CHAPITRE IX. Oi
Des serres chaudes et des diverses autres constructions destinées à ia culture et à la conservatwn des plantes.
« L’art impatient s’arme contre » l’absence du soleil, et commande » à l’hiver de produire les fruits du » printemps.
Youjtg.
i4& Les plantes qui, dans ce pays, exigent une chaleur artificielle, sont en général rangées en deux classes dans les catalogues , savoir : en plantes d’orangerie et en plan tes de serre chaude . Ces plantes, produit de climats différens du nôtre, ne peu» vent être conservées dans ce dernier qu’au moyen d’une chaleur factice. On est obligé de leur créer un climat approprié à leur manière d’exister ; mais, pour qu’elles puissent parvenir autant que possible à leur perfection naturelle, ce qu’il y a de mieux à faire est de faire correspondre les épo-
284 température pour les plantes.
ques de plus grande chaleur et de plus grand froid
avec celles de notre climat.
Dans la construction des bâtimens destinés à ces sortes de plantes, le moins que l’on puisse faire est de s’attacher à ce qu’elles puissent y être rangées avec propreté, et convenablement exposées à la vue; mais on va souvent plus loin, et Ion orne avec le plus grand luxe ces bâtimens. A mon avis, les beautés de l’architecture ne paraissent jamais avec plus d’avantage que lorsqu’elles sont associées aux beautés de la nature.
On emploie aussi la chaleur artificielle pour bâter l’époque de la fructification des plantes, et pour produire les fruits de climats plus chauds. Ou doit, pour atteindre ce but, chercher à économiser la chaleur, et n’avoir d’autres constructions que celles qui permettent le mieux de soigner les plantes, et qui sont les plus propres à produire le résultat demandé, avec la moindre dépense possible.
i/\n. On ne saurait entrer ici dans le détail de tout ce qui a rapport a la conduite des plantes , mais quelques recherches à cet égard ne peuvent qu’être utiles, parce qu’on n’aurait autrement qu’une connaissance imparfaite de la quantité de chaleur nécessaire aux différentes espèces de serres. Ces recherches doivent évidemment se borner à ce qui concerne la température; un jardinier au
rait à examiner d’autres objets, et qui ne sont pas d’une moindre importance (ï).
La température qui, dans l’état de nature, se trouve être la plus favorable, doit très vraisemblablement être celle qui convient le mieux à la chaleur artificielle ; la méthode ordinaire d’entietenn une temperature a peu près uniforme, n est pas la bonne méthode de traiter les plantes : un temps de repos est aussi nécessaire chaque jour à une plante qu’à un animai; elle ne peut, sans en souffrir, être exposée constamment à la même force excitante de chaleur, comme le prouve l’état de faiblesse et de maladie dans lequel se trouvent les plantes de serres chaudes où l’on essaie d’entretenir une chaleur toujours égale (2).
(0 H serait bien à désirer qu’on fît plus d’attention a l’état hygrométrique de l’air dans les serres chaudes; mais l’usage général de l’hygromètre ne pourra s’établir tant qu’on n’aura pas trouvé le moyen d’en construire un qui soit à la fois simple , commode et a bon marché.
(2) M. Bosc dit ( art. Serre , Encyc. méth. ) : a La température de la serre varie à peine , et les plantes croissent sans interruption.)) Or, en soutenant les plantes à une température telle qu’elles puissent croître continuellement , on ne peut manquer de les rendre faibles , mala** dives, étiolées.
