‹ Principes de géologie transformiste: application de la théorie de lChapitre 52 sur 58 · PROGBÈS ET AVENIR DE LA GÉOLOGIE, ETC · texte numérisé non relu

PROGBÈS ET AVENIR DE LA GÉOLOGIE, ETC

pas que nous nous fassions aucune illusion sur la difficulté et la longueur d'une pareille recherche, nous avons nous-mêmes expérimenté combien ce travail était pénible et fréquemment infructueux. Mais c'est qu'il donne parfois d'admirables résultats, de grandes solutions inattendues, d'une importance capitale; n*a-t-on pas trouvé récemment à Chabrier (Vosges), un lambeau de dévonien supérieur, indiquant un point tout nouveau des mers de cette époque, marquant par un jalon les rapports du bassin de Paris avec celui de TÂllemagne. Enfin après les contacts et les terrains anciens, le quaternaire et le tertiaire seront toujours fructueux pour le chercheur, ils présentent des problèmes et des richesses inépuisables. N'a-t-on pas vu MM. Hébert et Munier-Chalmas trouver à Meudon cette localité si connue, il n'y a pas encore deux ans des fossiles dans la marne blanche à rognons strontianifères qui permettent le rapprochement de ce dépôt avec les marnes de Rilly et le calcaire de Mons, cette autre découverte qui, en 1867, a émotionné si vivement les géologues! Le quaternaire surtout ouvre une voie aux études sur l'action des agents physiques, et comme dans le métamorphisme nous pensons que l'expérimentation seule y peut apporter la lumière.

Les travailleurs sont nombreux, mais le champ est encore plus vaste que leur intelligence quelle qu'elle soit.

Ceci nous amène à mentionner les recherches à faire en astronomie géologique, en météorologie ancienne^ recherches qui mettront sur la voie des grandes DoLLFUS. — Géol. transf. 1

lois astronomiques générales, dernière cause qui nous soit connue de tous les effets dont nous sommes témoins. Dans cette voie, nous devons parler des travaux de M. S. Meunier, travaux où Tauteur étudiant de près les météorites dans lesquelles il voit des débris minéralogiques -d'une ancienne planète brisée, a démontré l'unité du système solaire, indiqué par Laplace et confirmé récemment par l'analyse spectrale, en retrouvant dans les météorites des types des diverses substances que nous connaissons sur la terre . Il voit dans notre système solaire tout entier une vaste coupe géologique dans laquelle les planètes les plus éloignées seraient les éléments les plus rapidement refroidis du soleil, et dans les astres les plus rapprochés un type des formations solaires les plus récentes. Enfin dans une étude sur la surface astronomique des planètes, M. Meunier a cherché à éclaircir la formation des continents, Vénus plus nouvelle que la Terre, par exemple, par ses vastes mers lui montre un type d'une forme ancienne par laquelle nous avons passé, tandis que Mars plus ancien avec ses mers étroites et profondes est un exemple de l'état vers lequel nous tendons. Nous ne pouvons que féliciter sincèrement M. Meunier des découvertes importantes qu'il a faites, et l'engager à persévérer dans la direction qu'il a choisie.

Les recherches de zoologie géographique ne doivent pas être négligées , la faune actuelle de l'Europe est loin de nous être entièrement connue ; que dire de celle de l'Afrique, de l'Asie, de l'Australie qui renferment des espaces immenses dans lesquels le savant

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