CHAPITRE Vil
§ 37. Nous sommes à présent en état de déterminer les limites et les divisions de notre sujet. En groupant ensemble les résultats généraux obtenus dans les trois premiers chapitres et en y joignant ceux que nous avons recueillis dans le dernier, nous nous trouverons préparés à embrasser la science dç la biok)gie dans son ensemble, et à voir comment on peut donner à ses principes la meilleure classification.
Les généralisations obtenues dans les chapitres qui traitent de la matière organique, des actions des forces sur elle, et de ses réactions sur les forces, sont les suivantes : la matière organique est sensible d'une manière spéciale aux agents ambiants; en conséquence de l'extrême instabilité des composés qui la constitiient, de légères perturbations peuvent y causer des redistributions très-étendues; et pendant que ces atomes, arrangés d'une façon instable, passent à des arrangements stables, des quantités de mouvement d'une grandeur proportionnelle se trouvent dégagées. Nous avons vu que la matière organique est constituée de telle sorte, que des actions incidentes faibles sont capables de mettre en jeu des réactions considérables, qui établissent des
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changements étendus de structure, et mettent en liberté de grandes quantités de force. Dans les chapitres que nous venons d'achever, nous avons vu que les changements dont la vie se compose sont adaptés de façon à contre-balancer les changements externes. Nous avons vu aussi que l'opération générale de l'adaptation se réduit à ceci que, si dans le milieu il se passe des actions unies par un rapport, A et B, qui affectent l'organisme, si A produit dans l'organisme quelque changement a, il se produit en conséquence dans l'organisme un changement b propre, quant au temps, à la direction et à l'intensité, à contre-balancer l'action B, changement qui doit souvent être plus grand que son antécédent. Or remarquez la relation qui existe entre ces deux résultats terminaux. D'une part, pour maintenir la correspondance entre les actions internes et externes qui constituent la vie, il faut qu'un organisme soit susceptible de petits changements sous l'influence de forces externes faibles (comme dans la sensation), et il faut qu'il soit capable de mettre en jeu de grands changements en opposition à de grandes forces externes (comme dans l'action musculaire). D'un autre côté la substance organique est à la fois extrêmement sensible aux forces perturbatrices de tout genre, et capable de dégager subitement du mouvement en grande quantité ; c'est à-dire que la constitution de la substance organique la rend propre à recevoir et à produire les changements internes nécessaires pour contre-balancer des changements externes. Puisque tel est le caractère général des fonctions vitales, et celui de la matière dans laquelle elles s'accomplissent, la science de la biologie devient une exposition de tous les phénomènes qui se rattachent à l'accomplissement de ces fonctions par cette matière, c'est-à-dire une exposition de toutes leurs conditions, des phénomènes qui les accompa-
gnent» et de ceux qui en sont les conséquences, dans les diverses circonstances parmi lesquelles tombent les corps vivants. Si tous les phénomènes fonctionnels que présentent les corps vivants sont, comme nous l'avons reconnu , des conséquences de la conservation d'une correspondance entre les actions internes et les externes, et si tous les phénomènes de structure que présentent les corps vivants sont des phénomènes concomitants directs ou indirects des phénomènes fonctionnels, ta science de la vie doit consister tout entière en une interprétation détaillée de tous ces phénomènes de fonction et de structure dans leurs relations avec les phénomènes du milieu. Directement ou indirectement, de près ou de loin, chaque trait propre aux corps organiques qui les distingue des inorganiques doit pouvoir être rapporté à cette adaptation continue entre leurs actions et celles qui s'accomplissent autour d'eux.
Puis, donc, que telle est la nature de notre sujet, nous pouvons le diviser comme il suit :
I. Une exposition des phénomènes de structure présentés par les organismes, subdivisés en :
a. Phénomènes de structure présentés par les organismes individuels.