Les auteurs qui ont écrit sur la physiologie végétale (i) , ont fait voir que les feuilles des plantes ne remplissent pas dans l’obscurité les memes fonctions qu’à la lumière, et qu une élévation de température a un effet sensible sur leurs organes de respiration. Quand on laisse refroidir l’air pendant la nuit, il depose généralement une certaine quantité de vapeur sur les plantes ; quand on conserve sa chaleur , il tend à épuiser leur humidité. Et comme les feuilles des plantes absorbent de l’oxigène et de l’humidité pendant la nuit, et quelles perdent une portion de cet oxigène pendant le jour, et lorsqu’elles sont exposées à la lumière du soleil, on peut en conclure que les deux causes qui agissent sur l’opération des fonctions qui ont lieu pendant le jour, savoir, la lumière et la chaleur, doivent avoir moins de force pen-
* dant la nuit. Un coup d’œil sur les moyens me- *•
(0 V . le Système de Chimie du docteur Thomson, <yol. IV, p. 352-359. La Chimie du docteur Murray, v. IV, p. 40. Saussure, Quarterly journal of science, vol. XIII , p. 1 53. Journal philosophique du docteur Gilhy, vol. IV,
p. 100. M. Knight, dans les Transactions de la Société «[’Horticulture , vol. II , p. i3o et 224; vol. III , p. 459> et supp. à l’Encycl. hritann. de Nappier , art. Physiologie végétale, p. 728, 787.
TEMPERATURE POUR LES PLANTES. •îS'J
singés par la sagesse du Créateur, confirmera cette opinion. Nulle part, dans les limites où existe la végétation, la chaleur n’a la même force pendant la nuit que pendant le jour: en aucun lieu du monde, on ne voit une parfaite régularité de saison : n est-il donc pas vraisemblable que nous réussirons mieux dans l’éducation des plantes, si prenant leçon de la nature, nous imitons les changemens de température qu’éprouvent les végétaux dans l’état naturel ? Les expériences de
• night (i) ont donné au public la première i ee de ces recherches intéressantes ; il paraît cependant que MM. Loddiges s’en étaient aussi occupes, et les avaient prises pour guides de leur pratique.
i48. Il est plusieurs autres circonstances, indépendamment de la position géographique, qui occasionnent des variations de température dans differentes situations; les plus importantes sont: a hauteur au-dessus du niveau de la mer, l’état de la surface du pays, la distance des bords de la mer, la nature du sol, la présence ou l’absence es montagnes, les vents dominans. Il faut aussi
(>) Transactions delà Société d’Horticulture, vol. III,
remarquer que le clirôàt des îles différé de celui des continens. Les recherches les plus étendues qui aient été publiées sur la distribution de la chaleur à la surface du globe, sont celles du baron de Humboldt (i); elles offrent les meilleures données connues sur la chaleur moyenne des climats j mais ce n’est pas là l’objet de notre examen.
Quoique chaque plante ait en général un climat déterminé où elle réussit Té mieux , cependant une seule serre peut suffire pour conserver une grande variété d’espèces ; mais lorsqu’on désire qu’elles parviennent à leur point de perfection, il est nécessaire d’en avoir au moins deux , savoir : une pour les plantes qui exigent une chaleur hiv mide, et une pour celles à qui il faut une chaleur sèche ; et, pour des collections plus complètes, il est nécessaire d’en avoir davantage. La chaleur de deux de ces serres répondra à celle des climats in ter tropicaux ; et la chaleur des autres ou de l’autre , s’il n’y en a qu’une, répondra à celle des parties des zones tempérées qui touchent aux tropiques.
Pour une serre destinée aux plantes de la zone torride , il est bon de connaître la chaleur moyenne
(i) Journal philosophique d’Édimbourg, vol. IV *
TEMPÉRATURE POUR LES PLANTES. aSq
à l’heure de midi, pendant le mois le plus froid, et la chaleur moyenne de la nuit pour la meme époque, de quelque lieu situé entre les tropiques, et où l’on sait que les plantes de ces climats végètent le mieux. Il est, de plus, utile de connaître la chaleur moyenne tant à l’heure de midi qu’à celle de minuit, dans le même lieu et pendant le mois le plus chaud de l’année, pour être en état de régler la température de l’été. La température moyenne de l’année n’est pas très utile dans cette recherche, dont l’objet est de nous assurer des changemens de chaleur qui ont une plus heureuse influence sur le bien-être des plantes, et du degré le plus bas de froid auquel on peut les exposer sans danger; convaincus que nous sommes que fauteur de la vie leur aurait ménagé une chaleur uniforme, si elle leur était nécessaire ou même utile.
i 4q- La différence dans la température d’un jour entier, et les variations des saisons, paraissent beaucoup plus importantes pour la végétation que la température moyenne. Ces deux choses peuvent présenter de grandes différences, quoique la température moyenne reste la même ; mais elles ont été moins observées et moins étudiées que l’effet qu’elles ont sur les plantes pourrait le faire croire.
