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(1) II paraît, d’après une remarque faite par M. Snodgrass/que ce moyen de sécher les mousselines, était pratiqué dans les blanchisseries des environs de Glasgow, en 1798. Il s’exécutait, dit-il, en entourant avec les mousselines des cylindres creux de métal , remplisse Vapeur. Transactions de h société des arts, etc. vol XXIV, p. n9„
ART DE SÉCHER. 3^q
pour les étoffes d'un tissu serré et très épaisses. La même observation s’applique aux corps en poudre oü en grains qu’on veut sécher 5 ces derniers doivent être en parties peu considérables, par couches très minces , et tenus en mouvement quand on les sèche par l’application directe de la chaleur.
184* L application directe de la chaleur pourrait être aidée en opérant dans un vide partiel * mais elle ne le serait pas d’une manière importante, parce que la consommation en combustible ne serait pas beaucoup diminuée, et que les frais de ce procédé seraient très considérables. Cependant on pourrait l’employer avec avantage pour des objets de peu de volume et d’une grande épaisseur, par la raison qu’en détruisant la pression de l’atmosphère, on forcerait en partie l’humidité à sortir de l’intérieur du corps.
i85. L’affinité de l’air pour l’humidité donne
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encore un autre principe de l’art de sécher. Cette affinité est bien plus forte quand l’air est échauffé, parce qu’il produit alors un effet équivalent à la diminution de la pression atmosphérique. Mais quoique l’air ait de l’affinité pour l’humidité, il
ne peut l absorber que dans 1 état de vapeur, et par consequent il faudra encore autant de eha-
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leur qu’en exige le changement en vapeur de toute l’eau que contient le corps à sécher, indépen-
d animent de celle qui est nécessaire pour chauffer Fair, le principal effet de l’affinité de Fair étant de rendre plus prompte l’opération de sécher (i). 11 est évident que Fair agit avec la plus grande force ; et comme l’air froid exige pour être saturé moins d’humidité que l’air chaud, il doit arriver souvent que Fair froid se trouvera très sec , et qu’il aura un effet très avantageux dans une chambre à sécher.
(1) La même force qui remplit l’air de vapeur, se nommerait attraction capillaire dans un solide qui l’exercerait sur un liquide; et solution, si c’était un liquide qui agît sur un liquide ou sur un sel, etc. Je regarde la solution d’un sel dans l’eau , et celle de la vapeur dans Fair, comme des effets semblables de la même force ; elle est la conséquence d’une attraction entre deux corps, laquelle est insuffisante pour détruire l’équilibre entre les molécules de chacun de ces corps , sans quoi il se formerait un nou veau compose; mais qui est capable de produire un mélange uniforme. Et bien loin que l’idée de solution soit en contradiction avec la doctrine des proportions définies, l’analyse exacte de cette doctrine démontrera que les cliangemens chimiques ne sont que de simples altérations des conditions de l’équilibre parmi les élémens des corps matériels, et qui, en définitive, reposent sur la même base que toute la science mécanique.
La plupart de nos chimistes paraissent croire que les
art de sécher.
186. L'air extérieur est fréquemment très humide, et toutes les fois que cela a lieu, celui qui soigne une étuve ne doit y laisser entrer cet air qu’avec ménagement; il doit aussi tenir la température plus élevée, s’il ne veut pas faire une trop forte consommation de combustible. Car , quel que soit l’état de Fair qu’on introduit, il enlève de la chaleur à proportion de sa quantité; et s’il est d’avance saturé d’humidité , il enlève moins d’eau aux objets qui sèchent. Mais en élevant sa température, vous lui donnez le pouvoir d’en enlever une plus grande quantité, et cela avec
idées de Berthollet, relativement à l’affinité, se seraient accordées avec les phénomèîies, si c’était une attraction de la même espèce que l’attraction planétaire ; mais le fait est que des changeœens chimiques ne peuvent avoir lieu que quand l’équilibre est détruit. Toute force moindre que celle qui détruit lequilibre ne produit rien qu’un déplacement ; et l’effet d’une masse du corps décomposant dans cette décomposition, doit être nécessairement très limité, et ne peut être réel que jusqu’à cette limite; ce qui est bien prouvé par toutes les opérations de chimie faites en grand. Si vous soutenez la théorie de M. Dalton, et si vous niez 1* attraction de l’air sur la vapeur, vous êtes forcé d’imaginer qu’il existe dans les gaz une force de répulsion entre leurs propres molécules, ce qui parait incroyable à tout autre qu’a un disciple de Boscovich,
une moindre dépense de chaleur, ainsi que nous le ferons voir plus loin (i).
L’affinité de Fair aide d’une manière fort avantageuse les opérations pour sécher les étoffes d’un
tissu épais et serré, les bois et autres choses de cette nature.
