‹ Principes de grammaire générale, ou, Exposition raisonnée des éléments du langageChapitre 10 sur 45 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

i>K i.*f^:i.K!viKM i.ogiqi;k dus mois.

Dr. i.A poniiiTioM i»Ks ti)É»:s irr uk lkur ?iaturk.

Dans la première Partie nous avons exposé les phénomènes que présente le langage en général et qui sont relatifs à Télénient matériel des mots, au son. Nous y avons vu comment ces faits grammaticaux ont leur cause, soit dans la nature du son, soit dans la conformation de notre appareil vocal , ou dans toute autre circonstance insépai*able du but même du langage. Dans cette seconde Partie nous allons nous occuper des faits linguistiques qui ont leur source dans Télément logique ou dans le sens des mots, c est-à-dire dans les idées dont ceux-ci sont les signes ; on entend en effet par moi

' (loyog, verbum, vox dictio, locutio) un son de la voix humaine employé comme signe d*une idée (1).

Si le mot n est que le signe d'une idée, il est clair que , pour bien connaître la nature des mots, et nous rendre compte des phénomènes linguistiques relatifs aux mots , nous devons avant tout connaître la nature de nos idées, ce qui concerne leur formation, ainsi que

(1) Les mots, à proprement parler, sont les signes immédiats et directs des idées : ce n'est quVn second liea et in'iircctemctit qu*its indiquent les objets représentés par les idées. Cependant on peut observer nycc M. Clément qu^k la vue d^un mot, Te^prit passe rapide* ment sur Tidéo pour arriver k Tobjet qu\-lle représente. Ainsi Tidéo et Tobjet sont tellement identifiés Tun avec Tautrc que Iclangagc ordi* nairc no les distingue plus : et, au lieu de dire que tel mot signifie telle idée représentant tel objet, nous disons avec plus de simplicité que le mot signifie Tobjet lui-même.

L*expression iiô*/d« marque en grec ce que nous appelons ici un moi , c'est-à-dire un son soit articulé soit inarticulé comme signe d*unu idée ; tandis que f^vk marque ordinairement un son sans articulation et sans aucun sens ; et A^t^ marque un son articulé , une voyelle avec une consonne, mais également sans signification , par «exemple, ^^irpt.

1/étyraologie du mot latin rer6um est fort incertaine. Les latins la faisaient venir de verherare , frapper : Verbum ah eo dicttur , dit Diomedes , quod verberato linyuâ intra palalum aerr, omnis oratio promatur (Putscb, p. 323). Voy.z aussi S. AugUMtin, de èlagiêtro, chap. 5. §. 12. et Pribcicn, liv. VIII, commenc. Les étymologiste* nioderncK lui trouvent une grande ressemblance avec le mot allemand JVort; mais Torigine de celui-ci est également très-obscure. Yoy, (Tourt de Gebclin, vol. II, p. 49. — Eichliofl*, Parallèle des lamjueë , p. 209. — Heyse , ouvrage déjà cité, p. 115.

Notre expression mot , en italien motto et en espagnol mate, vient sans doute du latin mntire ou muttire (parler bas), qui parait avoir quelque aflSnité avoCA>v«, /ulûÇm, .«lî^&of, tju^iouxt.

toates les modifications qu elles peuvent subir ; car ce sont les idées qui ont donné naissance aux mots, et toutes les formes que ceux-ci reçoivent , no sont que les signes destinés à marquer Tune ou Tautre modification de ces idées.

On voit par là que Fétude de la grammaire supposerait à la rigueur une connaissance assez étendue de la philosophie , mais surtout de la psychologie et de la logique, qui dirigent secrètement notre esprit dans ses opérations ; cependant je dois me borner ici à quelques notions des plus élémentaires et qui me paraissent avoir une importance spéciale pour le sujet qui nous occupe (1).

L'homme , dont les facultés intellectuelles ont acquis une ccriaiue vigueur , est , comme je l'ai déjà dit, plus ou moins sensible à l'impression des objets sur ses organes ; il en éprouve dans son âme une certaine affection ou modification , qu'on appelle communément sensation ; par là son attention est attirée vers tel ou tel objet et il s'en forme une image qu'on appelle idée singulière , parce qu'elle

(1) Le but que je me propose dans ce chapitre n*est pan de dire quelque chtiSc de nouveau ëur lu nature dea idées, beaucoup uioinH encore de résoudre l'une ou Tautro difficulté psycholiigique. Tout cj que je cherche , c*est k nipttre le jeune grammairien mîoiix vu état de bien comprendre les observations que j^anrui plus t^ird ii tairu Miir la nature et la valeur des mots avec tdutes leurs formes ou indexions.

représente Tobjet en particulier qui a fait une impression sur ses organes.

