LES FORMES DES CELLULES VÉGÉTALES
§ 937. Nous arrivons aux agrégats de l'ordre le plus inférieur. Nous avons déjà dit quelque chose des formes des unités morphologiques qui cxistentà l'état de végétaux indépendants (§217). Mais il est nécessaire de dire ici quelques mots des modifications qu'elles subissent quand elles entrent comme éléments dans la composition des plantes plus grandes.
Il nous suflîra de donner un exemple des nombreuses formes cellulaires que l'on trouve dans les tissus des végétaux supérieurs (fig. 254, représentant une coupe de la surface d'une feuille). Nous y voyons que les cel- "
Iules de l'épiderrae c, couvertes par une couche externe excrétée a, et séparées de la couche de cellules situées au-dessous d'elles par les *'' masses de la substance intercellulaire b, présentent des différenciations de forme en i-apporl visible avec les différences existantes dans l'incidence des forces. Leur forme s'écarte de la sphéricité primitive en raison de la différence des drconstances de leurs côtés respectifs. Il en est de même
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des couches placées au-dessous. La rnême correspondance existe dans toutes les niodi0ca(ionB plus complexes que nous présentent les cellules des autres tissus.
Chez les plantes d'un ordre d'agrégation ioférienr, nous avons déjà vu comment les cellules se métamorphosent à mesure qu'elles s'intègrent en masses qui ont une organisation défmie. Les algues supérieures (fig. 32, 34, 36) le font voir clairement. Chez ces végétaux, la i, déviation qui éloigne la structure de la forme cellulaire simple pour constituer un prisme allongé, est évidemment subordonnée aux différences qui existent dans les relations desparUes. II est intéressant d'observercomment, dans une des branches de la figure 32, on passe de cellules petites à peu près sphériques qui terminent les ramuscules k des cellules grandes bien plus ramifiées qui tiennentà la tige principale, par des gradations évidemment en rapport dans leui-s formes modifiées avec les ' actions modifiées auxquelles leur position les expose.
Plus simplement, mais d'une façon tout aussi concluante, les algues (fig. 19 à 33) nous présentent des cellules qui passent de la symétrie sphérique primitive à la symétrie radiaire, & mesure qu'elles passent d'un état où elles sont soumià ses des conditions semblables de tous les côtés, à un état
LES FORMES DBS GELLUI£S VÉGÉTALES.
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OÙ deux de leurs extrémités ou côtés opposés sont placées dans des conditions semblables Tune avec l'autre, mais différentes des conditions où se trouvent les autres côtés.
Les différenciations morphologiques des protophytes qui montrent des rudiments de progrès vers un plus haut degi^é d'intégration sont bien plus instructives encore. La figure 9
représente une des formes transitoires des desmidiacées. Nous y voyons que les moitiés internes qui unissent les individus diffèrent un peu des deux autres moitiés. II faut aussi, pour le type de la figure 16, noter qu'indépendamment de la différence entre les dimensions longitudinales et transverses que les unités composantes présentent en commun, les deux unités terminales diffèrent des autres; elles ont des appendices que les autres n'ont pas. Ajoutons encore que lorsque l'intégration est poussée jusqu'à produire non des chaînes mais des groupes, il se produit des différences et des rapports tels qu'on pouvait les prévoir. Les quatre membres du groupe de la figure. 1 S ont des conditions semblables; et chacun d'eux a une forme bilatérale qui répond à des relations bilatérales. Dans la figure 14, nous voyons plusieurs individus similairement bilatéraux à la circonférence, qui enferment un individu central lequel diffère du reste en ce que le caractère bilatéral y est presque effacé. Enfin, dans la figure 15, nous voyons
deux éléments centraux du groupe qui diffèrent d'une Taçon plus tranchée de ceux qui les entourent.
Ce petit nombre de faits typiques^ qu'il faut prendre 4
comme les quelques faits typiques cités dans chacun des chapitres précédents, pour des exemples d'une masse de faits trop grande pour être exposée en détail, ces faits montrent assez que depuis les types végétaux les plus complexes jusqu'aux plus simples, les lois de la différenciation morphologique demeurent les mêmes.