‹ Principes de chimie biologiqueChapitre 53 sur 94 · S) SI · texte numérisé non relu

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L'incinération de la substance cérébrale laisse un résidu qui contient jusqu'à 4,50 pour 100 de phosphore dans un cerveau desséché. Horsford ^ y a si« gnalé aussi la présence du fluor. On mêle une portion du cerveau avec de la chaux, et on incinère ; la masse, mêlée avec de l'acide sulfurique, chauffée dans une cornue, donne un dégagement de fluorure de silicium, preuve de l'existence du fluor dans le cerveau.

Breed a trouvé, dans 1000 parties de cendres:

Potasse 32,42

Soude 10,69

Magnésie 1,23

Chaux 0,72

Chlorure de sodium 4,74

Phosphate de fer 1,23

Phosphate de soude combiné .... 39,02

Acide phosphorique libre 9,15

Acide sulfurique. 0,75

Acide silicique 0,42

Produits de désassimilation du cerveau. — De nombreuses recherches ont été entreprises sur la détermination des produits de désassimilation du cerveau.

D'après M. Byasson, la quantité d'acide phosphorique éliminé pendant le travail cérébral est plus forte que celle qui s'élimine pendant le repos ou l'activité musculaire. Dans ces derniers cas, les sulfates prédominent. La dépense organique qui accompagne l'activité cérébrale se fait aux dépens du tissu nerveux, riche en phosphore, d'où l'augmentation des phosphates dans l'urine. Hammond est arrivé à des résultats sem-

< Annalen der Chemie, B. CXLIX, S. 292. 1869.

nSSU NERVEDI. Sîî

blables : il a trouyé que l'excrétion d'acide phosphoriqae est considérablement accrue pendant le travail mental, résultat qu*il explique par l'accélération des métamorphoses qu'exige le renouvellement du tissu cérébral lui-même.

Mossler a dosé séparément les phosphates alcalins et terreux, et a vu que le travail cérébral augmente un peu la proportion totale d'acide phosphorique, et que cet accroissement se répartit 1/4 sur les phosphates alcalins, et 1/3 sur les phosphates terreux.

Ces résultats ont été contestés par llodges Wood. Il résulte de ces nouvelles expériences que la quantité de phosphates excrétés, considérée en masse, n'éprouve aucun changement, qu'il y ait repos ou travail cérébral. Seulement, les phosphates alcalins augmentent légèrement, quand il y a travail cérébral, tandis que les phosphates terreux diminuent dans la proportion de 20 à 40 pour 100. De telle sorte qu'on n'observe jamais d'accroissement dans la quantité d'acide phosphorique, comme l'exige la théorie dans laquelle l'activité du tissu nerveux correspond à une désassimilation plus grande de ce tissu.

Ces expériences divergentes demandent de nouvelles recherches. Quoique très-importantes, elles ne pourront donner la mesure réelle des phénomènes de dénutrition du cerveau et des nerfs. Les travaux de Fick et de Wislicenus sur le système musculaire ont mis hors de doute que, pendant le travail musculaire, l'excès d'urée excrétée n'est pas dû à l'oxydation des muscles, mais à celle des matières alimentaires, apportée par le

sang, sous forme de liquide nutritif, et que le muscle est seulement T instrument qui transforme la chaleur en mouvement. Par analogie, on doit conclure que pendant l'activité cérébrale, Texcès des produits de combustion peut servir à mesurer le travail effectué, mais ne prouve pas la désassimilation'du cerveau. Il parait plus probable que ces matériaux éliminés résulteijt de l'oxydation des matières^apportées par le sang, et qu'ils ne sont pas formés aux dépens du tissu de l'organe.

Tissu MUSCULAIRE

Les muscles forment un tissu mou, rougeâtre, d'ap* parence fibreuse, contractile. Ils se divisent en deux classes. Les uns, résultant de l'union de cellules lisses, allongées, fusiformes, se nomment muscles lisses; les autres, constitués par des filaments longs, striés transversalement, se distinguent sous le nom de muscles striés.

Les fibres striées se trouvent dans tous les muscles volontaires du corps de l'homme, et le cœur parmi les organes dont les mouvements sont involontaires; les fibres lisses dans ceux qui ne sont pas sous l'empire de la volonté.

MaMsies iiasea. — Les éléments des fibres lisses sont des cellules allongées, disposées par séries longitudinales, effilées en pointe à leurs deux extrémités, d'une longueur de 0'"",025 à 0""*,225, et auxquelles on n'a pas reconnu jusqu'ici de membrane d'enve-

TISSU MUSCULAIRE. SiS

loppe. Leur noyau ressemble à un bâtonnet et ne possède pas de nucléole.

On obtient ces cellules en traitant les fibres par de l'acide azotique étendu de 20 pour iOO d*eau. Elles sont douées de la double réfraction et dévient vers la droite la lumière polarisée. On n'y a pas démontré la présence des sarcous éléments. Leur composition chimique est encore inconnue. Elles paraissent former, par une membrane albuminoide transparente, réfringente et amorphe, la fibrine musculaire.

Fibres maociilalres striées. — Les fibres mUSCU-

laires striées se composent d'une enveloppe extérieure, le sarcolemme, et d'une substance intérieure contractile.

Le sarcolemme est une membrane homogène transparente, étroitement appliquée sur les parties intérieures, et composée principalement par une substance élastique. A sa face interne, on trouve des noyaux contenant un ou deux nucléoles entourés d'un reste du protoplasma primitif, d'après Max Schultze, ce qui constitue une cellule, dans l'acception moderne de ce mot.

Sous l'influence de certains réactifs, les fibres musculaires apparaissent avec des stries longitudinales et transversales, et elles se laissent diviser suivant la direction de ces stries elles-mêmes. Les stries longitudinales se montrent par l'action de l'eau chaude, de l'alcool, du chromate de potasse ; les stries transversales, sous celle de l'acide chlorhydrique faible, du carbonate de potasse, du chlorure de calcium. L'acide

picrique fait distinguer à la fois les deux séries de stries.

La structure des muscles est controversée. Quelques auteurs admettent qu'elle résulte de l'union d'une série de fibres longitudinales, dites fibres primitives. Les autres pensent avec Bowmann que les stries longitudinales et transversales limitent de petits corps prismatiques, nommés sarcous éléments^ qui sont les éléments primitifs des muscles. En examinant à un fort grossissement une fibrille musculaire, on aperçoit des disques foncés de 0",003 à 0'",004 de diamètre, presque aussi larges que longs, séparés les uns des autres par des espaces clairs, divisés eux-mêmes en deui parties égales de 0°',0005 par un disque mince de 0'",0004. Les deux espaces clairs et le disque mince correspondent à une strie transversale. Les disques foncés et les disqucjs minces représentent les sarcous éléments.

M. Rouget regarde la fibrille comme un élément roulé en spirale, un seul tour formant le disque mince, plusieurs tours le disque épais. La contraction ne résulte que de la mise enjeu de la fibre spirale.

Les fibres priinitives et les sarcous éléments sont baignés par un liquide qui forme le plasma musculaire. La myosine est peut-être la substance qui sert à relier entre eux les éléments des muscles.

Composition chlmliiiie des numclesi myosine. — Les

parties des muscles contenues dans le sarcolemme éprouvent, peu de temps après la mort, une transformation qui produit la rigidité cadavérique. Diverses

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