‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 29 sur 119 · LOIS DU REFROIDISSEMENT · texte numérisé non relu

LOIS DU REFROIDISSEMENT

directe de là surface, quand les tuyaux sont de formes semblables, mais non pas autrement, parce que Faction de la va peur n’est pas égale sur toutes les parties de la surface d’un tuyau, la partie supérieure étant toujours plus chaude que l’inférieure ; et la même différence a lieu , mais à un moindre degré , pour tout autre fluide renfermé. Cependant nous pouvons, avec une exactitude suffisante pour notre objet , regarder l’effet comme proportionnel à la surface. Ii résulte de quelques observations faites par moi sur la chaleur de la partie inférieure des tuyaux à vapeur, que cette chaleur est d’environ 180°

(66* R.) 5 de sorte qne la chaleur moyenne 11e peut pas être de plus dé 200° ( 76° R. ) , quand la température de la vapeur produite est de 2200 (83° R.), ou de deux livres et demie par pouce carré au-dessus de la pression atmosphérique.

/\\. On désigne en général par l’unité la chaleur spécifique de l’eau ; ainsi nous pouvons exprimer l’effet produit par un tuyau à vapeur par le nombre de degrés dont une portion déterminée de la surface de ce tuyau élèverait la température d’un pied cube d’eau ; alors la quantité en pieds cubes de tout autre corps, qui serait élevée au même degré de chaleur, serait en raison inverse de sa chaleur spécifique, ou serait le dé-

EXPÉRIENCES SUR LE REFROIDISSEMENT. yj

nominates de la fraclion qui en exprimerait la chaleur spécifique. Il faudrait donc, pour élever d\m degré la température de 285o pieds cubes d’air, une surface égale à celle qui élèverait d’une même quantité la chaleur d’un pied cube d’eau. {V. art. 20.) | milieu

Expériences sur le refroidissement , ou de l'effet des surfaces sur la perte de la chaleur.

il. . 93 8 ui £i Isnnoij” t oiîxxxiqo Îîülsi 'fob

42* Je n ai pas dû, en faisant des expériences

^sur le refroidissement , employer la vapeur, parce qu elle n est pas propre à donner une mesure d effet très exacte. Je me suis donc servi de l’eau chaude 3 et le moyen que j’ai employé est simple et facile à répéter. Il consiste à remplir d’eau chaude un cylindre, et a observer le temps de son refroidissement, de manière à avoir deux mesures cl eüet : la premiere, donnée directement par 1 observation , et 1 autre déduite des lois du refroidissement.

IXj-jCOiV ki h " j r- j . "* ; ig j

Les cylindres dont je me suis servi étaient en tôle , en fer-blanc ou de verre , et choisis aussi semblables qu’il m’a été possible de les trouver (Voyez fig. 1 5, planche IV). Le même couvercle servait a tous; il était en étain , et recouvert d’environ un pouce d’épaisseur Je Landes alternatives

de flanelle et de coton , afin de pouvoir regarder comme insensible la perte de la chaleur dans cette partie. Un trou percé dans le couvercle laissait passer la tige nue d’un thermomètre T qui 7 au point même de sortie, répondait au i5o° (52° et demi, R.). La boule du thermomètre se trouvait alors à moitié de la hauteur du cylindre , comme on peut le voir en À , a environ un quart de pouce du côté du cylindre. La graduation du thermomètre était exécutée sur la tige même , et les cylindres étaient suspendus par des cordons de coton d’un tissu peu serré , afin de prévenir toute déperdition de chaleur. Il est évident que si Ton observe le nombre des degrés du thermomètre qui indique le refroidissement pendant une minute , on aura pour mesure de la déperdition de chaleur ce même nombre de degrés (1). Afin de bien faire ces observations directes, après avoir

(r) Si c est le nombre de pouces cubes d’eau employés dans les expériences , et n le nombre de degrés refroidis