Quand Fidée que nous avons d'un objet nous met en 'état de ne pas le confondre avec un autre , nous disons qu elle est claire ; dans le cas contraire, elle est obscure. Quand nous connaissons bien en délails les marques , les traits y les caractères qui nou.H font distinguer lobjet de tout autre , Tidée est distincte ; autrement y elle s'appelle confuse. Ainsi, Tidée que j*ai de Tuniforme d'un Général est distincte^ quand je connais bien les marques, écbarpe , broderies, épaulettes, qui le distinguent de celui de tout autre grade.

La faculté dont Thorame est doué de percevoir les objets qui font impression sur lui , se nomme sens ; ces objets, sont'ils extérieurs , placés hors de lui , tels que la forme et la couleur , le son , l'odeur, la saveur, la résistance, la faculté s'appelle sens externe, par opposition au sens intime ou interne, qui lui fait percevoir les objets placés au-dedans de lui , inhérents h lui-même , comme la joie , la tristesse, l'espoir, la crainte , cnfîn tout ce (}ui constitue un état de son âme.

Les idées que nous nous formons des objets soit extérieurs soit intérieurs, ne disparaissent pas avec l'impression momentanée des objets ; notre esprit les recueille et en réunit souvent plusieurs en une seule. Ainsi, des idées partielles homme, force, courage, nous avons fait une seule idée totale, qui est exprimée par le mot liéros. La

faculté de réunir ainsi plusieurs idées pour on faire une Mule, se nomme imagination combînative ; celle qui les conserve s'appelle mémoire. Et comme nous ne nous bornons pas à conserver les idées, mais que nous pouvons aussi les reprendre sans nouvelle impression de la part des objets , on admet ordinairement une troisième faculté y celle de reproduire à volonté les idées confiées à la mémoire , et on la nomme imagination reproductive.

Quoique les philosophes distinguent ainsi dans lesprit de rhomme plusieurs facultés, il est pourtant bien entendu que Tesprit n est qu'un seul, un simple et même être : ces différentes facultés ne sont qu'autant de manières dont il manifeste son activité.

Tanf'que nos organes, Tœil, l'oreille, etc., n'ont reçu qu'un faible développement , l'impression des objets extérieurs est moins forte, notre âme en est moins affectée par les détails et conséquemment les idées que nous formons dans cet état . sont obscures et confuses ; mais à mesure que nos organes se perfectionnent et que nos facultés intellectuelles s'étendent , nous apercevons mieux dans les objets les différents traits au moyen desquels nous les distinguons l'un de l'autre : les idées qui étaient obscures dans le principe, deviennent claires etdislinctes par la perception des parties dont elles se composent. Ces parties qui constituent l'idée totale et qui représentent les traits , les marques , les caractères des objets, je les appellerai les

notes d*une idée (i) , parce qae c*e6t par éOes que nous connaissons et que nous distinguons les idées. L ensemble de ces notes forme la compréhension d*une idée; et la totalité des objets auxquels Tidée s^applique, constitue son eoctênsion ou étendue (1 usage autorise Tun et Tautre de ces deux termes) ; ainsi, dans lexemple cité plus haut , les noter ou les idées partielles , kommCj fort^ covrageuûD, fonneat la compréhension de Tidée héros ; et tous les êtres au^squels ces trois notes ensemble s'appliquent, en forment Yéteudffe. La compréhension et lextension d une idée sont teujours en raison inverse ; en d'autres termes, plus il y a de notes dans la compréhension, moins il y a d'objets aux^ quels ridée est applicable , ei vice versa.

L'homme ne forme pas seulement l'idée de tel ou tel objet , mais parisûito de la sensation que lui fait éprouver Pîmpression des objets sur ses organes , il est absolument forcé de regarder les objets mêmes comme existant rédlement , comme a^ant en dehors de lui une existence aus réelle que celle de ses idées dans son esprit ; car évidemment nul homme, sain d'esprit, ne peut douter de Fexistence réelle de la couleur blanche ou de la ferme cftrrée qu'il aperçoit dans la feuille do papier qu'il a pour le moment sous les yeux (2).

(1) Sunt verharerum notœ^ dit Cicëron, Top. 6» 35 i2) Voyez M. A. Gratry, Logi^uet tnin. Il, pag. 15.

Une fois que nous avons reconna l'existence réelle des ri>jels de nos idées , aous sommes d'autant plus attentifs à rimpression que nous en recevons, et bientôt nous nous apercevons que les objets extérieurs, par exemple, la couleur, la forme y etc.» ne se présentent pas à nous comme des objets indépendants de tout autre, mais, au contraire, eonune aUachés à wi autre dont ils ont besoin pour subsis* ter , qui en est le porteur, le soutien, et que nous nous représeotons comme étant sous eux. Cest par suite de cette impression que nous formons les idées de qualité et de tubstance : nous regardons comme qualité tout objet qui s'annonce à notre esprit comme ayant besoin, pour son existence, d'être attaché à quelque chose d autre qui le porte, qui le soutienne, qui se trouve sous lui ; et nous regardons comme substance (siare sub, se trouver dessous) ce quelque chose dautre, que nous nous représentons comme subsistant par lui-même (i).

