LXI
vantes : 72 mètres de long, 1,000 tonnes de jauge, 9,20 de large et 2,30 de tirant d'eau (1). Les bateaux allemands du canal de Dordmund à l'Ems ont au maximum 67 mètres de long, S^o de large ; ils calent jusqu'à 2*30 et de 600 à 900 tonnes, sont en acier, ont les deux extrémités en cuiller et n'ont sur le pont ni grue, ni mâture, ni cabine, ce qui augmente la hauteur utile au-dessus de l'eau. Ce sont des bateaux faits pour être remorqués (Schleppkàhne).
46. — B. — Les chalands maritimes. — Le chaland maritime est une allège de fort tonnage qui, bien que susceptible d'impulsion propre, exécute ordinairement à la remorque une navigation maritime ou mixte. Leur type n'est pas fixé.On en rencontre en Allemagne de 1,200 tonnes registre. La Compagnie Unterweser en possède qui ont de 800 à 1 ,000 tonnes, 2*85 de tirant d'eau à pleine charge, jusqu'à 66 mètres de long sur 8 à 9 mètres de large. Ils sont destinés à remplacer les caboteurs et la plupart de nos voiliers à navigation mixte.
47. — 40 Les bateaux de pêche. — La Belgique ne possède guère de grands voiliers affectés à la grande pêche. Sa flotte se compose surtout de bateaux et barques de petit tonnage affectés à la pêche côtière.
Les principaux types avec le Heugst et le Hoogaerts. sont :
La chaloupe dépêche d'Ostende. La chaloupe de pêche d'Ostende a environ 18 mètres de long, 5*84 de largeur au fort, hors membres 3*10 de creux du eau supérieur de quille à la ligne droite du eau supérieur du barrot. Le tonnage jusqu'à la flottaison est de 133.82 tonnes de 1 ,000 kilos. Elle est gréée en cotre et est pontée.
Le schuyl de Blankenberghe et de Heyst. Ce bateau à
(1) Annales des Travaux publics, 1901, p. 642. — Le plus grand bateau connu en 1901 avait 100 mètres de long, 12 de large, 2,90 de tirant, et 2 340 tonnes. J
fond plat et à dérives latérales, « zweerd » , a environ 1 1 m8 1 de longueur hors tout, sans le gouvernail, et une largeur de plus de 4 mètres. Il a deux mâts,Pun de nmio, le grand mât, le second de 6*05 à l'avant. L'avant est ponté.
11 existe également des chalutiers à vapeur.
48. — 50 Les vapeurs et les voiliers de haute mer. — 1. Les vapeurs. — Sans parler des remorqueurs et yachts de rivière, à vapeur, ni des bâtiments affectés à l'outillage d'un port, comme les dragueurs, les vapeurs qu'on rencontre dans les eaux belges et qui sont tous des navires de mer, se divisent en classes suivant leur construction, leur destination, et leur mode d'exploitation.
a) Suivant leur construction (1). Ce sont des navires en bois, en fer, en acier ^ ou mixtes. Les navires en fer sont encore la règle. Les navires en bois disparaissent. Les navires en acier sont de plus en plus fréquents. Ce sont des navires pontés ou non pontés. Ces derniers sont l'exception. Quant aux autres, ils sont à un, deux, trois ponts continus de l'avant à l'arrière. Ils sont encore k pont surélevé. L'arrière porte alors une dunette (Kampagne, Poop) et l'avant un gaillard (Bak, Forecastlé) formés par des ponts supplémentaires. Ils sont aussi ivelldeck, la dunette étant reliée au rouffle central, mais entre celui-ci et le gaillard d'avant, le pont supérieur restant à découvert. On les appelle navires à spardeck, lorsqu'ils ont des ponts supplémentaires avec des superstructures légères pour le transport des marchandises dans l'entrepont supérieur. Ils sont à awningdeck ou à pont-abri quand le pont principal est recouvert d'un pont léger pour abriter les passagers ou les marchandises.
