RiGHTHOFBN, China, t. I, p
aux phénomènes météorologiques dont la science détermine le foyer et suit le parcours.
Mais en dehors des steppes les plaines découvertes qui s'étendent entre la mer Noire et la mer du Nord» furent aussi pendant longtemps le théfttre de mouvements de ^Hples. Les noms de Scythes, Celtes, Cimbres et Teutons, Goths, Germains et Slaves, rappellent une série de fluctuations qui n*a pris fin que par la constitution des États modernes. On entrevoit, aux origines des temps historiques, un flot de peuples qui ne cesse de couler de l'Europe centrale vers les péninsules méditerranéennes ^ Une des principales conséquences de cet avantage dont disposaient, au point de vue de la circulation, certains domaines continentaux, fut d'assurer aux peuples qui en étaient issus une part capitale dans la composition ethnographique des régions limitrophes. Celtes et Germains, Turcs et même Mongols se sont superposés et mélangés, comme envahisseurs ou conquérants, à des races préexistantes.
Cette supériorité des régions continentales n'était que relative. EUe cessa lorsque la mer devint la voie de circulation par excellence. Les régions intérieures sans conmiunications faciles avec la mer, tombèrent alors dans un état d'infériorité dont toutes ne se sont pas encore relevées. La circulation, qui fut d'abord surtout continentale, devint par la suite surtout périphérique.
1. Thucydide, 1, 12, pour la Grèce. — Plinb, Hi$t Nat.f III, 14, pour Tltalle.