U VIE VARIE EN RAISON DE LA CORRESPONDANCE
les changements vitaux des êtres supérieurs et ceux des inférieurs. Ces différences, aussi, sont en harmonie avec celles que l'analyse de l'évolution a révélées. Nous avons vn {Premiers Principes, § 129-137) que durant révolution, il y a un accroissement dans la netteté de la distinction aussi bien que dans l'hétérogénéité. Nous avons vu que l'intégration qui accompagne la différenciation, a nécessairement pour effet d'accroître la différence caractéristique qui distingue les par* ties entre elles; et qu'ainsi, de l'incohérent et de l'indéfini sort le cohérent et le défini. Mais un tout cohérent composé de parties définies combinées d'uîie manière définie doit présenter des changements combinés d'une manière plus définie qu'un tout composé de parties qui ne sont ni définies en elles-mêmes, ni dans leur combinaison. Par suite, si les corps vivants présentent plus que d'autres corps des structures d'un caractère défini, le caractère défini de la combinaison doit être un caractère des changements qui constituent la vie, et doit aussi distinguer les changements vitaux des organismes supérieurs d'avec ceux des organismes inférieurs. Finalement, pourtant, nous découvrons que tous ces caractères sont subordonnés à un caractère fondamental, à savoir que les changements vitaux ont lieu en correspondance avec des coexistences et des séquences externes ; et que la vie la plus élevée se trouve réalisée quand il se rencontre quelque relation interne d'actions appropriée pour lutter contre chaque relation externe d'actions qui affectent l'organisme. Mais cette conception de la vie la plus élevée possible est en harmonie parfaite avec la conception, déjà formulée, de la limite ultime de l'évolution. Quand nous traitions do l'équilibration telle qu'on l'observe dans les phénomènes organiques {Premiers Principes y §§ 173, 174) nous avons montré qu'ils tendent continuellement vers l'établissement
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d'un équilibre entre les changements internes et les externes. Nous y avons fait voir que « les arrangements terminaux de structure doivent être tels qu'ils puissent opposer des forces antagonistes équivalentes à toutes les forces qui agissent sur l'agrégat ^j et que c le maintien d'un équilibre mobile exige la production habituelle de forces internes correspondant en nombre, direction et intensité, aux forces externes incidentes, c'est-à-dire autant de fonctions internes, isolées ou combinées, qu'il y a d'actions extérieures à contre-balancer )). Nous avons fait voir aussi, que les relations entre les conceptions et les idées sont toujours en progrès vers un équilibre meilleur entre les actions mentales et les actions du milieu auxquelles la conduite doit être . ajustée. De sorte que le maintien d'une correspondance entre les relations internes et les externes, qui d'après ce que nous venons de voir constituent la vie, et dont la perfection est la perfection de la vie, ce maintien répond complètement à l'état d'équilibre mobile qui se forme, ainsi que nous l'avons vu, dans le cours de l'évolution, et tend toujours à devenir plus complet.
Ce parallélisme complet renferme un enseignement d'une grande valeur. Que deux études partant de points différents et poussées dans des voies différentes conduisent à des conclusions si complètement d'accord entre elles, c'est un résultat qui ne saurait manquer de confirmer ces conclusions, si elles a\'aient besoin d'une confirmation nouvelle.