Ils se divisent, suivant leur mode de propulsion, en navires à aubes et à hélice.
(l) Voir PlKRRARD, Op. tit.t p. 4g.
b) Suivant leur destination. Il y a les cargo boats, les navires à passagers , les mixtes, les chalutiers à vapeur, les remorqueurs de mer. Les cargo boats comprennent des bâtiments spéciaux tels les charbonniers, pour le transport de la houille, les pétroliers, les chalands maritimes, etc. Les navires à passagers comptent de même des transports d'émigrants, des navires postaux, etc.
c) Suivant leur mode d'exploitation. Les uns sont affectés à une ligne régulière et ont un service régulier avec une place à quai. Ce sont les liners. Les autres sont armés à la vagabonde et vont cueillir le fret selon le marché et à des dates variables. Ce sont les tramps.
54. — 2. Les voiliers de haute mer. — Ceux-ci se distinguent par leur gréement. Nous en parlerons à propos de la manœuvre des navires, dans un autre endroit (1). Le type classique du voilier du XIXe siècle est le trois-mâts carré qui porte trois mâts, le mat de misaine, le grand mdt, et le mât d'artimon, et à l'avant, en saillie, prolongeant le plan du gaillard, le beaupré. Ces mâts sont formés de tronçons assemblés dont voici les noms en allant de bas en haut : i° Misaine : Bas-mât, petit mât de hune, petit mât de perroquet et flèche ; 2§ Grand mât : Grand bas-mât, grand mât de hune, mât de perroquet et flèche ; 30 Mât d'artimon : Bas-mât d'artimon, mât de perroquet de fougue, mât de perruche et flèche-, 40 Beaupré : Mât de beaupré, bout dehors de grand foc, bout dehors de clin-foc. Outre les mâts, des vergues et des cornes supportent les voiles. Les vergues croisent les mâts par leur milieu, les cornes s'y appuient par une mâchoire. Le gui ou la bôme est la vergue qui borde le bas d'une voile.
La voilure peut comprendre : i° Les voiles carrées portées par des vergues qui s'appellent pour le mât de
(1) Voir le volume relatif aux fortunes de mer.
misaine : misaine, petit hunier, petit perroquet, petit cacatois; pour le grand mât : grand voile, grand hunier, grand perroquet, grand cacatois ; pour l'artimon : voue barrée, hunier d'artimon, perroquet de fougue, cacatois de fougue, en allant de bas en haut.
2° Les voiles auriques portées par des cornes, et de forme quadrangulaire irrégulière : la brigantine pour l'artimon, la grand' voile goélette pour le grand mât, la misaine -goélette, pour le mât de misaine;
y Les voiles triangulaires, sans vergues ou cornes, entre la misaine et le beaupré, la trinquette, le petit foc, le grand foc et le clin oc.
4° Les bonnettes sont de petites voiles supplémentaires installées aux extrémités des vergues sur des bouts dehors de bonnettes, vergues surajoutées.
En partant du type du trois-mâts carré on trouve le trois-mâts barque, très fréquent de nos jours, qui porte au lieu de voiles carrées à l'artimon, une brigantine surmontée dune voile de flèche triangulaire.
Les voiles de flèche sont placées entre le mât et la voile aurique inférieure, brigantine, grand'voile ou misaine.
La goélette, qui est à deux, trois et même quatre mâts, étend les voiles auriques et les voiles de flèche à tous ses mâts. Ce type de navire se généralise à raison des facilités de manœuvre.
Le brick a deux mâts carrés ; le brick-goélette a son grand mât gréé en goélette; le cotre ou cutter un seul mât de cette espèce ; quelquefois il a, à l'arrière, un deuxième mât portant une brigantine.
Les voiliers varient selon le nombre de mâts ; ils vont jusqu'à cinq mâts ; et selon les matériaux de leur construction, bois, fer, acier. Ils portent parfois une machine à vapeur pour faciliter la manœuvre des voiles, du gouvernail, de l'ancre, etc.