2g0 TEMPÉRATURE POUR UES PLANTES.
Entre les tropiques, à 10 ~ degrés de latitude septentrionale (i), la chaleur moyenne du mois le plus chaud est de 84° ( 28° R. J| la chaleur moyenne du mois le plus froid est de 8o° (2 1° R.) ; la plus grande chaleur est d’environ 1 io° (35° R.,) > le plus grand froid d’environ 66° ( i5° R.), \%
température moy enne de l’année de 8i° ~ (22°R.),
Une serre pour les plantes des parties les plus chaudes des zones tempérées,, peut se régler sur la température de la latitude de 4^° où la chaleur moyenne du mois le plus chaud est de 770 (20° R.), la chaleur moyenne du mois le plus froid est de 42° (4°, 4 R.); la plus grande chaleur 99°, 5 (3o° R..); le plus grand froid 36°, 5 (20 R.), et la tempéra-
(1) Il paraît, d’après les Observations de Caldcleugb, qu’à Pcio Janeiro» (latit. mérid. le point de la rosée
n’a jamais été à moins de 55° ( io° R. ) au milieu du jour, pendant le mois d’août 1821, et qu’il s’est souvent trouvé à 62° ( i3° 33 R. ) indiquant plus de six grains d’eau par pied cube d’air *, le thermomètre observé à midi variait de 89° à 790 ( 160 4 à 2i° IL), pendant le même mois. C’est l’époque de la saison pluvieuse dans ce pays , dont la température moyenne annuelle est de 78° ( 180 R. ). Quarterly journal of science , vol. XIV, p, 42> ou Essais météorologiques de Danîell, p. 338. V\ aussi dans le même ouvrage les observations du capitaine Edouard Sabine, dans d’autres endroits sous la Zone-Torride.
tore moyenne de Tannée 6o° (120 R. ); la tem-
pérature moyenne pendant neuf mois de l’année 5i° (8°5 R.) (i). ^8 9b tes fmudb e.d>
Dans le voisinage de Londres et pendant les six semaines les pins chaudes, la chaleur moyenne est de 63° (r3° R.); la chaleur moyenne à midi, de 71° (17e R.)- h minuit, de 54 £ ( io° R.) • la différence moyenne des 24 heures 160 i (7°,3 R.), Pendant les semaines les plus froides, la chaleur
moyenne est de 35e | ( ]
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°44 chaleur
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(1) Les observations faites parM. Colebrook au cap de Bonne-Espérance ( lat. 33° 53 3. ) , et les conséquences qui! a tirées de journaux tenus dans cette colonie, présentent sur le climat de l’Afrique méridionale des idées qui miei essent ceux qui cultivent. les plantes de ces contrees. La moyenne température annuelle y est de 67° et demi (ï6° R.). La plus grande chaleur de 96° (28° 66 R.)* le plus grand froid de 45° (5° 77 R.). La température moyenne du mois le plus froid 57° (1 R.) - celle du mois le plus chaud 790 (210 R.); la moindre chaleur en été 63° (1 3° 77 R.). Le thermomètre se trouvait placé dans un grand appartement. ( Quarterly journal of science , volume XIV, p. 241.) D’autres observations faites à Graaf- Reynet (lat. 32° ii' S. ) donnent : température moyenne annuelle, 62° ( i3° 35 R. ) ; plus grand chaud, ioo° (00 R.) ; plus grand froid, 34° ( i° R. ) ; différence moyenne en 24 heures, 220 (90 77 R. ). (Journal philos. d’Edimbourg, vol. V, p. 281. )
