Mosée National de CopiaimiBi
qni s'accommode d'une denBité supérieure. C'est eDe qui^ dès les temps très andens, a ramassé sur les oAtes du Japon une population de professionnèb, vivant de poissons crus, dont le nombre, encore aujourd'hui, égale le vingtième de la population totale de l'EmiMre du Soldl-Levant. Peut-être a-t-eUe contribué aussi à condenser les populations de la Chine méridionale. Sur les cAtes de la Colombie Britannique, les ethnologistes américains ont remarqué que les tribus Nntkas, Thlinkits, Haldas» qui se livraient à la pèche, avaient une densité très supérieure à celle des Algonquins vivant de duuse dans l'ultérieur des continents K
On saisit dans ces faits le premier anneau de chaînes qui ne se sont pas rompues ; on perçoit des conséquences significatives de différences sociales déjà applicables à ces anciens figes.
N'exagérons pas cependant. Une contrée que son isolement conserve archaïque, l'Islande, peut servir de terme de comparaison. Dressée au milieu de l'Océan comme un pilier d'appel pour les êtres vivants de l'air et des eaux, elle ménage aux poissons l'abri de ses fiords, aux oiseaux de mer les anfractuoaités de ses falaises, à tous des refuges où ils viennent frayer «t nicher ; et dans ce pullulement de vie animale ne manquait pas encore il y a un demi-siède le grand pingouin,rAlai impennis, un des animaux aujourd'hui disparus dont les restes entrent dans la composition des kjôkkenmdddingen. La population humaine n'a pas manqué d'affluer aussi à ce rendez-vous, particulièrement sur la côte de l'Ouest, baignée par les courants chauds. Les contingents, si clairsemés dans l'intérieur, s'y renforcent. Mais à combien se monte au total la densité de l'étroite bande littorale ? A 9 habitants environ par kilomètre carré. C'est sans doutet, par analogie, le maximum qu'on puisse envisager pour les époques primitives.
Que sur de vastes espaces, parcourus par des poignées d'hommes, certaines places favorisées en aient retenu ensemble un plus grand nombre : il faut donc l'admettre. Mais ce Tnavîmiim ancien de densité ne représenterait qu'un minimum dans les conditions actuelles ; c'est le plus que puissent atteindre les libres dons de la nature.
Il y a lieu de se demander si cette espèce humaine aux rangs si clairsemés a pu exercer déjà une influence sensible sur la physionomie de la terre. Serf des conditions naturelles, l'homme était-il en mesure de les modifier ? Il ne faudrait peut-être pas se hftter de conclure par la négative. Les usages du feu sont multiples ; rien ne prouve
1. J. W. PowELL, Sevenih Annual Report o/ the Bureau of EUmologgf 1S85-86, Washington, 1891, p. 30 et suiv.