‹ Principes de compétence et de juridiction administrativesChapitre 81 sur 164 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Administration active au second chef.

OlKH^rvatlons irénérales.

Si y ai eu la témérité de croire que le contentieux administratif ayaît été signalé sans être défini, el qu'il fallait d'abord en préciser les caractéres , pour pouvoir ensuite en recbercher les effets , j^prouve le besoin de donner quelques extraits des autorités que J'ai eu à consulter. Le lecteur comprendra, sans doute, après avoir lu , qudle a dû être ma perplexité desprit, combien ma marcbe a du être pénible au milieu des ténèbres épiiss^ que produisait k diversité , non pas des systèmes arrhes , mais des doutes soulevés par les bommes les plus émments de la science. 3'ai besoin d'initier mes lecteurs à mes travaux, de les faire pénétrer dans mes plus intimes élaborations , pour qu'ils conçoivent com- Inën j'ai dû bésiter à dire, voiià le contentieux, voilà les signes invariables qui le rendent sensible, qui le mettent au rang des vérités démontrées. '

Chacun , avant d'écrire sur le droit administratif, s'est demandé ce qujs c'était que le contentieux administratif j parce que chacun comprenait que ses solutions dépendaient de principes préexistans; tous n*ont pas osé répondre > quelques-uns n'ont timidement émis que des dbutes.

L Lepremier auteur dont je veuille, dcmt je doive parler^ est M. db Cor- MBNiN ; ce savant publidste réunit à une longue et précieuse expérience , le talent du penseur et le génie de l'écrivain. Lorsqu'il publia , en 1822 , ses Çuestions de droit administratif, ouvrage reniarquable , la science administrative était encore trop jeune pour qu'il put l'enserrer dans des i^rincipes invariables ; néanmoins , dans cet ouvrage y qui est la reproduction des principaux rapports du maître des requêtes , les jalons sont posés ; les consciences déduites présupposent des règles auxqudles on obât ; l'exposition de ces règles sera sans doute , plus tard , le complément des travaux de l'auteur. . . • U devait d'abord au Conseil-d'État les trérars de sa doctrine poiur la solution des affaires , dont le rapfKnrt lui était confié; le public, avide de pénétrer dans la raison première. ^ avait i>roduit ces précieuses solutions , attendait l'exposé des principes d'une matière sur laquelle M. de Cormenin avait projeté tant de luinières.

Telle ne fut pas la méthode suivie par le prince de la sdbence administrative; il persista à se considérer comme maçon quand il devait être ardiitecte. Il reproduiidt son premier travail ^ en j ajoutant des prolégomènes analjrtiques , et te nouvel ouvrage prit le titre de Seconde édition de& Questions de droit administratif . Ces prolégomènes, qui offraient un résumé de jurisprudence plutôt que des règles et de» principes , jetèrent

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