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CHERTÉ DE LA VIE DANS LES PAYS PROTECTIONNISTES

II est incontestable que la vie est plus chère dans les pays protectionnistes. Prenons, par exemple, les Etats-Unis. Il résulte des travaux du Bureau de statistique des Etats-Unis, que les importations de ce pays se sont élevées, en 1902, à 67 millions £ et que les droits perçus sur ces objets ont atteint le chiffre de 25 millions £. Cette somme ne représente naturellement pas toute l'augmentation des prix, car l'effet des droits d'entrée est de faire hausser le prix des produits similaires du pays. On peut donc dire

(i) Lord G. Hamilton à la Chambre des Communes, 9 février 1904.

que chaque fois que les Etats-Unis importent pour 70 millions £ de marchandises, les consommateurs doivent débourser 120 millions £.

La différence, ou 50 millions £, profite, pour la plus grande partie, aux producteurs (1).

La comparaison des prix des aliments avant et après rétablissement des droits d'entrée dans la nouvelle Galles du Sud, nous donne une autre preuve du renchérissement qui résulte du protectionnisme. En 1899, sous le régime du libreéchange, les prix étaient : viande de bœuf, 3 d.; fromage, 6 d.; mouton, 1 i- d. la livre; farine, 10 s. 3 d. les 100 livres. Sous le régime protectionniste, les prix se sont élevés respectivement à 5 d., 8 d., 4 d. et 13 d. Le prix des vêtements a augmenté également de 25 à 40 p. c. (2).

On peut dire que les deux piliers de notre gigantesque commerce sont la nourriture à bon marché et l'argent à bon marché (3).

(i) M. Morley à Dumfries, 19 novembre 1903.

(2) Sir J. Dickson-Poynder à la Chambre des Communes, 10 février 1904.

(3) Lord G. Hamilton à la Chambre des Communes, 9 février 1904. L'orateur a ajouté que, pour la première fois, l'argent avait été, par suite de la guerre, plus cher, pendant deux ans, à Londres qu'à Paris ou à Berlin.

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