‹ Principes de géographie humaineChapitre 30 sur 129 · M. RuBm, art dté, p · texte numérisé non relu

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aimé de Dieu » K Une considération impérieuse aCattache à rextërieur du logement et de la personne, à ce qui constitue le confort et ce qu'exprime bien la formule anglaise» standard of life.

Cependant, pour subvenir non seulement à ces exigences, mais en outre aux obligations qu'impose la vie moderne, imp6ts, hygiène,' éducation, délassements, etc., l'effort est nécessaire. Il faut créer plus de ressources pour tenir tète à plus de devoirs. Nos contrées d'Europe centrale ou septentrionale en offraient-elles les moyens ? Elles ne paraissaient pas de prime-abord disposées par la nature pour entretenir des multitudes pareilles à celles des boi^ du fleuve Bleu ou du Gange. Si pourtant elles les égalent ou dépassent, c'est parce qu'elles ont su tirer des ressources naturelles plus que n'ont fait les sociétés asiatiques. Aux produits du sol elles ont ajouté ceux du sous-sol ; avec les ressources de l'agriculture elles ont combiné celles de l'élevage. Elles ont appelé enfin la science à leurs secours. La formation de l'agglomération européenne apparaît ainsi comme une œuvre d'intelligence et de méthode presque autant que de nature.

IIL — ROLE DES RELATIONS GOMMERCIALBS

Ge progrès n'a pas été le privilège d'une race. Non qu'il faille révoquer en doute les qualités supérieures dont l'homme a fait preuve en Europe pour mettre en valeur aVec plus d'intensité qu'ailleurs les ressources que recelait le milieu. Mais il ne faut pas oublier, quand il est question de l'Europe, la correspondance naturelle qui en unit toutes les parties. Par son effilement progressif en forme de péninsule, son exiguïté relative, par les facilités de passages qui atténuent l'obstacle des chaînes ou des massifs qui la sillonnent, par les voies naturelles qu'ouvrent ses fleuves, les peuples très divers, très hétérc^ gènes que les circonstances y ont groupés, ne tardent jamais longtemps à entrer en communications réciproques. Le localisme, cause de stagnation, ne tient pas longtemps ; de telle sorte que le progrès accompli par les uns n'est pas perdu pour les autres. Le nombre de contrées qui échappent au mouvement général se réduit d'fige en ftge, et soit plus lentement, soit plus vite, chacun prend le pas dans l'avance économique.

Tout ce que nous savons du passé de l'Europe tend à montrer quel rôle ont joué, dans la marche de sa civilisation, l'imitation et l'exenmle'.

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