Cïh

dans une minute, alors — — sera égal à FefiPet e > tel qu’il

est employé dans la note suivante. De même, si b représente la surface en pouces, on aura . .

en

rempli d’eau bouillante un cylindre r et y avoir adapté le couvercle, j’attendais que le thermomètre fût descendu à i8i° (66° 2, R.), et alors je comptais les secondes jusqu’à ce qu’il fût tombé à 180 et à 1790 (65,8 et 65°, 33 R.). J’observais aussi le temps que le thermomètre mettait à descendre a i5o° (o2°,5 R.); enfin je tenais compte delà chaleur spécifique du cylindre, en ajoutant la quantité d’eau qui lui est égale au nombre des pouces cubes de l’eau.

ierc Expérience. — Je me suis servi d’un cylindre en fer-blanc très légèrement terni, dont la surface était de 79 pouces carrés. J’y ai ajouté 62,28 pouces cubes d’eau , quantité équivalente à la chaleur spécifique du cylindre. La température de la chambre n’a pas varié d’un quart dedegré(o, 1 1 R.) de la température de 55* et demi (io,44a R.) pendant l’expérience. Le refroidissement du 18 1° au *79° (de 65°, 8 à 65°, 33) s’est fait en i58 secondes ; d’où l’on peut conclure que la perte de la chaleur est de o°,76 (o,33 à o,54 R. ) par minute. Quand l’excès de température est de

Jf i f' î" s 'p':, ' -, •»

de 180 à ioo° (de 65,8 à 52°, 5 R.), le refroidissement s’est fait en 46 minutes, d’où l’on corn-

8ü EXPÉRIENCES SCR LE REFROIDISSEMENT.

dura que la perte par minute est de oe,j5g (0,337° R-)- Quand l’excès de chaleur est de 124°, 3 (55°, 35 R.) (i), les deux modes d’observation donnent à très peu près le même résultat, et le nombre constant qu’on en déduit est de o°,ooo4, (2).

' ^ aiien QiipMttq lI-t;

(1) SoitD la différence de température au commencement de l’observation, d la différence à la fin d’un nombre t

1* 4* i iji 0É1V eruv ? î rv i

de minutes , et mD la perte de chaleur pendant la première minute. Alors on a D (1 — in')1— d ( Playfair’s out

lines of nat. phil. , vol. I , art. 3 1 3. ) , ou 1 — m.

11 est donc facile de calculer, à l’aide des logarithmes, la valeur de raD. Dans l’observation qui nous occupe

et t — 46' ; ce qui donne 7/zx=o;oo6i ,

• {lit iÜfïSlî JLJdRM ■*-' ÿ - “ 1

et 7?iD =: o 7rj5c)^5.

(2) Soit T la température du corps qui perd de la chaleur , et t la température du milieu environnant. Soit en» core s la quantité de surface , et e le nombre de degrés auquel on élèverait la température d’un pied cube d’eau avec une quantité de chaleur égale a celle qui se perd , et employons les mêmes lettres, mais accentuées -, pour dési-

experiences sur i,e refroidissement. 8i

Dans une autre expérience, j’ai eu pour nombre

gner les mêmes choses dans les expériences. Alors, la quant, té de chaleur perdue dans une minute étant en raison d.recte de la surface et de la différence de température, on aura (’ T — t' ):/”«( T~t ) • e

Donc r — T — t) . ‘ i

s' ( X' i' y111 puisque nous ayons (note pr.)

7 ~ TTb’ nous aurons ici « = Lurs(lue

le corps qui se refroidit est contenu dans un vase de ferhlanc, légèrement terni ou comme il le serait après

quelque temps d’usage, alors o,ooo/[i,s- ( T 0 =

c’est-à-dire égale le nombre de degrés de l’échelle dé Fahrenheit, dont serait élevée en une minute la tempéra» ture d’un pied cube d’eau»

Si le corps qui perd de la chaleur est contenu dans un vase de verre, alors l’expérience donne

ou égale le nombre dedegrés de l’échelle de Fahrenheit, dont

la température d’un pied cube d’eau serait élevée en une minute.

