‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 101 sur 119 · CONSTRUCTION DES SÉCHOIRS · texte numérisé non relu

CONSTRUCTION DES SÉCHOIRS

être garnie d’un régulateur pour retarder ou pour hâter le courant, suivant les circonstances, de même qu’il doit aussi y avoir un registre pour régler l’introduction de Pair frais dans la chambre â air où doit être chauffé Pair avant d’entrer dans la chambre a sécher. Au moyen de ces registres, on pourra faire passer a volonté un courant d’air, lent ou rapide, dans une place quelconque d’une chambre à sécher (1). Mais c’est sur le régulateur du haut que l’on peut compter davantage , parce que si celui du bas seulement était fermé, il occasionnerait un tel tirage par les fentes, et une telle affluence d’air à chaque changement des formes, que l’opération se trouverait beaucoup retardée. Le registre pour faire entrer Pair froid ne doit être ouvert que de la quantité nécessaire pour prévenir la plus grande partie de la tendance à entrer de Pair des chambres de travail.

Comme chaque forme doit être à une certaine distance de celles qui P avoisinent, la vitesse du

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(i) Dons quelques chambres à sécher, on a fait, a ce qu’il paraît, usage d’éventails suspendus pour agiter fair. (Essais sur le chauffage à la vapeur, par Buchanan. ) Mais cette méthode serait tout-à-fait superflue dans une chambre dont la ventilation serait exécutée d’après mes principes»

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courant d’air sera très différente dans les divisions. 11 sera le pins- rapide entre celles qui contiennent les effets les plus^ chargés d’eau, et le plus lent dans celles où se trouvent les articles qui sont presque secs. En effet , la vitesse d’ascension doit être la plus grande partout où l’air absorbe une plus grande quantité d’humidité en un temps donné. Mais, toutes les fois qu’on fait sécher des objets, la quantité d’humidité qui s’en échappe en un temps donné, va toujours en diminuant, et elle finit au bout d’un certain temps par être insensible. L’air qui traverse des objets presque secs, les quitte sans s’être saturé d’humidité. Mais je n’y vois pas, pour le moment, de remède qui n’eût pas l’inconvénient d’entraîner à plus de dépense en travail qu’on n’économiserait en chaleur, loi. Il est possible de sécher les étoffes d’un

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tissu serré, ainsi que les objets réunis en fortes masses, avec une telle rapidité, que leur surface seule sera sècbe. Dans ce cas, on les trouvera rudes au toucher; et si on les met de côté pendant quelques jours, leur humidité intérieure se portera au dehors et les fera paraître mouillés. Lorsqu’on a cela à craindre, il faut ménager l’opération de manière qu’elle se fasse avec un moindre degré de chaleur et qu’elle se prolonge davantage. La différence dans la quantité de vapeur qui s’échappe

EXPERIENCES

pendant la durée de l’opération, rend difficile le calcul de la force de chaleur nécessaire pour produire un effet donné, parce qu’une plus grande quantité d’air que celle qui peut être saturée par la vapeur, doit traverser les objets pendant les derniers morn en s de l’opération. Pour empêcher les articles dont la matière est lâche d’être séchés superficiellement , on peut les étendre en lés de peu d’épaisseur, ou bien les tenir constamment en mouvement.

iq2. Le poids de l’eau absorbée par différent corps est très différent. J’ai fait des essais sur le papier, la soie, la toile fine, la toile à voiles, le calicot et la flanelle. M. Sylvestre (i) en avait fait avant moi sur le calicot. J’avais soin avant de peser les différens articles mouillés, de les faire tordre comme cela se pratique par les blanchisseuses. Voici à peu près les résultats que j’ai obtenus.

Poids sec.

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Flanelle........ 1 . .

Calicot . i . .

Soie . i , .

Poids mouillé.

Poids de l’eaft

absorbée.

(i) Philosophie d’économie domestique, p. 3t. Les résultats ont été 547 livres sec, ïi4o mouillé, et 5g3 livres d eau absorbée j ce qui s’éloigne très peu de mon expérience.

EXPERIENCES

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; sec.

Poids mouillé.

Poids de l'eau

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Toile de lin.

Toile à voiles. .

Papier. ....

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Or, pour que des poids égaux de ces différentes sortes d’objets pussent être séchés dans des temps égaux , la force de la chaleur pour la flanelle de-*

vrait être capable d’enlever deux livres de vapeur, tandis que celle pour sécher le calicot n’aurait besoin que d’être suffisante pour en enlever une livre, et celle pour la toile de lin , pour en enlever trois quarts de livre. Quand la force de la chaleur est la même pour chaque espèce , les temps pour sécher sont dans un rapport beaucoup moins simpîe(i). a aïoé etere l .ioail

1C 2 Ci 391 90 .89111 nom 8919/ l m

xon

(1) Soit w— le nombre de livres d’eau que contiennent les objets, et ntp le nombre de livres évaporées dans la première portion de temps. Alors le poids de l’eau qui y restera après 1' , 2', 3', etc. portions égales de temps, sera exprimé par w (1 — n ), ^ ( 1. — n. ) 2, w{\ — n) 3, etc.; si l’on nomme v le poids qui reste quand le pouvoir qu’ont ces objets pour absorber riiumidité est en équilibre avec celui de l’atmosphère, à la température moyenne , on aura 1 — n)' pour l’expression du

àaxa iïoirfT , . T, log w — log n

moment ou les objets seront secs. Lt t , - - — r — -r*1- — -,

logi - log ( 1—70

EXPÉRIENCES

i43. On peut voir dans la note de Particle précédent que Pon aura obtenu le résultat le plus economique possible en séchant 5 lorsque la quantité d’humidité évaporée dans un temps donné

oc

• 39 t ion 7IJ9JR[iO jgi qK <^r)'TOl F T

Maintenant il parait, d’après quelques experiences que

j’ai faites pour constater le poids de l’eau > qu’on peut retirer d objets qui, séchant dans une chambre à sécher, sont arrivés au point qu’on les regarde ordinairement comme secs; il parait, dis-je, que v est égal à la douzième

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