‹ Principes de droit international priveChapitre 5 sur 30 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

La première qualité de la science est la probitt^ et chez un auteur la probité consiste d'abord h ne rien celer à ses lecteurs des incertitudes qui l'assiègent. Aussi, étant résolu h faire, avant tout, un livre de bonne foi, j'ai ol)servé avec soin de ne leur présenter comme certains que les principes dont j'ai pu leur fournir la justification. Ces principes ne sont pas très nombreux, je le reconnais tout le premier ; pour le reste je n'ai pu que leur faire la confidence de mes hésitations. J'ai dit ce que je sais et je vois bien que je suis loin de tout savoir.

Ces incertitudes sont, pour une part, le résultat des conditions défait dans lesquelles se meut notre science et l'on espérerait vainement les voir disparaître. Mais elles diminueront progressivement, cela est sûr, car elles sont, pour une part aussi, l'effet de l'infirmité d'esprit de chacun. Je ne doute pas que sur beaucoup de points où je n'ai pu parvenir à me former une conviction complète, d'autres, plus avisés et plus heureux, apportent la lumière qui fera reculer de plus en plus les ombres qui pèsent sur notre science. L'essentiel est que l'on accorde aux notions fondamentales sur lesquelles elle repose toute l'attention qu'elles méritent.

Il est d'usage qu'un auteur paye un juste tribut de reconnaissance à ceux qui l'ont précédé dans la carrière. J'aurais trop à faire s'il me fallait énumérer ici tous ceux dont les travaux m'ont été précieux au cours de ces études. Qu'il me suffise de citer ici, parmi ceux à qui je dois le plus, mon savant collègue Laine, dont V Introduction au droit international privé m'a rendu d'inappréciables services ; de Bar et sa si profondément intelligente Théorie und Praxis des internationalen Privatrechts ; Dicey, dont les ouvrages

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nous aident puissamment à connaître la jurisprudence anglo-américaine.

Je dois aussi un remerciement particulier à M. Adrien Roux, docteur en droit, dont le zèle et la complaisance m'ont permis de publier un ouvrage dont j'ai cru longtemps que je ne verrais jamais la fin.

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