2Q1 2 température pour les plantes,
moyenne à midi de 38 \ (3° R.) j a minuit, de 3 2 4 (au-dessus de O. R.); la différence moyenne des 24 heures de 6 ° (2,66 R.). La chaleur moyenne
de l’année est de 4^0i(7°2 R-)ilaPlus §raride cha~ leur à l’ombre est de 89° (*5,3 R.) ;la plus grande
chaleur au soleil, de i44° (49°>77 ^0 : ldus grand froid est de 110 (90 au-dessous de O. R.), le point moyen de la rosée 44° i (3°, 55 R.) (1). La température moyenne, pendant près de six mois de l’année, est au-dessus de 5i° (8°44 ftv) (2)‘ Mais c’est pendant l’hiver que l’on a besoin d’une chaleur plus considérable : si donc on a
(1) Ces résultats sont tirés des observations de M. Baniell , qu’il a continuées pendant deux ans , à dater du mois de septembre 1819. Les traits caractéristiques de ces deux années ont été, pour la premiere, un hiver fioid et un été chaud; et pour la seconde , un hiver très doux et un été tardif et froid. (Quarterly journal of science, vnbrSM^'iKi|#oE .«01198 bI eneb imff
Je crois devoir renvoyer , pour de plus amples détails sur le climat de Londres, aux Essais météorologiques du même auteur, p. 262 et 3.91. Des observations comparées et continuées pendant vingt-cinq ans , par M. Dalton , donnent 48° ( 70 R. ) , pour la température moyenne de l’année à Manchester; celle du mois de janvier varie de 25 à 44°, et celle du mois de juillet de 55 à 62° F. ( Ann. de Phys. , VOl. XV, p. 2Ô2.)
(2) Journal philos. d’Edimbourg, vol. 1V/ p. 38.
des tuyaux arrangés pour fournir le degré de chaleur nécessaire dans cette saison, on obtiendra celle qu’on voudra avoir en tout autre temps, en modérant convenablement le feu. Or, en hiver, on peut calculer que le thermomètre se tiendra quelquefois , pendant une très grande partie du Jour , aussi bas que le point de O. (i4° 22 R.). On aura donc un supplément de chaleur assez considerable, si on s’est mis en état de s'en procurer assez pour le cas où le thermomètre extérieur serait aussi bas ; car il est rare que le froid soit aussi grand pendant plusieurs heures de suite.
De la chaleur des serres pour les plantes de la
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zone torride .
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i5o. 11 11 est pas aussi facile d7entretemr la cha-
lümaiq ni woq hm êdêmiB zuah <
leur dans une serre humide que dans une sèche ;
la différence est presque en proportion de l’humidité de l’air dans la serre. Nous n’établirons qu’un seul calcul pour les deux cas; mais il faudra
ajouter une certaine quantité de chaleur pour celui * îmadb- &Qr
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ou une chaleur humide est necessaire ( 1).
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(1) M. Wakefield de Northwich paraît avoir employé le pi emier la vapeur (en avril 1788) pour chauffer les serres ; mais il s’en est servi d’une manière très différente de celle qui est aujourd’hui en usage. La vapeur était
2o4 SERRES POUR LES PLAN T*E'S.
