‹ Principes de chimie biologiqueChapitre 52 sur 94 · G* H* (OH · texte numérisé non relu

G* H* (OH

Hydrate d'oxàthylammonium.

C« H* (OH) Hydrate d'oxéthyltrimëthylammonium.

AzOH

Elle forme avec le chlorure d'or une combinaison jaune, crislallisée en aiguilles brillantes, dont la composition AzC''H^*Cl, AuCP confirme l'exactitude de la formule précédente.

On sait que M. Wurtz prépare les bases oxéthyléniques en traitant par l'ammoniaque le glycol monochlorhydrique ; cette méthode l'a conduit à une synthèse fort élégante de la choline. Le chlorhydrate de cette base, c'est-à-dire le chlorure d'oxéthyltriméthylammonium, prend naissance par l'addition directe des éléments de la chlorhydrine du glycol (glycol monochlorhydrique) et de la triméthylamine.

^ " ^ l C«H* (OH) )

Glycol Triméthylamine. Chlorure

monochlorhydrique . de triméthyloxéthyl-

ammonium.

5 grammes de triméthylamine chauffés pendant vingt-quatre heures au bain-marie^ dans un tube fermé, avec 10 grammes de chlorhydrine du glycol, donnent, par le refroidissement, de beaux cristaux prismatiques

parfaitement^incolores, solubles dans Talcool, de chlorure de triméthyloxéthylammoniuin.

Lorsqu'on décompose le chlorure d'oxéthyltriméthylammonium par Toxyde d'argent humide, on met en liberté la choline bu l'hydrate d'oxéthyltriroéthylammonium, qui reste après Téyaporation sous la forme d'un liquide sirupeux.

La choline se comporte comme une base ; elle s'unit aux acides. Son chlorure a pour formule :

Le chlorhydrate de choline se réduit par l'acide iodhydrique. La base oxéthylique se convertit en base iodéthylique.

(C«S?OHr I AzCl-f-2HI = HCH. (^.^II). I A«I-HH»0

Chlorure de

lodure de

triméthyloxéthyl-

trimélhyliodéthyl

ammonium.

ammonium.

On l'obtient en maintenant le chlorhydrate de choline avec de l'acide iodhydrique, en présence du phosphore, à une température de 140^,

Par l'ébuUition avec de l'eau et l'oxyde d'argent, l'iodure de la base éthylée se convertit en hydrate de la base vinylique correspondante.

&H*I)' 1 A2l + Ag«0= }^'^3J! I Az.0H-H2AgI

lodure de Hydrate de

trimélhyliodéthyl- triméihylvinyl-

ammonium. ammonium.

Cette nouvelle base précipite par le chlorure d'or et

donne des cristaux de chloraurate de triméthylvinylammonium.

Ic'h^I' JAzCl. + AuCl'

M. Wurtz a réalisé encore la srynthèse de la choline d'une manière différente. Il fait réagir directement une solution concentrée de triméthylamine sur Ticdure d'éthylène, et abandonne le tout à la température ordinaire. Du jour au lendemain, le liquide devient épais et ne contient plus que de la choline.

(CH*)SAzH-C«H*0-f H«0= jî^ 2*|qjj | AzOH

Triméthyl- Oxyde Choline ou hydrate

aminé. d'ëtbylène. de triinéthyl-

oxêthylfnmioniaai. *

Les réactions décrites ci-dessus réussissent également avec la choline naturelle et la choline artificielle, preuve de l'identité de ces substances. La choline est donc bien de l'hydrate de triméthyloxéthylammonium, et non un des nombreux isomères de cette substance que la théorie laisse prévoir.

Cependant, M. Liebreicht a remarqué que lorsqu'on traite le protagon par l'eau de baryte, on obtient, au bout de vingt- quatre heures, la base Az(Cff)*(C*ff)OH, à laquelle il réserve le nom denévrine^ Elle représente une base vinylique : son chloraurate et son chloroplalinate cristallisent facilement. Ce dernier laisse une résidu insoluble lorsqu'on le reprend par l'eau, et la solution renferme alors le chloroplatinate de la base oxyéthylée, le triméthyloxéthyl-

* Liebreicht, BtUlelin de la Sociélé chimique, 1869.

ammonium de M. Wurtz. Cette dernière base est identique avec celle qui provient de la lécithine du foie et de rœuf, et doit porter le nom de choline.

CérébrfBe. — Le cerveau contient une substance azotée, et non phosphorée, isolée par M. Gobley, qui lui a donné le nom de cérébrine.

On obtient par la méthode suivante la cérébrine, rinosite et la cholestérine : On broie le cerveau avec de l'eau distillée, et on ajoute à Témulsion de l'acétate de plomb; on voit apparaître au bout de quelque temps un trouble abondant ; on passe sur un tamis et on porte à l'ébullition ; il se forme un coagulum épais et un liquide clair, donnant, par le sous-acétate de plomb, un précipité volumineux composé diacide urique et d'inosite; on décompose le précipité par l'hydrogène sulfuré, on filtre, et l'acide urique cristillise par évaporation; on évapore le liquide filtré jusqu'à ce que, par l'addition d un volume égal d'alcool, il se forme un trouble ; par le repos l'inosite se dépose. On épuise le coagulum que forme l'acétate de plomb, par un mélange bouillant d'alcool et d'éther, et la liqueur filtrée laisse par le refroidissement une masse blanche, floconneuse, qui devient rougeàtre et cristalline par la dessiccation ; cette masse est formée de cholestérine, de lécithine et de cérébrine. En la traitant par l'éthcr froid, on isole la cérébrine, qui y est insoluble ; la partie filtrée, étant évaporée, abandonne une masse cristalline que l'on fait bouillir avec de l'alcool et de l'oxyde de plomb ; celui-ci se combine avec les acides gras, tandis que la choies té-

»H CHIWB BIOLOGIQUE.

rine cristallise par le refroidissement de la sotation alcoolique filtrée.

La cérébrine, purifiée par plusieurs dissolutions iajos l'alcool, forme une poudre légère, blanche, sans sapeur et sans odeur; elle est soluble dans Talcool et dans Téther bouillants, et insoluble dans Teau et dans les alcalis. Elle est sans action sur les réactifs colorés. Atoc Teau bouillante, elle forme une émulsion qui n'est altérée ni par le refroidissement, ni par l'action des alcalis, des acides ou des sels.

Traitée par Tacide sulfurique, elle donne les réactions du sucre.

Matières albumincUdes. — Le cerveau contient des matières albuminoîdes, particulièrement des albuminates. Broyé avec de Teau et une dissolution saturée de sel marin, il fournit par le repos un liquide clair d'albuminate de soude, ou caséine, qui se précipite avec ses caractères ordinaires, dès qu'on ajoute un adde à la dissolution.

On a signalé dans le cerveau la présence d'un grand nombre d'autres éléments : acides lactique, acides volatils, inosite, xanthine, hypoxanthine, créatine, leucine, s/bide urique. L'urée ne parait pas y exister.

Substances minérales, — Weisbach a trouvé que la proportion d'eau contenue dans le cerveau présentait des différences suivant le sexe et suivant l'âge.

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