Les murs d’une chambre à sécher ( en n’en con- , Sidérant que la partie qui renferme l’espace où s’exécute l’opération), doivent être de telle nature qu’ils ne puissent absorber qu’une petite quantité d humidité. On pourrait les recouvrir avec des carreaux vernissés, comme ceux qu’on nomme carreaux hollandais, maçonnés ou fixés contre quelque matière faiblement conductrice. Il ne serait pas très dispendieux de border les murs avec ’des dalles minces de marbre commun. Si l’on em-
(i) L’atmomètre du professeur Leslie serait un instrument utile dans une chambre à sécher ; il mesure la quantité d humidité qu exhale une surface mouillée dans un temps donné (art. Meteorol. Nappier’s supp. to encyc.briL p. 346) ; car, quoiqu’il ne donne pas des indications sur lesquelles on puisse compter dans beaucoup de recherches météorologiques , il paraît assez convenable pour l’objet qui nous occupe. Les méthodes qui exigent une grande délicatesse d’exécution dans les opérations oit il s’agit d’évaluer des pesanteurs, n’auraient aucune utilité pour des ouvriers dans leur pratique.
ART DE SECTP'R \ \
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ployait du bois, il faudrait que ce ne fût pas de quelque espece propre à donner une matière colorante. Ainsi, l’on ne devrait pas se servir de chêne, de cèdre, d’acajou, etc. Les petits cabinets a sécher, pour l’usage des maisons particulières, peuvent être construits entièrement en bois : on peut empêcher qu’il ne se déjette en employ au t des bandes étroites en travers et qu’on fixe par des clous de cuivre ou par des chevilles de bois. pi. VI, fig. 20.) On ne doit pas y
faire entrer le fer, à cause de la rouille dont il se couvrirait. L’espace renfermé ne doit pas être plus considérable que cela n’est nécessaire pour conduire l’opération de sécher avec le degré de promptitude convenable.
189. Les étoffes peuvent être pendues h des formes ou étendues sur elles, et toujours de manière a présenter la plus grande surfifee possible a l’action de la chaleur. Chacune de ces formes doit avoir des roues pour qu’on puisse aisément les mouvoir en avant et en arrière dans des raL mires en métal. On pourrait aussi avoir des mannequins suspendus comme les châssis d’une fenêtre , ils seraient plus avantageux que les formes quon lait glisser horizontalement, parce qu’alors la chambre à sécher pourrait être, soit au-dessus, soit au-dessous de la chambre de travail; et que
outre une économie d’espace, on y gagnerait de pouvoir faire lès changemens avec plus de facilité zr/B^uJ éèb ho?ê./y
Les formes sur roues ou à roulettes se tiennent en dehors pour y placer les étoffes , et on les rentre ensuite dans la chambre à sécher; l’espace dans lequel on les conduit doit être garni de portes fermées très exactement à l’exception du moment ou l’on sort des formes et de celui où on les rentre. Chaque forme doit être faite pour une place distincte, et il doit y eu avoir au moins une de relais afin que la chambre à sécher puisse être toujours pleine. Le nombre des formes de relais doit évidemment dépendre de la facilité qu’ont les ouvriers pour tenir toujours les espaces pleins. La hauteur des formes dépend de celle de la chambre à sécher; mais celles qui sont plus élevées sont préférables, lorsque leur hauteur ne les rend pas incommodes pour le service ; la plus grande hauteur convenable est d’environ 7 à 8 pieds (a), •3*36X9 ait mJB MM ibo .àvo'krm$ èfc ... ,
(1) Feu M. Bramah avait une patente pour une méthode analogue de suspendre les objets à sécher. (Rep. arts, vol. VIII, p. 10.)
(2) Une manière très convenable de construire les formes pour sécher un grand nombre d’articles , est de les faire sur le modèle de celles de Brierly , destinées pour
190. L’air doit être échauffé avant d’entrer dans 1 espace ou sont placées les marchandises ; et il doit aussi y avoir des tuyaux placés entre les formes pour élever la température des objets qu’on fait sécher. L air réchauffé doit être introduit par différentes ouvertures dans le bas de la chambre, et immédiatement au-dessous des formes * et après avoir traversé les objets qui y sèchent, et s’être chargé de vapeur, il doit aller sortir au haut de la chambre ( i ). Les ouvertures qui répondent dans le haut à chacune des formes, doivent conduire à une issue commune à toutes et qui doit
F usage des fabriques de laine, et décrites dans les Transactions de la société des arts, etc., vol. XXXVI, p. 62. Mais celle exécutée par M. Rhodes pour sécher les tissus de laine, serait de beaucoup supérieure, si Ton pouvait la tourner convenablement, et de façon que l’axe fût vertical lorsqu’on la placerait dans la chambre à sécher. (Trans, soc. of arts, vol. XXXVII, p. yg.)
(1) Le procédé employé par MM. Strutts est exactement le revers du mien ; ils font entrer l’air échauffé par ie haut et le font sortir par le bas. Mais l’air le plus chaud et le plus chargé de vapeur doit se trouver dans le haut, a raison de sa légèreté, et l’air échauffé qui doit d’abord le traverser, se charge nécessairement de vapeur avant de se trouver en contact avec les objets à sécher , et ne peut, par conséquent, jamais agir avec beaucoup d’effet sur eux,