Si le corps qui se refroidit est contenu dans un vais-

seau de fer o , ooo738 s ( T — r ) == e , ou le nombre de

degrés Fahrenheit, dont la température d’un pied cube d eau serait élevée en une minute.

Les mêmes formules peuvent servir pour déterminer n a perte de chaleur dans une chambre entretenue à une temperature plus élevée que l’air extérieur. Dans ce cas e

expnme le nombre de degrés auxquels seront élevés Jo pieds cubes d’air,

8a EXPÉRIENCES SUR UE REFROIDISSEMENT.

constant à peu près o,ooo43. Le terme moyen entre trois expériences est o,ooo4i (0,0009228 si l’on calcule sur l’échelle de Réaumur).

2me Expérience . — Je me suis servi d'un cylindre de verre dont la surface était de 71 pouces carrés. Et la quantité d’eau ajoutée à la quantité équivalente a la chaleur spécifique du cylindre a été de 61,2 pouces cubes. La température de la chaleur, pendant l’expérience , était de 56° et demi (environ 1 i° R.). Le refroidissement de 181 à 179° (65,8 a 65°, 3) s’est fait en 109 secondes , ce qui porte la perte à i°,i par minute (o°,48 R.), quand l’excès de température est

Le temps que l’eau a mis à se refroidir , de 180 a i5o° (de i5°,3 R.) a été de 3i minutes et demie, ce qui donne i%oy5 par minute de perte de chaleur , lorsque l’excès de température est de 123°, 5. Le résultat des deux méthodes est donc encore ici d’accord.

Le nombre constant , calculé d’après cette expérience , est de 0,00064 4} une seconde expérience a donné 0,00061 5, et une troisième 0,00066. Comme le nombre o,ooo644 ne s’éloigne pas de la moyenne entre ces trois données , et que l’ex-

pérjence qui l’a donné a été faite dans une chambre dont la température est restée très uniforme, nous ïe prendrons pour servir de base aux règles

^Expérience. - J’ai employé, pour cette experience , un cylindre en tôle, dont la super-

■ ‘° était noire> comme est celle des feuilles de tôle qui sortent de la main de l’ouvrier. L’étendue en surface, était de 76,7 pouces carrés, et la quantité d’eau, ajoutée à une quantité équivalente a la chaleur spécifique du cylindre, a ete de 61,7 pouces cubes. Le thermomètre s’est tenu dans la chambre, pendant l’expérience, à 5*7° (n° R. environ).

De 180 à 1790 (65°, 8 — 65°, 33 R.) Je refroidissement s’est fait en iot secondes; ce qui donne à peu près i°,2 (o°,53 R.) de perte de chaleur par minute, quand l’excès de température est ‘de 1800 — 57= 123° (54,66 R.).

) De 180 à ,5o° ( ,3° 3 R. ) le refroidissement s est lait en 29 minutes; ainsi la perte de chaleur

f de '°’18 Par minute (o°,49 R-), quand l’excès de temperature est de i23° (54,66 R.). Le nombre constant, déduit de cette opération, est o, ooo656. Je 11e pus répéter cette expérience que plusieurs jours après celui où je l’avais faite, et , en examinant mon cylindre , je m’aperçus que le oir c e la suiface en était détaché; ayant achevé

de l’enlever en frottant , la surface du cylindre se trouva d’un brun dérouillé, Dans cet état , le milieu entre deux expériences me donna 0,000788 pour nombre constant ; et comme la surface était alors bien plus semblable à celle des tuyaux en fonte qu’avant d’être dépolie , j ai pris pour nombre constant des règles 0,000788 ( o,ooi65o pour l’échelle de Reaumur).

L’effet comparatif des différentes surfaces est, d’après les expériences précédentes ,

Fer-blanc , . . . . . ioo

Verre,. . .

