FORMES ET ARRANGE11B4TS DES FLEU[\S
suivante à l'est et à l'ouest, cooservenl, dans l'ensemble, i
butioii radiaire : et l'an peut aussi observer que les paires florales alternes sont arrangées de la m£ine manière.
La figure 2 est le dessin d'un rameau qui penchait d'un côté, et dont la partie supérieure, s*inclinant de plus en plus, se trouve de pins en plus dans des conditions différentes de celles de la partie inférieure. Nous Toyons que non-seulement les feuilles, mais aussi les fleurs, se sont ajustées aux conditions modifiées. Les fenilles de la paire inférieure pendent dans des positions normales des deux côtés opposés de l'axe, de sorte qu'un plan passant par leur surface couperait l'axe transversalement; et leurs deux boutons floraux axillaires c et d, sont pareillement placés sur les côtés opposés de l'axe. Mais à l'antre partie du rameau, nous voyons en même temps que les feuilles se sont ajustées de manière que leurs plans, qui ne coupent plus Taxe transversalement, conservent une position ajustée favorablement par rapport à la lumière, et aussi que les fleurs, qui ne sont plus sur les côtés opposés de l'axe, se sont courbées autour du côté opposé, par exemple, en a et en b.
La figure 3 nous montre cette disposition poussée un peu plus loin. Le rameau qu'elle représente poussait dans une direction à peu près horizontale, et par conséquent recevait la lumière d'un côté seulement. Dans cette figure, outre que les feuilles se sont ajustées de manière à rester toutes dans le même plan, parallèle à l'axe au lieu de se mettre dans une position transverse à l'axe, nous voyons que les deux paires de bourgeons floraux se trouvent disposés autour du côté supérieur de l'axe. Aussi, dans ce rameau, la symélrie.radiaire originelle de l'arrangement des feuilles et des fleurs se trouve entièrement changée en une symétrie bilatérale.
Ces Jaits ne montrent point, il est vrai, que les formes des fleurs sont modifiées ; ils montrent seulement une modification dans le groupement des fleurs. Mais ils ne montrent pas seulement d'une manière péremptoire avec quelle rapidité l'arrangement bilatéral des fleurs peut sortir d'un arrangement qui n'était pas bilatéral, sans autre cause que l'action de la lumière, etc. ; ils font comprcntlre encore la probabilité de la croyance que les changements dans les formes des fleurs peuvent ôtrê l'effet des mêmes forces, il n'y a pas de doute que ce changement dans l'attitude des bourgeons floraux ne soit dû à l'action de la lumière sur leurs calices et leurs pédoncules plus qu'à l'effet de cet agent sur les corolles épanouies. Mais il n'est guère probable qu'à côté d'une action si tranchée sur le développement de ces enveloppes et de ces organes de supports contenant de la chlorophylle, il n'y en ait pas une qui s'exerce sur le développement des pétales, contenant d'autres matières colorantes; vu que, dans les deux cas, le développement de la matière colorante dépend de l'action de la lumière, et non aussi l'effet produit par la lumière sur les pétales, attesté par les phénomènes bien connus de l'ouverture et de l'occlusion de la corolle. N'exerçàl-elle qu'un faible, effet sur le développement de la corolle, la lumière devrait jouer un