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D'après Frerichs, U quantité de chlorure de sodium contenue dans la bile

de Thomme varie de 2,0 à 2,5.

On a trouvé, pour les cendres de la bile, la composition suivante :

Chlorure de sodium 27,70

Potasse. . • 4,80

Soude 36,73

Chaux 1,^3

Magnésie 0,53

Oxyde de fer 0,25

^- de manganèse 0,12

Acide phospboriqoe 10.45

— saUurique 6,59

— carbonique 11,26

— silicique 0.36

csas é» la bile. — Pflûger a extrait les gaz contenus dans la bile à l'aide de la pompe à mercure ; il a ajouté de Tacide phosphorique pour dégager l'acide

carbonique que raction du vide n'avait pas suffi pour entraîner, et il a trouvé les chiffres suivants rapportés à 0 et à 1 mètre de pression.

BILE DE CfllEM

Nourri avec . de 1.1 YÏaniie.

Oxygène 0,2 >

Acide carbonique dégagé par l'action seule

du vide 14,4 5,0

Acide carbonique dégagé par l'addition d'acide phosphorique ... 41,7 0,6

Azote 0,4 0,6

Bogoljubow fit avec la pompe à gaz un grand nombre d'expériences pour déterminer la quantité relative d'acide carbonique libre et combiné qui se trou\e dans la bile. Il trouva des chiffres variables, pour la même bile, et reconnut que la quantité d'acide carbonique est d'autant plus considérable que la bile est plus fraîche. Sur un chien il obtint 19,5 d'acide carbonique libre et 57,5 pour 100 diacide carbonique combiné; dans une autre expérience, 62,5 d'acide carbonique libre pour 100 d'acide carbonique combiné. Quand la nourriture est riche en matières animales, la quantité d'acide carbonique augmente dans la bile.

Le pancréas est un organe glandulaire qui présente par sa structure et ses fonctions la plus grande analogie avec les glandes salivaires. Il forme une glande en grappe dont les éléments cellulaires* mesurent

Cruveilliicr, Anatomie deêcriptivej 4* édit., 18C5, p. ^17.

PANCRÉAS. Ui

0^,02 à 0**,03 en diamètre et renferment une substance demi-solide et des noyaux extrêmement multipliés, avec ou sans membrane d'enveloppe. Dans ces cellules se rencontrent des granulations de diverses grosseurs qui semblent formées par de la graisse. Le conduit excréteur, canal de ^Irsung, est contenu tout entier dans l'épaisseur de la glande et en mesure toute la longueur. Étroit à rextrémité spléoique, qu'on peut regarder comme son origine, il augmente progressivement à mesure que Ton approche de son extrémité duodénale ; là il s'infléchit en bas pour atteindre le canal cholédoque, à gauche duquel il est placé, s'atcole à ce conduit, le perfore obliquement et s'ouvre dans Fampoule olivaire qui précède immédiatement l'oriGce duodénaldu canal cholédoque. Le canal de Wirsung présente souvent des anomalies, il s'ouvre souvent dans l'intestin par plusieurs ouvertures. Les divisions du canal pancréatique ne se réunissent pas en ramuscules, rameaux et branches, à la manière des veines, mais les ramuscules provenant de chaque lobule se rendent directement et successivement au conduit général.

Le pancréas a une réaction alcaline. Traité par l'eau froide, il fournit un extrait, également alcalin qui contient des albuminates, de l'albumine coagulable, beaucoup de sels et des matières extractives auxquelles cet organe doit ses propriétés physiologiques particulières.

Les substances qui entrent dans la composition du pancréas peuvent s'obtenir d'un extrait aqueux ou d'un

extrait alcoolique. On broie la pulpe avec du sable et on épuise par Teau à la température ordinaire ou par l'alcool, et on obtient par évaporation un extrait trèscomplexe dans lequel se trouvent particulièrement :

Eau — Albumine soluble — Leucine — Tyrosine — Guanine — Xanthine — Acide lactique — Acides gras volatils — Inosite — Matières grasses — Sels inorganiques.

AnaiyM. — • La propriété d'acidifier immédiatement les graisses est, d'après M. Bernard, le caractère du tissu pancréatique. En opérant en présence de teinture bleue de tournesol, on voit immédiatement la teinte virer au rouge. Cette réaction n'apparaît qu'avec l'organe frais.

Lorsque le pancréas commence à s'altérer et à subir un commencement de putréfaction, le chlore développe une coloration rouge particulière dans l'eau privée de matières albuminoïdes où a infusé le tissu de l'organe. Sous l'influence d'un excès de chlore, le liquide prend une teinte jaune.

On donne les chiffres suivants comme établissant la composition de la glande :

Eau 745,33 \

Éléments organiques.. . '. . 248,77 \ Ordmann. -— inorganiques. . . . 9,50 )

Leucine 1,77 j

Xanthine 0,0166 ) Scherer.

Guanine 0,0122 I

La plus grande partie des éléments organiques est constituée par des matières albuminoïdes et des matières grasses.

D'après Bischoff, le pancréas contient :

Eau 82,615

Matières solides 17,856

Les analyses du suc pancréatique ne doivent se faire que sur le liquide fourni par les fistules, et seulement sur les premiers produits avant l'altération du fluide sécrété. On n'a donc de comparable que les analyses du suc pancréatique recueilli sur les animaux.