Tôle noire et polie , . . i56

Tôle brune rouillée

A Taide de ces données, ii est facile de calculer la quantité de surface de tuyaux à vapeur, etc., pour entretenir une chambre à une température donnée, lorsqu’on aura évalué d’avance le degré de ventilation et la perte de chaleur, ainsi qu’on l’indique dans le chapitre où l’on traite ces sujets (Voyez chap. FY).

43. Pour faire ce calcul , il faut connaître quel est le degré le plus bas où puisse descendre la

température de Fair extérieur, ou de Fair qui doit fournir la ventilation. Dans le climat de Londres, on peut prendre 3o°(i au-dessous de oil.) pendant le jour- mais, pour la nuit, il faut supposer que le plus grand froid fait descendre à o° ( — i4°R.) le thermomètre de Fahrenheit. Il est très saie ([u on en éprouvé dans ce pays un plus rigoureux. Il faut aussi connaître la température à laquelle on veut entretenir la chambre, ou la place qu’on veut échauffer, dans la supposition d’un froid aussi considérable, et la quantité d’air qu’il faudra élever de la température extérieure à celle de la chambre, pour remplacer la perte de chaleur en entretenant la ventilation ( Voyez art. 68 — r0 ) On a observé que la température moyenne de la surface du tuyau qui contient la vapeur, est, sous la pression ordinaire, de 200° (y4°,66 Fi.) , (art. 40.)

44- Regie. — Multipliez les pieds cubes d’air qu’il faut échauffer, par minu(e , pour remplacer la ventilation et la perte de chaleur , par la différence entre la température à laquelle la chambre doit etre entretenue, et celle de l’air extérieur , en degrés du thermomètre de Fahrenheit ; et divisez le produit par 2,1 fois la différence entre 200 et la température de la chambre ; le quotient donnera la quantité de surface de tuyau

de fonte qui suffira pour maintenir la chambre à la température demandée (i).

Cette régie est applicable à tous les cas où, pour chauffer au moyen de la vapeur, on emploie des tuyaux de fer ; on en trouvera des exemples

(i) Nous avons établi (art. 4 2 ? note) que, si s85o pieds cubes d’air sont élevés d’irn nombre de degrés e dans une minute , on trouvera , en nommant a le nombre constant 7 as (T — t ) ~ e. Or, dans l’exemple présent t doit être la température de la chambre et e la différence entre cette température et celle de l’air extérieur ; donc e—i — /. tf étant la température de Pair extérieur. D’ou l’on con-

dura as ( T — t ~) — t — t' . Et s — — - — „

Si l’on représente par A le nombre de pieds cubes d’air à diauiler par minute, pour remplacer la perte de chaleur,

A ( jf — / )

on aura s — ~85Ô~jT( T - jT) ’ 5 e^an^ a quantité de

pieds carrés en surface de tuyaux qui chaufferait la quantité A de pieds cubes d’air , de manière à en élever la température au nombre t — t de degrés du thermomètre de Fahrenheit.

Quand les tuyaux sont en fonte , a — 000738, et l’on a

s — - “r. Par la règle établie dans le texte,

T = 200 , donc s — ^ ^ j ce qui donne le même

résultat que la règle.

DEPENSE EN COMBUSTIBLE

dans les chapitres où Ton s’occupe spécialement des divers emplaeemens qu’on a coutume de réchauffer avec la vapeur.

45. Nous avons maintenant à çhèrcher quelle quantité de combustible est nécessaire pour chauffer une surface donnée de tuyau. Nous pourrons ainsi connaître la consommation , dans le cas où bon a besoin du maximum d’effet. Nous serons encore en état d’évaluer la consommation moyenne pendant la durée d’une saison , mais avec moins de précision , attendu que celle-ci dépend de l’état du temps. Dans ce dernier cas, il faudrait déduire la moyenne température d’observations faites seulement pour la saison où l’on a besoin de chaleur artificielle, et la durée moyenne de cette saison serait déterminée par une suite d’observations continuées pendant plusieurs années. Je donnerai, pour un petit nombre de cas, des calculs de ce genre : je choisirai pour exemples ceux où la connaissance préalable de la consommation a faire me paraît de quelque utilité * car, quoique ces calculs ne puissent pas être rigoureux pour une année en général, ils pourront être regardés comme assez exacts, étant pris pour le terme moyen entre plusieurs années. Peut-être plusieurs de mes lecteurs se trouveront-ils en état de calculer d’après une connaissance plus précise

