportations américaines / angolaises ) 10,800 20,700

L* Allemagne n a exporté que pour une valeur de i,o55,ooo£ dans ses propres colonies, en 1902. L*Allemafi^ne se vante de ne pas faire de difierenCe entre les pays étrangers et elle-même, en ce qui concerne les importations dans ses colonies. Si ce marché en valait la peine, elle s'empresserait de se le réserver. « Elle laisse la porte ouverte, parce que la maison est vide. » (National Review, id., p. 90).

CHAP. m — LE PROGRAMME DE M. CHAMBERLAIN 1 43 CE qu'un DROIT DE PRÉFÉRENCE NOUS RAPPORTERAIT

On peut dire que si une préférence raisonr nable était donnée aux industriels anglais par les colonies à gouvernement autonome, ils recevraient annuellement pour 26 millions £ de commandes, qui vont maintenant vers des pays protectionnistes (1). D'après les calculs du Board of Trade, la moitié du prix des objets manufac-

(i) Blue Booh, p. 38i :

La valeur des importations de toute provenance dans les colonies autonomes, a été, en 1900, de ii3 millions £, dont 55 étaient originaires du Royaume-Uni, 47 des pays étrangers et n des autres colonies anglaises.

Les importations originaires de l'étranger se décomposent comme suit : 19 millions S, ou les deux tiers pour le Canada; xi 1 millions £ pour l'Australie, ou environ le quart, et le reste ou 6 | millions S, pour le Cap, le Natal et la Nouvelle-Zélande.

Environ 9 \ miUions £ d'importations originaires. de rétranger représentent des objets qui ne sont pas produits dans le Royaume-Uni. et environ 8 \ millions ^ consistent en objets qui, bien que produits dans le Royaume-Uni, ne pourraient lutter avantageusement contre les marchandises similaires de l'étranger (froment, viande, bois, beurre, etc.).

Il reste donc, déduction faite des objets qui viennent d'être indiqués, une valeur de 28 f millions & de marchandises importées par les pays étrangers. LeOnada en reçoit 16 millions, l'Australie 8 et le Cap. 2.

144 LE PROCès DU LlBRE^éCHANGB BN ANGLfeTERRB

turés est distribuée en salaires. Il y a donc actuellement une perte de 13 millions £ de salaires pour les ouvriers anglais. Cette somme représente remploi de 166,000 ouvriers à 30 sh. par semaine, ou l'entretien, si vous y comprenez leurs familles, de 830,000 personnes. En ajoutant à ce chiffre le nombre de gens qui vivent actuellement de nos exportations vers nos colonies, — dont la valeur est de 96 millions (1) — vous arriverez à constater que le commerce colonial peut assurer l'emploi de 615,000 ouvriers et l'existence de 3,075,000 personnes (2). II faut donc bien reconnaître que le maintien de notre situa-^ tion dépend de nos relations avec nos colonies.

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