‹ Principes d'orientation sociale; (volume 2)Chapitre 60 sur 79 · LE PAIN CHER ET LE PAIN BON MARCHÉ · texte numérisé non relu

LE PAIN CHER ET LE PAIN BON MARCHÉ

Toute politique qui tend à renchérir les produits, surtout les denrées alimentaires, doit être résolument combattue. Le programme de M. Chamberlain est celui du pain cher. Les ouvriers doivent s'y opposer avec énergie. Ils Tont, d'ailleurs, condamné dans les Congrès de leurs trades-unions. Ils ne peuvent qu'y perdre.

(i) Lord Goschen à Liverpool, 5 novembre igoS.

(2) UIndian Tea Association et la Ceylon Association, toutes deux de Londres, ont envoyé un mémoire au Chancelier de T Echiquier, concernant les droits d'entrée sur le thé. 11 y est dit que l'augmentation de la consommation du thé a été, pendant les 16 années antérieures à 1900, de 4 J livres par an, mais que, depuis cette dernière date, la consommation est restée stationnaire. Les chifîires sont les suivants : igoi, 255,873,082 livres; 1902, 254,440,188 livres; 1903, 255,365,953 livres. L'augmentation résultant de l'accroissement de la population au cours de ces trois années, aurait dû être de 3 I millions de livres. Il est donc évident que les Anglais consomment moins de thé, par tête d'habitant, qu'auparavant ; et il n'est pas douteux que ce résultat soit attribuable dans une large mesure à l'imposition d'un droit de 6 d. par livre.

Notre commerce d'exportation n'occupe que 16 p. c. des ouvriers employés dans notre pays. Une fraction seulement de nos exportations se dirige vers les colonies. Si on évalue cette dernière par rapport à l'entièreté de notre activité, on constate que Ton propose d'imposer la nourriture des 97 p. c. de la population ouvrière, dans le but d'en favoriser les 3 p. c. restants (1).

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