Chaque fois que les qualités s'annoncent comme éten*dues dans l'espace, nous sommes forcés de nous représenter la substance comme remplissant l'espace, c'est-à-dire comme une substance matérielle ou corporelle , et nous l'appelons matière; mais quand les qualités ne se présentent pas

(!) Pour designer les iUëes exprimées par le mot qualiiéê (qualU, qfiMlUaê)f on dit souvent dans le langage ordinaire les manières d'être des choses, paroe que les qualités constituent Te'tat dans lequel le« substances se trouvent ; ou bien on dit les propriélés^ quand ce 8ont des qualités essentielles qui ne peuvent se retrancher des substances sans en altérer la nature.

comme étendues dans l'espace , nous nous représentons la substance comme un principe tout différent de la matière, et nous le désignons par le nom d'âme chez les êtres vivants, et par celui de force chez les êtres inanimés. Ainsi nous n'avons aucun motif philosophique de regarder notre âme comme malérielie, parce que aucune de ses qualités ou propriélés que nous observons, ne se présente comme étendue dans Icspacc, à la manière de la forme, de la couleur, etc. La faculté de Thommc qui exige, absolument et de toute nécessité, pour toute qualité une substance, comme pour tout effet une cause, peut être appelée assez justement la raison,

A ces idées générales d'existence , de qualité , de substance^ de matière j d'âme, de force, que nous acquérons dès le premier développement de nos facultés intellectuelles , on peut en ajouter beaucoup d autres également générales et dont plusieurs représentent particulièrement les rapports que nous observons entre les objets soumis à nos sens, par exemple: les idées d'identité, et de diversité, de convenance et de disconvenance , de ressemblance et de dissemblance, de cause Qi d'effet, etc.

Kous nous servons de ces idées générales comme de prédicats (i) pour les idées singulières , c est-à-dire que nous rangeons sous elles les objets que saisit notre sens

(1) En logique, on appelle prédicat Vidée qui représente ce qu'on ënonce d'un sujet quelconque. Dans cette proposition : Vh'tmme est mortelfU mot mortel est le pre'dicat, c'est-à-dire qu'il exprime l'idée BOUS laquelle on range toufi les huinincâ.

interne ou externe, par exemple : les couleurs, les figures, etc., nous les rangeons sous Fidée de qualité, en disant de chacune : c'est une qualité ; les choses matérielles sont subordonnées à Tidée de substance; aux choses dans lesquelles nous remarquons plusieurs caractères communs, nous appliquons l'idée de ressemblance^ et ainsi des autres. De là vient que ces idées générales sont souvent appelées catégories {prédicats, de xarr^yoQeo), énoncer). La faculté de notre esprit par laquelle nous nous apercevons que telle ou telle chose doit être rangée sous telle ou telle catégorie ou idée générale , s'appelle intelligence ou entendement , et l'acte même de ce procédé peut s'appeler penser (1).

Les anciens philosophes se sont beaucoup occupés de tout ce qui concerne ces catégories ou ces idées les plus générales qui représentent ce qu'il y a de plus commun à

(1) «Le mot penser , dit trè8*blen Condillac, rient de peuêare, qui Ktgnifie T^e^er. On a voulu dire que, comme on pèse des corps , pour savoir dans quel rapport le poids de Tun est aa poids de l'autre, Time pèse , en quelque sorte , les idëes, lorsque nous les coniparous pour savoir dans quels rapports elles sont entr*elles. »

c Par là vous voyez que le mot penètr a ou deux acceptions. Dans la première , qui est celle de petfcr , il s^est dit du corps , et il e'tait pris au propre : dans la seconde, qui est celle que nous lui donnons aujourd'hui , il a été transporte k Tâme, et il se prend au figuré, ou, comme on dit encore, métaphoriquement. Les Latins exprimaient la pensëe par une autre métaphore. Ils se servaient d'un mot {coyitare) qui signifie rastembleTf mettre ensemble ; parce qu'en effet les opérations de Tentendement et de la volonté demandent que l*àme rassemble ses idées. » (Grammaire, précis des Ieçon« préliminaires.)

tous les êtres soit physiques soit intellectuels » ou , en d'autres termes, qui représentent les points de vue les plus généraux sous lesquels les êtres peuvent être comparés entre eux. Aristote en admettait dix: La substance^ la quantité , la qualité , la relation , le lieu , le temps , la situation , la possession^ Yaction, et la passion. Ce n est pas ici le lieu d'entrer en plus do détails sur ce sujet.