On construit les serres de différentes formes et de différentes manières ; et îa quantité de chaleur dépend tellement de leur construction , qu’il peut être utile de placer ici quelques remarques à ce sujet. H j a beaucoup d’économie, lorsque le sol peut être bien égoutté, à creuser le fond de la serre de deux ou trois pieds plus bas que le niveau du
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élevée au mojen de vases cle cuivre fort bas, et placés
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sur les conduits,; La plus grande partie des conduits se trouvait sous une voûte arrondie , plus bas que le lit de tan ; la voûte ayant des ouvertures pour laisser arriver la vapeur dans la coucbe de tan. La vapeur que l’on voulait faire entrer dans la serre y était conduite par des espèces de poêles plates, placées sur les conduits en avant de la fosse. En 1 792 , une serre fut construite sur ce plan à Knowsley, chez lord Derby, M. Wahefield est entré dans de grands détails sur ce moyen de chauffer par
la vapeur , dans les Transactions de la Société des Arts 9 vol. XVIII, p. 353-3g8, et dans le Répertoire des Arts? vol. XIV, p. 235 , premières séries. Les fosses à vapeur du comte Zuhow produisent un effet semblable; on place sous une couche un réservoir d’eau échauffée au moyen de tuyaux à vapeur; cette eau conservela chaleur, et envoie de la vapeur dans la couche. ( Trans, de la Société d Hortic. , vol. Ill , p. 43o, et vol. IV, p. 468* ) Si Fon a f attention d’isoler convenablement le reservoir , c’est une très bonne méthode, et Y une des meilleures qu’on puisse employer pour remplacer le fumier chaud.
terrain , et cîe construire ses murs creux ou dou¬
bles (i). {V o y . figure i3. ) Cela étant fait, et la hauteur convenable à l’espèce de plantes qu’on se propose de cultiver étant déterminée, on établit le toit vitré qui doit former avec le niveau du terrain un angle de 34°, et dont la longueur totale dans le sens de l’inclinaison doit répondre à une partie du mur perpendiculaire opposé qui n’ait que les deux tiers de cette longueur. L’autre partie de la hauteur sur le devant, s’il en reste, doit a. • v aijifiCT aon&m eulq sJ «ain/biroa gai tu-; etre verticale et garnie a un vitrage.
(ï) L’avantage des murs doubles ou creux est très considérable , et l’on a voulu faire croire que c’était une invention nouvelle. Alberti , architecte italien , qui florissait au seizième siècle , a décrit ces murs , et il raisonne avec une grande justesse sur leur effet pour retenir la chaleur (bv. X, cli. i3 ). Vitruve recommande fortement aussi les murs creux ; mais c’est pour un objet différent, celui de se préserver de l’humidité. M. Bosc conseille les murs creux pour les serres, et il pense qu’ils seraient plus avantageux si l’on remplissait la cavité avec de la poussière de charbon, ou tout autre faible conducteur de chaleur. (Serres chaudes, Agricul. , EncycL méth. ) Enfin, le docteur Parry les a proposées comme un des moyens d’éviter la pourriture sèche dans les maisons (Rep. des Arts, vol. XIII, p. qq ) , tant il est vrai que « les connaissances les plus importantes restent cachées dans les livres.'»
3 SEltllES POUR LES PLANTES.
FS*, I !f±A'd 1 G.&UV •a.llfl.l
A l’endroit où se réunissent le vitrage vertical et celui qui est en pçnte ( planche IV , figure j3 ), la lumière doit éprouver le moins d’obstacle possible j et comme les châssis doivent avoir de l’épaisseur pour être assez forts , et qu’ils interceptent les rayons du soleil, toutes les fois que ces rayons ne sont pas parallèles aux côtés des châssis, je pense qu’on doit préférer ceux en fer, auxquels on peut ne donner que la moitié de leur épaisseur. Un peu plus de largeur n’a pas au-
épaisseur. Un peu plus de largeur n a pas
S’SWBiwr UO i|il Jrati là ,m Tnsf sans . . L
tant d’inconvénient, parce qu’elle ne s’oppose à l’entrée que dans le milieu du jour, temps où le soleil a souvent assez de force pour rendre nécessaire un ombrage partiel, afin d’empêcher les plantes de se flétrir. L’influence du soleil est d’autant plus grande que l’espace où elle s’exerce est
ï50il.JXt.D SDtîJIjfil fil 8» £9£13 ?XSiJO'X ^ 9uuüO c* -si.
plus renfermé.
