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Ludwig, Setschcoow et ScbœlTer ne regardèrent pas la méthode précédenle comme suffisante pour donner la totalité des gai contenus dans le sang. Ils se ser- Tirent de la machine pneumatique à mercure. La
métce méthode fut ensuite employée par Pflûger, qui recommande d'opérer toujours dans un vide parfaite-
m GHinE BIOLOGIQUE.
ment sec. Elle est adoptée aetuellemeat par tous les physiologistes.
La machine pneumatique à mercure (fig. 2) permet en effet d'obtenir un vide beaucoup plus parfait que celui qui peut être atteint par tous les autres procédés. Elle est formée par un tube barométrique vertical qui porte en haut une boule d'un demi-litre environ, et se termine par une chambre barométrique oblongue, fermée par un robinet à trois voies, et qui communique en bas par un long tube de caoutchouc avec une cuvette à mercure mobile. Cette cuvette peut se relever et se placer plus haut que la chambre barométrique. On la met ainsi au commencement de Fexpérience, et la chambre barométrique est pleine de mercure. Lorsque on abaisse la cuvette, il se forme un vide dans la chambre barométrique ; si cette chambre est en rapport par le robinet convenablement disposé avec un récipient, une portion du gaz contenu dans le récipient se rend dans la chambre barométrique, et l'équivalent d'un premier coup de piston de la machine pneumatique ordinaire est effectué. Pour continuer l'opération, on tourne le robinet de manière à laisser sortir l'air, et on soulève la cuvette comme au début de ^expérience. Le mercure remplit de nouveau la chambre barométrique, on tourne le robinet pour le mettre en communication avec le récipient, et on recommence la même série d'opérations.
Le tableau suivant représente, pour l'analyse du sang de chien, la moyenne de dix analyses faites par Setschenow, Schœffer et Sczelkow. Celle du sang de mouton
SANG. i43
est la moyenne de deux analyses de Nawrocki. Toutes furent exécutées après avoir extrait les gaz par la machine pneumatique à mercure. Elles ont donné pour les gaz les chilTres suivants rapportés à 0*^ et à la pression de 0,76*.
* Ces analyses sont citées dans Gorap-Besanez, Lehrbuch der Cliemie^ Bind III, S. 323, calculées à 0 et sous la pression de 1 mètre.