‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 28 sur 119 · LOIS DU REFROIDISSEMENT · texte numérisé non relu

LOIS DU REFROIDISSEMENT

vapeur, l’effet de la chaleur reste constamment îe même, si ces tuyaux sont partout de même épaisseur , et si l’exces de chaleur est aussi le même; c’est-à-dire que , dans cette supposition , la perte de chaleur est égale dans des

temps égaux.

38. Mais, les tuyaux ou les autres vaisseaux restant les mêmes , si la température de l’air à

chauffer, ou si la surface qui perd de la chaleur diffère dans des temps différens, la chaleur qui se perdra dans un temps donné sera en raison directe de l’excès de température de la surface du corps qui éprouve cette perte (i), dans un milieu ga-

-irJ noons'* m .. y r ws'ns'ü eoauno sçc anv;

gasq sldmoi ou Ii f jemo a3 «tfioiiôb kbsjê Jouia ixsj tue.

(1) Cette loi de refroidissement est simple et presque exacte. Elle a été découverte par Newton ( Transactions philo soph. 1701). Le docteur Martine la croyait, erron-

née; mais Krafft et Richemann l’ont trouvée juste pour les températures peu élevées (Thomson’s chemistry, vol. î, p. 58, and. Young’s nat. phil. , vol. 11 , p«4°4 )• Des expériences semblables ont été faites depuis par le professeur Leslie ( Inquiry, chap. XIV , ) par Dalton et autres. Tous prouvent assez bien cjue cette loi peut être considérée comme exacte quand la différence de température ne s’écarte pas de 1800 ( 66° R. ). Mais Dulong et Petit ont fait nouvellement, avec beaucoup de soin, une série d’expériences sur les lois du refroidissement, desquelles il semble résulter que cette loi devient inexacte quand la

LOIS DU REFROIDISSEMENT. n5

zeux ou dans tout fluide qui est tenu en mouvement.

3 9* même, si îa substance employée pour

former les tuyaux ou autres vaisseaux varie, la quantité de chaleur qui se perdra variera aussi , ainsi que le prouvent les expériences du professeur Leslie, et celles de Dulong et Petit (1).

4o. Il est encore évident que la quantité de chaleur perdue dans un temps donné est en raison

t *|J f iiiw MTtrvnn 0 +

différence de température est plus considérable. Cependant ^ après avoir examiné avec une grande attention le mémoire qu’ils ont publié, il ne m’a pas paru qu’ils aient évite toutes les causes d’erreur qui se rencontrent en traitant un sujet aussi délicat. En effet, il ne semble pas qu’il soit possible, avec un appareil compliqué, d’obtenir la mesure du refroidissement indépendante de l’effet de la puissance conductrice de cet appareil, effet qui doit être considérable lorsque la température du corps échauffé excède de beaucoup celle des corps environnans (Thomson’s annals

of philos. XIII). Mais leurs recherches prouvent aussi que la loi de Newton est suffisamment exacte pour la pratique. Si la chaleur se perdait dans un fluide ou dans un

milieu gazeux autre que l’air , il y aurait une différence

d’effet ; il paraît, d’après les expériences de Sir H. Davy,

que les corps se refroidissent plus vite dans l’hydrogène

que dans les autres gaz. ( Researches on flam, Phil, Trans. 1817. )

(1) Annals of phil. XIIF, 177,

Page 1