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Cette sorte de construction a cet avantage que la serre peut être basse, et en même temps peu exposée à perdre sa chaleur. Le vitrage vertical est très favorable pour admettre les rayons du soleil , lorsqu’il n’est pas beaucoup au-dessus de l’horizon (i ),
(i) M. Bosc a remarqué avec beaucoup déraison « que c’est le matin que l’influence de la lumière a le plus d’effet sur les plantes, » Et il préfère en conséquence l’exposition
tandis que le vitrage incliné a 34° reçoit ses rayons presque perpendiculairement à midi, au commencement du mois de mai (2). Toute la partie ver-
cjPIÜI
du sud- est pour les serres, afin qu’elles puissent recevoir plus lot la chaleur du jour , et qu’elles soient moins exposées aux vents de la partie de l’ouest. (Serres chaudes, Agriculture, Encycl. méth.) Et Miller paraît avoir très
i3ien senti que la combinaison d’un vitrage vertical et d un vitrage incliné vaut mieux que l’un ou l’autre de ces
vitrages tout seul. (Diet, des Jardiniers, art. Serre.)
(2) La maniéré de déterminer l’inclinaison d:un vitrage qui doit recevoir perpendiculairement à midi les rayons du soleil dans un lieu donné, et pour une époque donnée de l’année , peut être utile à quelques-uns de mes lecteurs. Prenez dans un almanach la déclinaison du soleil pour le temps donné ; retranchez-ia de la latitude du lieu, si la déclinaison est septentrionale; ajoutez-la à cette latitude, si elle est méridionale ; la différence dans le premier cas , et la somme dans le second, donneront l’angle que le vitrage doit faire avec l’horizon. Par exemple, la latitude de Londres est de 5i° 3i' et le 6 de mai 1824, la déclinaison du soleil est de 160 36' nord.
5i° §/' moins 16 36
donnent 34° 55' pour l’inclinaison du vitrage.
La raison de cette règle est facile à comprendre. Soit C le centre de la terre ( V. fig. 8, pi. B. ) , B un point de sa surface où l’on veut placer une serre , B a le mur sur
2g8 séMës pour les plantes.
ticale du vitrage doit être à carreaux bien joints,
jv ç r j?
afin de diminuer la quantité d’air en hiver, celle
qui pénètre entre les vitres du toit incliné (i)
étant alors très suffisante pour les plantes. Afin de prévenir tout accès trop subit de Fair froid, il est bon qu’un porche soit en avant de la porte de
la serre, ou qu’on y entre par une autre chambre.
Quand la ventilation est nécessaire, des ouvertures dans la partie la plus haute de la serre sont ce qu’il y a de mieux pour évacuer l’air échauffé ;
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lequel doit porter le vitrage , Sc la direction des rayons solaires a midi pour le lieu B, EC l’équateur, ES la déclinaison du soleil. Cela posé , pour que les rayons du soleil puissent tomber perpendiculairement sur la ligne vitrée SB , l’inclinaison du vitrage doit être perpendiculaire à SC, et dans ce cas F angle SCB est égal à l’angle
bad. Donc ECBdbECS = bad quand ad est une ligne per-
IV JJD OlSOlilOV TU9ilJ£»U fil OJJp
(i) On a donné dans ces derniers temps beaucoup d’attention à la manière de vitrer les châssis inclinés, et en conséquence elle a été fort améliorée. M. Atkinson a le premier introduit la méthode des verres coupés circulairement , qui paraît être maintenant encore préférée. Cette méthode a été décrite par M. Gowen. ( Transactions de la Société d’Horticulturc , fol. Y III, p. 244? et M. Sabine a publié dans le même recueil ( vol. IY, p. 84 ) un examen des différentes manières d’exécuter les vitrages.