6. Phénomènes de structure présentés par des successions d'organismes.
IL Une exposition des* phénomènes fonctionnels que présentent les organismes, subdivisés également en :
a. Phénomènes fonctionnels qu'on observe dans les organismes individuels.
b. Phénomènes fonctionnels qu'on observe dans les suc-^ cessions d'organismes.
116 LES DOiNNËËS DE LA BIOLOGIE.
III. Une exposition des actions de structure sur la fonction, et des réactions de la fonction sur la structure, comme les autres, divisées en :
a. Actions et réactions présentées dans les organismes individuels.
h. Actions et réactions présentées dans les successions d'organismes.
. IV. Une exposition des phénomènes qui accompagnent la production des successions d'organismes, en d'autres termes les phénomènes de genèse.
• Il y a aussi une autre façon de grouper les faits de la biologie, avec laquelle tout le monde est familier. Suivant qu'ils appartiennent à la vie animale ou à la vie végétale, on peut les classer sous le nom de zoologie ou de botanique. Mais cette division, bien que commode et même nécessaire pour les besoins de la pratique, ne doit pas nous occuper ici. Traitant des structures et des fonctions organiques en rapport avec leurs causes, conditions, accompagnements et conséquences, la biologie ne saurait comporter la division en biologie animale et en biologie végétale, puisque les mêmes classes fondamentales de phénomènes sont communes à Tune et à l'autre. Bornons-nous à reconnaître cette distinction familière juste dans la mesure où notre commodité nous oblige à le faire, et passons à une étude plus détaillée de la classification des phénomènes biolpgiques, dont nous avons consigné les principaux traits.
§ 38. Les faits de structure qu'on observe dans un organisme individuel appartiennent à deux espèces principales. Les premiers qu'on remarque, mais non les premiers en date, sont les arrangements définitifs de parties qui caractérisent
l'organisme à son état de maturité, dont l'exposition, communément appelée anatomie, serait plus convenablement dénommée morphologie. En second lieu viennent ces modifications successives par lesquelles passe l'organisme, dans le cours de son développement depuis le germe jusqu'à la forme adulte, et dont l'expiDsé s'appelle embryologie.
Les faits de stnicturc, présentés par une succession d'oi'ga-, nismes individuels, comportent une classification semblable. D'une part nous retrouvons ces différences internes et externes de forme qui peuvent s'établir entre les membres adultes des générations successives issues d'un tronc commun, différences qui d'ordinaire ne sont pas tranchées entre les générations contiguës, mais qui peuvent, après plusieurs générations, devenir considérables. D'autre part nous reconnaissons les modifications de développement par lesquelles s'obtiennent ces modifications de formes transmises.
Deux divisions subsidiaires de l'étude de la biologie, appelées anatomie œmparée (proprement morphologie comparée) et embryologie comparée^ aident à interpréter les structures que l'on observe chez les organismes individuels et dans les successions d'organismes. On aurait tort de. voir dans ces divisions des parties de la biologie proprement dite ; puisque les faits qu'elles comprennent ne sont pas des phénomènes essentiels, mais des conséquences accessoires de phénomènes essentiels. Tous les faits de la biologie structurale sont compris dans les deux subdivisions précédentes, et la comparaison des faits qui se présentent dans diffé-
rentes classes d'organismes est simplement une méthode destinée à interpréter les relations réelles et les rapports de dépendance des faits soumis à la comparaison. , Néanmoins, quoique la morphologie et l'embryologie corn-
ii« LES DONNÉES DE LA BIOLOGIE.
parées ne nous révèlent pas de nouvelles séries de faits concrets ou spéciaux, elles nous apprennent à poser certains faits généraux ou abstraits. Nous voyons alors manifestement que sous le voile des différences superficielles de§ groupes, des classes et des types d'organismes, existent des ressem^ blances fondamentales, et que si, à beaucoup d'égards, le cours du développement dans chacun de ces groupes, classes et types, suitjdes lignes divergentes, à quelques égards essentiels, il suit la même ligne. Les grands principes que ces faits nous découvrent rentrent dans les divisions de la morphologie et de l'embryologie générales.
