‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 16 sur 119 · MESURES D’EFFET DES COMBUSTIBLES · texte numérisé non relu

MESURES D’EFFET DES COMBUSTIBLES

spéculations auxquelles certaines personnes aiment à se livrer , semblables à ces hommes qui essayèrent de trouver le mouvement perpétuel dans un siècle où les lois immuables de la mécanique n’étaient pas aussi bien connues , ou bien encore à ceux qui, dans l’enfance de la chimie, tentèrent de convertir en or les plus vils métaux.

Nous pouvons considérer la nature et l’effet du combustible, soit employé dans son état naturel, soit préparé artificiellement. La houille, le bois, la tourbe, etc., appartiennent à la première classe : dans la seconde sont compris le coke ou charbon de bouille, le charbon de bois, les briquettes préparées, etc.

i4- Dans tous les cas où il est nécessaire de se procurer, en peu de temps, un feu très ardent , ou de le soutenir avec une grande énergie , on ne peut se dispenser d’employer le combustible dans son état naturel ; mais une chaleur modérée se soutient plus aisément, et exige moins de soins, si l’on se sert de combustible préparé; c’est aussii le moyen le plus économique d’obtenir une chaleur lente et régulière. Ainsi, c’est le but qu’on se propose qui doit, en général, déterminer dans le choix du combustible qu’il convient d’employer. Dans un appareil à vapeur, on doit chercher à porter, le plus promptement possible-

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l’eau en état d ebullition • mais dès qu’elle y est arrivée, il est très économique d’entretenir un degie régulier de chaleur avec un combustible qui bi uie lentement, afin de fournir a la dépense en vapeur. A cet effet on peut employer avec grand avantage le coke , ou bien un mélange de houille et de poussière de houille \ mais on n’a pas partout la facilité de se procurer ces espèces de combustibles.

15. Quelque espèce de combustible que l’on juge le plus convenable pour l’usage, il est très essentiel qu’il soit le plus sec possible • autrement une grande partie de la chaieur qu’il produit se perd en réduisant en vapeur Peau dont il est chargé , vapeur qui s’échappe par la cheminée sans aucune utilité. Le comte de Rumford est, je crois, le premier qui ait observé la différence d effet qu’on obtient en employant du combustible mouillé (t). Il est d’autant plus nécessaire d’arrêter sur ce fait l’attention de mes lecteurs, qu il arrive très souvent que l’on place sansnécessité le combustible dans des endroits humides ou exposés aux injures de l’air.

16. Afin de comparer les effets des diverses espèces de combustible , il est bon d’adopter uq

(?) Essais, vol. II , p.

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terme de comparaison qui puisse en même temps abréger les calculs, et les rendre plus clairs et plus intelligibles. Sans donc m’arrêter aux mesures que d’autres ont employees, j en emploierai une qui m’est propre, et dont j’ai reconnu Futilité dans les recherches actuelles, et dans d autres analogues.

Je prends pour mesure de l’effet d un combustible la quantité en livres avoir du poids qui peut élever la température d’un pied cube d’eau, d un degré du thermomètre de Fahrenheit (î).

17. Et comme le terme de l’eau bouillante, ou 212° (80 K.) est à 180 au-dessus du point de la glace , la quantité de combustible qui éleverait d’un degré la température d’un pied cube d’eau , étant multipliée par 180, donnera le nombre qui exprime celle qu’il faudrait employer pour porter à l’ébullition un pied cube d’eau pris au point de congélation , ou a 32° (o® R.

(1) Cette règle peut également servir en employant la graduation du thermomètre de Réaumur. La quantité de combustible nécessaire pour élever d’un degré à ce thermomètre la température d’un pied cube d’eau, étant multipliée par 80, donnera celle qu’il faudrait employer pour porter à l’ébullition un pied cube d’eau pris au point de congélation. (Note du traducteur,)

MESURES U EFFET DES COMBUSTIBLES. 35 De même , en prenant la différence entre Î0° R.) et la température de l’eau qui entretient la chaudière, et en multipliant la quantité de combustible nécessaire pour élever d’un degré la chaleur d’un pied cube d’eau par cette difference on aura la quantité de combustible qui fera bouillir leau. Lorsque l’eau est à une température moyenne ou à 5a- fo- R.) , Ja différence est 160°, et il ne faut que les sept huitièmes du combustible nécessaire pour porter à l’ébullition de l’eau au terme de la glace .

18. On connaîtra la quantité de combustible necessaire pour réduire en vapeur un pied cube d’eau bouillante, en multipliant la chaleur latente de la vapeur par la quantité de combustible qui peut elever d’un degré la température d’un pied cube d’eau. Le docteur Ure a déterminé, par des expériences exactes , la chaleur latente de la vapeur j elle est de 967° (1); donc si l’on multiplie par 967 la quantité de combustible qu’il faut pour élever d’un degré la température d’un pied cube d’eau , on aura la quantité nécessaire pour convertir Veau bouillante en vapeur (2).

1.) Magasin phiios°ph.,v. LHI.p. ,94. Lesex^i^ c e M Watt lui ont donné 960» pour la chaleur latente, v ni. mécan. de Robison , p. 8 , Note de M. Watt. )

(2) On appliquera cette règle à la graduation du tbcr-

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