DÉPENSE EN COMBUSTIBLE

de la température moyenne et du temps ou la chaleur artificielle est nécessaire. J’ai puisé mes notions particulières dans les tables météorologiques.

46. Si beau condensée rentre dans la chaudière sans perte de chaleur , la meme quantité de combustible nécessaire pour porter à l’ébullition un pied cube d’eau prise à la température moyenne ? suffira pour chauffer 26 pieds de surface de tuyau de fonte pendant une heure , lorsqu’on devra entretenir la température de la chambre à 6o° ( 1 20 R.) (1), et supposant que l’eau qui entretient la chaudière y entre à 52° (q° R.), alors (art. 19) 7X 26= 182 pieds de surface de tuyau à vapeur condenseront un pied cube cl’eau par heure.

0) Dans une note précédente, nous ayons trouvé que le rapport entre la surface d’un tuyau à vapeur et la perte de chaleur était exprimé par 0,000738 s ( T — —

Si l’on fait e ~ 160°, on aura 0,000738 s (T — t)" 160. Dans ce cas , s est la surface en tuyaux qui élèverait de ï6o° la température d’un pied cube d’eau, ou qui le porterait à l’ébullition, si l’eau était prise à la température moyenne. Mais nous avons pris T, chaleur moyenne de la surface des tuyaux, de ?oo°, et nous avons supposé une heure pour le temps j dans ce cas, l’équation devient

s = I0~. s étant la surface des tuyaux et t la tempé-

rature de la chambre. Si / — 60 , on aura s — 26.

On calculera de même pour toute autre température.

DÉPENSÉ EN COMBUSTIBLE. gg

4-7* Si la chambre doit être entretenue à 8o° de chaleur (21 0 R.)? la même quantité de combustible chauffera 3o pieds de surface de tuyaux à vapeur pendant une heure, et 210 pieds de tuyau condenseront j dans le même temps, un pied cube

d’eau , si celle qui entretient la chaudière est à 52° (g° R.),

48. Enfin si l’on veut entretenir à i oo° (3o° R.) la chaleur de la pièce , la même quantité de combustible suffira pour 36 pieds de surface de tuyau pendant une heure, et 2S2 pieds de tuyau condenseront un pied cube d’eau dans le même temps.

49- Nous avons vu ( art. 23) que la quantité de charbon nécessaire pour produire cet effet, élait 1, 2 liv. : mais 1, 2 liv., est la soixante et dixième partie du boisseau • donc un boisseau de charbon de Newcastle suffira, par heure, pour fournir à 1820 pieds de surface de tuyau la chaleur nécessaue pour entretenir a 6o° ( 1 2°R.) la température d’une chambre.

La même quantité fournira assez de chaleur à 2 100 pieds, pour l’entretenir a 8o°(2[°R.) a 2820 pieds, pour l’entretenir à ioo° (3o°R.)

Lorsque lean condensée ne peut pas rentrer dans la chaudière, on perd environ de chaleur; alors il faut réduire d’un ^ la quantité de sur-

DÉPENSE EN COMBUSTIBLE

face qui peut être chauffée avec la meme quantité de charbon.