Quand on constate les contrastes des structures des organismes, on obtient un groupement des semblables et une séparation des dissemblables, qu'on appelle classification. Premièrement par l'observation des caractères externes, secondement par l'observation des caractères internes, troisièmement par l'observation des phases du développement, on constate quels sont les organismes qui se ressemblent le plus par tous les détails, quels sont les organismes qui sont le plus semblables entre eux dans chaque attribut important, quels sont les organismes qui possèdent les mêmes caractères primordiaux. De ce travail résulte en définitive un arrangement d'organismes tel, que certains attributs de structure de l'un d'entre eux étant donnés, on peut en affirmer ^mpmgu(?mewt les autres attributs de structure; arrangement qui prépare la voie à l'interprétation des relations et de la genèse des organismes, c'est-à-dire à une partie importante de la biologie rationnelle.
§ 39. La seconde division principale de la biologie que nous avons vue ci-dessus comprendre les phénomènes fonctionnels des organismes est celle dont une partie s'appelle
physiologie^ Tautre partie recevant le nom de psychologie. , L'une et l'autre comportent des subdivisions qu'il vaut mieux traiter séparément. La partie de la physiologie qui s'occupe des changements moléculaires accomplis dans les organismes est connue sous le nom de chimie organique. L'exposition des modes suivant lesquels la force engendrée dans les organismes par les changements chimiques se transforme en d'autres forces^ et font travailler les divers organes qui accomplissent les fonctions de la vie, reçoit le nom de physique organique. La psychologie, qui s'occupe surtout de l'adaptation des actions vitales aux actions du milieu (en opposition avec la physiologie, qui s'occupe principalement des actions vitales indépendamment des actions du milieu), se compose de deux portions distinctes. La psychologie objective s'occupe des fonctions de l'appareil nervoso-musculaire par lequel les organismes qui en sont pourvus sont mis à même d'adapter leurs relations internes aux externes; elle comprend aussi l'étude des mêmes fonctions en tant que manifestées extérieurement dans la conduite. La psychologie subjective s'occupe des sensations, perceptions, idées, émotions et volitions qui sont les accompagnements directs ou indirects de cette adaptation visible des relations internes aux externes; elle prend pour objet les diverses espèces d'états de conscience dans leur genèse et leurs relations de coexistence et de succession. La conscience en ses différents modes et sous ses diverses formes, est, par sa nature, un sujet radicalement distinct du sujet de la biologie en général; et la méthode de l'analyse subjective par laquelle seule peuvent être trouvées les lois de dépendance qui règlent les changements de la conscience, étant une méthode sans analogue dans toute la biologie, nous sommes obUgés de considérer la psychologie subjective comme une étude séparée,
non pas absolument, sans doute, mais relativement à Tesprit de chaque personne qui la fait.
Comme il ne conviendrait guère de séparer la psychologie objective d'avec la subjective, nous sommes obligé en pratique de traiter l'une et l'autre comme si elles formaient une sous-science indépendante qu'il convient de traiter à part des divisions inférieures de la biologie.
Évidemment les phénomènes fonctionnels qui se présentent dans les successions d'organismes se divisent pareillement en physiologiques et psychologiques. Les physiologiques sont les modifications d'actions corporelles qui naissent dans le cours des générations, comme accompagnement des modifications de structure ; celles-ci peuvent être des modifications qualitatives ou quantitatives dans les changements moléculaires appelés chimiques, ou dans les actions organiques appelées physiques ou dans les deux genres. Les psychologiques sont les modifications qualitatives ou quantitatives d'instinct, de sentiments, de conceptions et de changements mentais en général, qui surviennent chez des créatures douées de plus ou moins d'intelligence, quand certaines de leurs conditions se trouvent changées. Cette division de la psychologie a, comme la précédente, au point de vue abstrait, deux aspects différents, l'objectif et le subjectif. En pratique, pourtant, l'objectif qui s'occupe des modifications mentales manifestées dans les changements des habitudes et des aptitudes des générations successives, est la seule qui comporte une recherche scientifique, puisque les changements correspondants qui surviennent dans la conscience, ne peuvent être immédiatement connus de personne que de ceux qui en sont les sujets. Évidemment, nous ne pouvons éviter de placer cette partie de la psychologie avec les autres dans une sous-science distincte.