Il est certain que Thomme entre de très-bonne heure en possession de ces espèces de modèles, types, formes ou idées générales ou idées à priori , comme on voudra lea appeler, et de plusieurs autres ; mais comment y parvientil ? les forme-t-il lui-même à mesure que ses facultés intellectuelles s'appliquent aux objets respectifs de ces idées , ou bien, lui sont-elles innées , de telle façon pourtant qu'il n'en acquiert la conscience que par l'impression des objets ? C'est là la vieille dispute qui dure depuis Platon et Aristote jusqu'à nos jours. La question est d'autant plus diflBcile à résoudre que l'expérience ne nous en apprend rien, parce que nous sommes en possession de toutes ces idées avant de parvenir à la conscience de nos réflexions, et que , pour ce motif, il ne nous reste aucun souvenir de la manière dont nous les avons acquises.

Nous formons encore une autre espèce d'idées également plus ou moins générales, qai ne different des précédentes

ni par leur nature, ni par Tnsage que nous en faisons » mais dont nous connaissons mieux lorigine et la formation : en effet , leurs notes constitutives nous sont sans contredit données par le sens ou rexpérience, et, pour ce motif , elles sont appelées idées générales empiriques , ou simplement notions : telles sont , par exemple , les idées chien, cheval, boeuf; cerisier, pommier, poirier, etc. L'idée exprimée par chacun de ces mots est une i(36c générale, parce qu elle convient et s'applique, non à un seul individu, mais à toute une classe d'êtres ou de substances.

Nous arrivons à cette espèce d'idées ou de notions en comparant les notes de deux ou de plusieurs idées singulières : nous écartons les notes propres à chacune d'elles , puis nous réunissons en une seule image ou une seule idée les notes communes à ces idées singulières, et ce sont ces notes communes qui forment la compréhension d'une idée générale empirique ou d une notion ou, comme on dit encore, d'un concept. Par exemple : nous voyons dans notre maison un être qui se meut de lui-même pour courir d'une place à l'autre, il a quatre pattes, deux oreilles , il aboie ; il est petit, blanc, caressant, etc. ; nous nous en formons une image qui renferme toutes ces notes ou caractères : c'est une idée singulière parce que sa compréhension ou l'ensemble de toutes ces notes ne convient qu'à ce seul individu ; et nous exprimons cette idée par le mot chien. En voyant dans la suite plusieurs autres chiens, nous nous formons paiement do chacun d'eux une idée

singulière, nous comparons toutes ces idées siagulières entre elles, nous u en conservons que les notes communes et nous les réunissons en une seule idée , Tidée générale du chien, qui est nécessairement applicable, non seulement à notre chien , mais à tous ceux que nous avons vus, et représente toute cette classe d*étres.

Ces idées générales ou notions que nous acquérons par lusage de la vie , sont en nous autant d'idées exemplaires qui nous servent ensuite de règle et de modèle pour juger -si un objet a ou u a pas telle ou telle propriété, c est-à-dire s'il fait ou s'il ne fait pas en nous une impression semblable à celle que d'autres objets nous ont causée, et dont ils nous ont laissé l'idée ou l'affection habituelles (1).

De même que de plusieurs idées singulières nous formons une idée générale , de même de plusieurs idées générales nous en formons une plus générale encore, par exemple : des idées r/ite;?, cheval , bamf, etc., ou cerisier , pommier y poirier, etc., nous formons celle de quadrupède ou d'arbre. Cette idée pins générale ou supérieure a une compréhension moins grande et conséquemment une extension plus vaste que les idées chien, cheval, bœuf, etc. , qui renferment les mêmes notes communes. Elle s'appelle çn logique idée générique, comparée à ces idées inférieures qui renferment les mêmes notes communes et qui s'appellent dans ce cas idées spécifiques. L'extension ou la classe d'êtres auxquels s'npplique l'idée générique porte le

(1) Voyez du MnrHniR, Tropeê, nrf. Xî.

nom de genre , et lextensioa d*une idée spécifique est appelée espèce. Nous voyons par là comment l'espèce est renfermée dans le genre , tandis que Fidée générique est renfermée dans Fidée spécifique.

En philosophie , on donne aussi à toutes les idées de cetle classe le nom d'idées abstraites^ parce qu'on les forme en faisant abstraction des notes propres à chacune des idées , soit singuhëres , soit spécifiques ; mais en grammaire on réserve le nom àUdées abstraites à celles qui représentent les qualités, les manières d'être considérées isolément des objets dans lesquelles elles se trouvent, par exemple , la blancheur ^ la noirceur, la justice , etc., par opposition aux idées concrètes , qui représentent les qualités considérées comme inhérentes à un autre objets par exemple, blanc, noir, juste, etc.

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