11 faudra , dans ce cas, augmenter la quantité

de combustible, en raison de la perte plus grande de chaleur de la chaudière 5 et si 1 on n a pris aucune précaution pour prévenir cette perte à la surface, il faudra mesurer cette surface , et en tenir compte en diminution de la quantité déterminée ci-dessus de surface de tuyau à vapeur. Mais si la chaudière est établie dans un endroit découvert et exposé à un air plus froid que celui du local échauffé par les tuyaux, il faudra faire un calcul séparé pour la perte de chaleur de la chaudière. Dans des cas semblables, la perte de chaleur à la chaudière se trouvera souvent égale à Feffet des tuyaux auxquels elle fournit la vapeur, et la proportion sera d’autant plus grande que la chaudière sera plus petite j il ne faut donc pas s’étonner en voyant 1 enorme quantité de combustible employé inutilement dans plusieurs circonstances où l’on a fait usage de la vapeur. Une chaudière de 70 pieds carrés de surface , placée dans un endroit non couvert, et au 32° du thermomètre de Fahrenheit (o de R.), doit consommer , en pure perte, un boisseau de charbon

en 24 heures.

5o. Quand la surface des tuyaux est propor-

DÉPENSE EN COMBUSTIBLE. gj

i tonnée de manière à produire l’eftèt demandé (art. 44), l’article 4g donne un moyen facile de connaître la quantité de combustible nécessaire pour entretenir la vapeur. 11 ne faut que réduire en pieds carrés la quantité de surface des tuyaux , et diviser par 1820 ce nombre de pieds; alors on aura la quantité de boisseaux ou de parties de boisseau nécessaires pour la consommation d’une heure, lorsque la température de l’endroit à chaufler doit être entretenue à 60° ( i3° R.). Le nombre e pieds carrés de la surface des tuyaux étant divisé par 2100, le quotient sera la quantité de boisseaux necessaire par heure pour entretenir la temperature a 8o°(2i° R.). Enfin le diviseur sera 25ao m la temperature doitêlre maintenue à ioo°(3o° R.)

Exemple. Une chambre est entretenue à 1 oo° de chaleur par 58o pieds de tuyaux à vapeur; 011 demande combien il faut de charbon de Newcastle pour entretenir la chaleur de la chambre pendant dix heures? On divisera 58o par 25ao , le quotient O, a3 indiquera la consommation par heure. Ainsi pour 10 heures on trouvera que cette consommation devra être de deux boisseaux et trois dixièmes.

^ esl; nécessaire de connaître la quantité ‘ eau <îui sei'a condensée dans un temps donné, four pouvoir régler la quantité à fournir à la chau-

92 DÉPENSE EN COMBUSTIBLE

dière, particulièrement lorsque Peau condensée n’est pas reconduite dans la chaudière. Or, j’ai fait voir (art. 4 6 , 47 4$) quelle quantité de sur¬

face de tuyau à vapeur peut, à différentes températures, condenser un pied cube d’eau. Si donc on connaît la surface entière , on n’a qu’à la diviser par le nombre qui exprime la quantité de surface nécessaire pour condenser un pied cube d’eau; le quotient donnera, en pieds cubes, la quantité d’eau nécessaire à l’entretien de la chaudière.

52. Pour évaluer la dépense en combustible pendant une saison , nous considérerons deux cas particuliers , et le calcul deviendra très facile en prenant .pour base la quantité d’eau à réchauffer. Le premier cas est celui où le feu doit être constamment entretenu pendant toute la saison; le second celui où l’on n’en a besoin que pendant un certain nombre d’heures chaque jour.

53. Lorsque le feu doit être entretenu constamment pendant la saison , la quantité d’air à échauffer est égale à celle nécessaire pour remplacer la perte de chaleur, et pour fournir à la ventilation. On trouvera aux articles 68, 70, etc., la manière de déterminer cette quantité ; elle y est évaluée en pieds cubes par minute : or, il y a 1 44o minutes dans un jour; ainsi, en multipliant

DÉPENSE EN COMBUSTIBLE, ^3

par 1440 ce nombre de pieds cubes, on aura pour produit la quantité d’air à réchauffer par 24 heures.