Quand on compare des organismes de différents genres, la lumière se fait sur les fonctions aussi bien que sur les structures. La physiologie comparée et la psychologie comparée sont les noms que reçoivent ces collections de faits au point de vue des homologies et des analogies corporelles et mentales que ce genre de recherches met en lumière. Ces observations classées, portant sur les ressemblances et les différences des fonctions, nous aident à interpréter les fonctions dans leur nature et leurs relations essentielles. En conséquence les mots physiologie comparée et psychologie comparée sont des noms de méthodes plutôt que de véritables divisions de la biologie.
Toutefois, ici comme plus haut, la comparaison de vérités spéciales, outre qu'elle facilite leur interprétation, met en lumière certaines vérités générales. L'opposition des fonctions corporelles et mentales que nous présentent les divers ordres d'organismes, montre qu'il existe entre ces fonctions, dans une étendue plus ou moins grande, une communauté d'opération et de méthode. En conséquence, il y a deux groupes de propositions abstraites, constituant la physiologie générale et la psychologie générale.
§ 40. Dans ces diverses divisions et subdivisions des deux premiers grands départements de la biologie, les phénomènes de structure sont considérés à part des phénomènes de fonction, autant qu'il est possible de les traiter séparément. Le troisième grand département de la biologie s'occupe d'eux dans leurs relations nécessaires, il comprend la détermination des fonctions par les structures, et la détermination des structures par les fonctions.
L'action des structures sur les fonctions, telle qu'elle se manifeste dans les organismes individuels, doit être étudiée.
in LES DONNÉES DE LA BIOLOGIE.
non-seulement dans le fait universel et bien connu que le genre de vie qu'en général l'organisme mène est nécessité par les principaux caractères de son organisation, mais en* core dans le fait moins apparent qu'entre les membres d'une même espèce, des différences secondaires de structure amènent des différences moindres de la faculté d'accomplir certains genres d'action. Réciproquement, parmi les réactions de la fonction sur la structure observées chez les organismes individuels, viennent se placer les faits qui montrent que ces fonctions, remplies dans toute leur plénitude normale, conservent l'intégrité de la structure dans leurs organes respectifs, et que, dans certaines limites, l'accroissement des fonctions est suivi dans leurs organes respectifs de changements de structure qui permettent aux organes de mieux remplir leur fonction supplémentaire.
L'étude des actions de la structure sur la fonction que l'on observe dans les successions d'organismes nous conduit aux phénomènes dont M. Darwin s'est occupé dans VOrigine des espèces. Dans cette catégorie rentrent toutes les preuves du principe général que lorsqu'un individu est mis en état par certaine particularité de structure d'accomplir mieux que d'autres individus de la même espèce quelque action avantageuse ; qu'il transmet ensuite à ses descendants un nombre plus où moins grand des particularités de structure qu'il possède, et que parmi ces descendants ceux qui en sont Je plus largement doués sont plus susceptibles de prospérer et de se propager; qu'il se forme, grâce à cette action continuelle de la structure sur la fonction un type de structure visiblement modifié possédant une fonction plus ou moins distincte. Dans la classe corrélative de faits qui rentrent dans la catégorie des réactions de la fonction sur la structure qu'on observe dans les successions d'organismes, il faut placer les modifi-
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cations de structure qui se produisent dans l6s races, quand les changements de conditions introduisent des changements dans la balance de leurs fonctions. C'est là qu'il faut étudier le mode suivant lequel une fonction modifiée, résultat nécessaire des conditions du dehors, produit par réaction une structure modifiée. C'est là aussi qu'il faut voir comment, dans les générations qui se succèdent, cette structure modifiée peut, sous l'influence de cette fonction modifiée, devenir de plus en plus tranchée. Bien que logiquement distiactes, ces deux subdivisions de la science biologique ne sauraient en pratique être étudiées séparément. Une particularité de structure qui amène un excès de fonction dans un sens quelconque, devient, par la réaction perpétuelle de la fonction, toujours plus tranchée. Une particularité de fonction, parce qu'elle suscite une particularité correspondante de structure^ assure à la fonction un jeu de plus en plus efficace. Que ce soit la fonction ou la structure qui commence le changement, il s'exerce entre elles un échange incessant d'actions et de réactions qui produit en elles, des modifications coordonnées.
