AOas de Finlande : carte n* 14 ; texte, p
LES ËTABLISSEMEHTS HUMAINS 191
do Vel-ho ce sont phitôt ks hameaux rimiissant dans une enceinte de tene an certain nombre de maisonnées en fonne de cobes qae de grands villages fennés. Le village se montre i^us perfectionné dans la province de Chan-toong, comme partie intégrante de cette vieille civilisation qni s*y est conservée mieux qu*ailleurs.
Avec ses temples ornés de grands art>res, avec les portraits ornés de inoalures et d'inscriptions en pierres sculptées, il réalise parfois ce type daasique que se complaisent à représenter les anciennes peintures chinoises.
Lorsqu'on s'avance vers le Sud, dU Ho-nan vers le Hou-pé, ou du Ckan-toong dans le Kiang-sou entre les deux grands fleuves, surtout dans le Hou-nan et le Tché-Kiang au Sud de Yang-tseu, et dans la riche province de l'Ouest, le Szé-tchouan, l'effet des cbangements de climat et de sol se fait sentir sur le régime de l'habitat rural. Plus de kess pour amortir les in^alités du sol et répandre une teinte uniforme sur toutes choses. La tendance à l'éparpillement des maisons s'accose de plus en plus, se conformant de plus prés à l'usage d'association familiale. Tantôt l'habitat suit jusqu'au sommet des pentes ksjardins de thé qui s'échelonnent, tantôt il élit domicfle sur les ter- ^
rains relativement trop élevés pour qu'il soit possible d'y faire parvenir 9
en été l'eau nécessaire à la culture du riz ; il se superpose aux régions ^
étagées comme le village méditerranéen se superpose au verger^. S
Ces petits groupes de maisons juxtaposées expriment la cohabitation familiale au sens étendu qu'elle a chez ce peuple : avec ses ramifica- ^
tioDs, sa nombreuse descendance cimentée en étroite association par les croyances et les rites, et retenant ainsi autour des ascendants des groupes de 30, 40, 50 personnes et plus *. Les travaux de saisons auxquelles la culture du riz, la cueillette du thé donnent lieu, doivent à cette coopération familiale un caractère patriarcal, auquel la maison 00 le groupe sert de cadre. Cela représente quelque chose de plus expressif que nos hameaux, une incarnation plus exacte des principes sur lesquels est fondée la civilisation chinoise.
Nulle part ce mode de répartition ne s'épanouit plus librement que dans le bassin t rouge », la grande région irriguée du Szé-tchouan, « nn grand jardin regorgeant d'hommes ». Les cultures d'arbres s'y niflent aux cultures de céréales et ^e légumineuses, riz, orge, blé, fèves, chanvre, colza, etc., qui se pressent étroitement ; des massifs d*orangers, de mûriers, de résineux, de bambous, signalent les groupes
1. V. FIg. dans E. Tibssén, China, p. 339, ferme aa-dessus de terrasses Irriguées de la hante vaUée de Han.