P. DE Sembnop, ouvr. cité
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Depuis plus de vingt siècles, des incursions de hordes nomades ont déchiré en Asie le rideau de cultures, refoulé vers les montagnes les races qui en avaient fertilisé les abords et auxquelles nous devons une grande partie des plantes qui composent notre patrimoine. L'agriculteur tenace n'a pas lâché prise, c Partout où U y a de l'eau et la bonne terre, on trouve le Sarte », dit un proverbe iranien K Le paysan persan s'est blotti, pour laisser passer l'orage, entre les murs de terre de son bourg. Sur les plateaux de Kermelis et d'Erbil, d'actifs villages se pressent autour des innombrables tumuli, vestiges des anciennes populations assyriennes. Telle est la puissance de certains faits naturels cpi'elle se manifeste partout par les mêmes effets. C'est le long du versant oriental des Montagnes Rocheuses que cheminèrent les migrations indigènes vers le Mexique. C'est à l'aide des oasis échelonnées au pied des Andes que les Incas du Pérou propagèrent leur civilisation vers le Sud, jusqu'au Chili K Mais il ne s'est pas trouvé en Amérique, au bout de ces voies de transmission, une Chine ou une vallée du Gange.