La quatrième grande division de la biologie, comprenant les phénomènes de genèse, peut être divisée en trois subdivisions.
§41 . La première est une description de tous les modes spéciaux par lesquels s'opère la multiplication des organismes, modes qui se rangent sous les deux dénominations de sexuels et de non sexuels. Une exposition de la multiplication sexuelle comprend les diverses méthodes par lesquelles les germes et les œufs sont fécondés, et par lesquelles, après la fécondation, ils se trouvent pourvus de matériaux et entretenus dans les conditions nécessaires à leur
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développement. Une exposition de la multiplication non sexuelle comprend les diverses méthodes par lesquelles, du même germe ou œuf fécondé, sont produits plusieurs organismes en partie ou en totalité indépendants les uns des autres.
La seconde subdivision s'occupe des phénomènes de genèse au point de vue abstrait. Elle a pour sujet les questions générales suivantes : Quelle est la fin à laquelle sert l'union de la cellule spermatique et de la cellule germinative? Pourquoi toutes les multiplications ne peuvent-elles se faire d'après la méthode non sexuelle? Quellessont les lois de la transmission héréditaire? Quelles sont les causes de variation?
La troisième subdivision est consacrée à des points de vue encore plus abstraits. Reconnaissant les taits généraux de multiplication, sans considérer leurs causes ou modes immédiats, elle s'occupe simplement des divers coefficients de multiplication dans les diverses espèces d'organismes, et les divers individus de la même espèce. Générahsant les nombreux contrastes et les variations de fécondité, elle cherche une explication qui rende compte de leurs relations avec d'autres phénomènes organiques.
§ 42. Tel paraît être l'arrangement naturel des divisions et des subdivisions que présente la biologie, regardée du point de vue le plus élevé, comme la science de la vie, la science qui a pour sujet la correspondance des relations organiques avec les relations parmi lesquelles les organismes existent. C'est plutôt une classification des parties de la biologie, arrivée à son complet développement, qu'une classification dejs parties de la biologie telle qu'elle est aujourd'hui. Plusieurs subdivisions que nous venons de dénommer n'ont pas encore d'existence reconnue, et d'autres ne sont encore qu'à
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l'état rudimenlaire. Il est donc impossible à présent de faire plus que de remplir, et encore par de simples ébauches, les cadres que nous, venons de tracer.
Comme le cours de notre étude est déterminé dans une grande mesure par Tétat actuel de la connaissance, nous sommes forcé de suivre un ordre très-différent de Tordre idéal que nous avons tracé, il sera d'abord nécessaire de faire un exposé des généralisations empiriques établies par les naturalistes et les physiologistes : nous les arrangerons plutôt en vue d'en faciliter Tinlelligence que d après leur succession logique, et nous ajouterons à celles qui en sont susceptibles les interprétations déductives que les Premiers principes nous fournissent. Gela fait, nous serons mieux préparés pour traiter des principes fondamentaux, de la biologie dans leurs rapports avec la doctrine de l'évdlution.