Si le local doit être entretenu à 56° (10 à n° R.)? le nombre de jours où l’on aura besoin d’une chaleur artificielle sera, une année dans l’autre, et dans les environs de Londres, de 220. 220 x i44o ou 3 1 6800 pieds cubes représentent donc la quantité d’air qu’il faudra réchauffer.

La température moyenne des 220 jours, dans le climat de Londres, est de 4o° (3°, 55 R.), par conséquent l’élévation moyenne de température a produire est 56 — 40=16 degrés (7° R.) • multipliant donc ce nombre 16 par 3 16800, nous aurons 5, 068, 800 fois la quantité d’air nécessaire pour entretenir la ventilation, et suppléer à la perte de chaleur pendant une minute, et dont il faut élever d’un degré la température pour toute la saison • mais, 0,00000262 liv. de charbon de Newcastle éîeveront d’un degré (échelle de Fahrenheit) la température d’un pied cube d’eau (art. 23), et le boisseau de charbon pèse 84 livres. En faisant le calcul on trouvera que, dans ce cas, la consommation en boisseaux de charbon pendant une saison , peut être évaluée ,-sans erreur sensible à la sixième partie de la quantité de pieds cubes d’air nécessaires pour entretenir la ventilation, et suppléer a la perte de chaleur pendant une mi-

C)4 DÉPENSE EN COMBUSTIBLE

nute (i), proportion qu’il est facile de retenir dans sa mémoire.

S’il est nécessaire d’entretenir la température à 60® ( 1 2° et demi R.), alors, dans le climat de Londres , le nombre moyen des jours où l’on aura besoin de chaleur artificielle , sera de 260 , et le nombre de boisseaux de charbon qu’il faudra, sera égal à 0,21 fois la quantité de pieds cubes d’air nécessaires pour remplacer la pertede chaleur et fournir à la ventilation pendant une minute.

Ce calcul s’applique également aux serres chaudes (Voyez chap. IX).

5 4* Lorsqu’on n’a besoin d’employer le feu que pendant un certain nombre d’heures par jour, on est obligé de réchauffer, chaque matin, tout Fair de l’appartement ainsi que la chaudière , les tuyaux et les parties solides du local. On pourra

(1) Dans l’intérêt des lecteurs qui n’entendent pas l’algèbre, je me suis borné à donner les résultats dans l’exemple présent. Je vais ici le généraliser. Soit D le nombre de jours où la chaleur artificielle est employée , / la température moyenne pendant ce temps , t ïa température à laquelle on doit entretenir l’endroit chauffé. Soit encore/* la quantité en livres de combustible nécessaire pour élever d’un degré la température d’un pied cube d’air ; A le nombre de pieds cubes d’air à chauffer par mi-

DÉPENSE EN COMBUSTIBLE

très facilement déterminer la quantité de combustible , en comptant le nombre d’heures de plus qu’il faudrait entretenir le feu pour élever la température, et conserver le même degré de chaleur pendant le reste du jour ; pour tout le reste, le calcul peut se faire de la même manière que dans le cas où le feu doit être entretenu jour et nuit.

nute, h le nombre d’heures pendant lesquelles la chaleur doit être continuée, et F la quantité de combustible à dépenser pendant la saison , on aura :

60 AADA ( t — tf ) / — F en livres ,

ou

60AM ( t — i' )f AM)/ ( t — t' )

en boisseaux de charbon.

Si l’on se sert de charbon de Newcastle

on a donc 0.00000187 AM ( t — t' ) — F en boisseaux.

Et si h 24 j P = 220 ; et t — t = 16 comme dans le texte , on trouve

o, 157 A — F en boisseaux;

ce qui donne, avec une exactitude suffisante, = F en

boisseaux.

q6 dépense en combustible.

On pourrait dire que la chaleur moyenne du jour doit, être un peu plus grande que celle du jour et de la nuit réunis ; mais la différence n’est pas assez considérable pour y faire attention , dans des recherches où l’on n’a pour but qu’une évaluation approchée de la dépense en combustible qu’on aura à faire en une année»

ventilation..

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