Sur des chiens, dans la limite où sa composition est normale, M. Bernard lui attribue la composition suivante :

Eau 90 à 02

Parties solides. • ... 10 à 8

Les parties solides contiennent :

Matières organiques précipitables par l'alcool et contenant toujours un peu de chaux 90 à 92 du suc desséché.

I Carbonate de sodium. ] Chlorure de sodium. . I ja . « j«,^r»*o«;.,r« /lO à 8 —

— de potassium. 1 Phosphate de calcium. /

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La densité du suc pancréatique varie avec la rapidité de la sécrétion. Ludwig, Weiinann, ont trouvé dans les liquides des fistules permanentes environ 5 pour 100 en moyenne d'éléments solides. D'après M. Bernard, le poids des sels est en rapport inverse £lvec celui des matières coagUlables.

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C'H"AzO*. — La leucine est une substance très* répandue dans Téconomie. Elle se trouve dans le pancréas et le suc pancréatique, la rate, le thymus, la glande thyroïde, les glandes sous-maxil* laires et parotides, le poumon, en petite quantité dans le Foie sain, en proportion souvent considérable lors de certaines maladies, comme le typhus, la variole ; dans les reins, la cervelle des bœufs, le sang des leucocythémiques, le sang des veines porte et sushépatiques sous certaines influences morbides, dans le pus ; jamais dans le sang, ni le liquide musculaire à 1 état de santé.

On obtient la leucine en traitant le pancréas, soit avec l'eau, et on coagule par la chaleur la dissolution acidulée ; soit par l'alcool, puis on évapore à sec et on reprend par l'eau. Le liquide est alors privé d'albumine ; on le précipite, d'après Stsedeler, par l'acétate de plomb ; on enlève l'excès de plomb du liquide filtré par un courant d'hydrogène sulfuré; on évapore à une basse température et on reprend par l'alcool fort et bouillant. Après l'évaporation de Tulcool, la leucine reste en masses cristallines. On purifie en la faisant recristalliser.

Pour extraire la leucine du tissu des divers organes, Hoppe Seyler les mêle avec de l'eau, soumet à la presse, recueille le liquide qui s'écoule, le porte à Tébullition avec de l'acide acétique afin de coaguler les matières albuminoïdes, filtre et ajoute un excès d'acétate de plomb. Il lave le précipité, puis le suspend dans l'eau et le décompose par l'hydrogène

sulfuré, évapore le liquide filtré et reprend par Talcool bouillant.

La leucine s'obtient dans de nombreuses réactions. On la prépare en laissant putréfier pendant plusieurs mois du caséum ef du gluten que l'on a soin de maintenir constamment humides. Lorsque le dégagement des gaz a cessé, on étend la masse avec de Teau, on la filtre et on l'évaporé en consistance de sirop. Le résidu sirupeux, traité par l'alcool bouillant, cède la leucine à ce liquide qui la dépose à l'état cristallin par le refroidissement.

On la prépare également en épuisant par l'eau froide la viande maigre hachée et en reprenant le résidu de la compression par son poids d'acide sulfurique. Le liquide, privé de graisse, est porté à Tébullition pendant plusieurs heures, neutralisé par du carbonate de baryum, filtré, évaporé à sec, repris par l'alcool bouillant qui dissout et sépare la leucine.

Un autre procédé consiste à attaquer l'albumine, ia gélatine, la fibrine par la potasse en fusion, reprendre par l'eau quand la décomposition est complète, neutraliser la dissolution par l'acide acétique, filtrer bouillant et évaporer à siccité. Le résidu, repris par l'alcool, cède la leucine à ce dissolvant.

On peut encore traiter la corne, le ligament cervical par l'acide sulfurique. On fait bouillir une partie de rognure de corne avec quatre parties d'acide sulfurique et douze parties d'eau pendant trente-six heures. On sature par un lait de chaux en faisant bouillir pendant vingt-quatre heures ; on précipite l'excès de

chaux par un courant d'acide carbonique, puis on filtre et on évapore la dissolution qui dépose d*abord delà tyrosine, puis de la leucine.

La leucine cristallise en petites lamelles blanches, elle se dissout dans 27 parties d'eau froide et plus abondamment dans l'eau bouillante. Elle est peu solubie dans Talcool, et insoluble dans l'éthcr ; elle fond à 1 70^. Chauffée à une température élevée, elle se décompose en acide carbonique et en amylamine. Distillée avec un mélange d'acide sulfurique étendu et de paroxyde de manganèse, elle fournit de l'eau, de Tacide carbonique et du cyanure de tétryle. Elle est un homologue du glycocoUe et de l'alanine. L'a* cide nitreux la décompose en azote et en acide leucique homologue des acides glycollique et lactique. M. Limpricht l'a obtenue en traitant le valéryluro dWmonium par Tacide cyanhydrique et l'acide chlorhydrique.

C»H»(A«H*)0 -f- CA«H-fH«0=:C«H*»AïO*-fAiH«

Valérylure Acide L«ucine.

d'ammonium. cyanhydrique.

U« Cahotirs a vu également qu'on pouvait la préparer artificiellement en traitant la thialdine par Toxyde dargent. La thialdine elle-même se produit par Inaction de Thydrogène sulfuré sur Taldéhydate d'ammoniaque ; elle a pour formule C^IP'AzS* ; elle ne fait donc que changer son soufre contre de l'oxygène pour !^c transformer en leucine ;

i 18 CHIMIE BIOLOGIQUE.

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