pendiculaire
SERRES POUR LES PLÀXTES. qçjq
celles pour faire entrer Fair frais doivent être placées dans les parties de la serre qui sont à l’ombre, c’est-à-dire, dans le mur du fond ou bien aux bouts, suivant la convenance. L’élévation où se placent ces ouvertures pour l’air frais n’est pas très importante; mais au moyen de ce qu’on tire l’air frais des parties qui sont à l’ombre, on a une bien plus grande facilité pour régler la quantité de chaleur, soit en été, soit quand le soleil a beaucoup de force.i3Jrj.IB7^ luoq ziioirn ob b w If u p ï 5 1 . Calculer la surface des tuyaux , les dimensions de la chaudière, la quantité du combustible et celle de la ventilation nécessaires pour une serre construite sur ce plan , est le meilleur moyen de montrer comment on doit procéder dans les autres cas. Supposons donc une serre de 3o pieds de long sur 12 pieds de large; que la hauteur du vide 4
ciiné
soit de 8 pieds ; enfin , que la hauteur verticale de la serre soit en tout de i5 pieds , la longueur du châssis du vitrage incliné étant de i4 pieds.
La surface du vitrage de cette serre sera de 720 pieds carrés, savoir : 54o sur de devant et le châssis incliné, et 180 pieds pour les deui bouts. Maintenant, nous avons fait voir (art. 71) que, pour une serre, la moitié de la hauteur verticale en
trage vertical ab ( Voy. planche IV ) soit pieds ; que la hauteur verticale du vitrage i
pieds, multipliée par la longueur en pieds, et ajoutée à i * fois Faire du vitrage en pieds, est égale au nombre de pieds cubes d’air qu’on devra chauffer par minute, quand il n’y a pas de
portes extérieures; ainsi, on a dans ce cas,. . . »
( 7, 5 x3o) + ( i | X 720) — i3o5 pieds cubes. Mais , dans une serre dont les châssis sont en bois, environ un dixième de cet espace sera fermé par la boiserie qui est un si faible conducteur de la chaleur, qu’elle n’en laisse pas perdre une quantité sensible. On peut donc déduire un dixième de i3o5 pieds, ou à peu près i3o pieds, ce qui donne 1175 pieds cubes à chauffer par minute.
Il est facile de calculer la surface de tuyau nécessaire pour échauffer cette quantité d’air par minute, au moyen de la règle donnée à l’article 44 5 supposant donc la température la plus basse pendant jfebnuit ), et qu’on y
ajoute 10® (4°?3 R.) à cause des vents, cela fait 6o°
(i2°,5 .R.), chaleur suffisante pour une serre (l),
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(1) Suivant M. Bosc, la température d’une serre peut varier de 66° à 770 (de i5° à 20° R.), température moyenne, environ 720 ( 180 R. ). (Eiieycï. method. , Serre chaude. ) Miller avait auparavant donné la même différence , et fixé à 62° ( i3° 33 R. ) la plus basse température
(V. art. 149). Alors on aura-^ ^ "^- == 236 pi.
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carrés de surface de tuyau. Et puisque la longueur de la serre est de 3o pieds, cinq tuyaux de cinq pouces de diamètre seront à peu près la quantité nécessaire . {Foj. table 1Y, art. 219),
Trois de ces tuyaux peuvent etre placés sur le devant de la serre, et les deux autres sur le derrière. {Foy, pi. TV. )y.Qp est dans 1 usage de les placer tous sur le devant ; mais on se trouvera bien £ arrière ; Fair de
la serre sera plus régulièrement changé , et les plantes du fond végéteront mieux. Il est bon que les tuyaux soient garnis de soupapes pour faire entrer la vapeur dans la serre, ainsi qu’on peut le voir dans la ne çals
La bâche pourrait aussi être recouverte dans le milieu d’un pavé en pierres plates jointes avec du
ic(i) ST:/àt omi moq 9ja£âühja inslsdo f(.il ër;°£i)
qu’on pût supposer dans une serre échaufiPée par le tan .
( Diet, des Jardiniers, art. Serre.)
Suivant Humboldt , le caféyer a besoin , pour produire des fruits , d’une température moyenne de 65° (14° 66 Jt.). L’olivier exige une température moyenne de 6i° (i3° R.), et que la température du mois le plus froid ne soit pas au-dessous de 42° (4° à 5°R. ) (Journal phil. d’Edimb.A vol. IV, p. 28. )
3o2 SERRES POUR LES PLANTES.
ciment romain , et de manière à former une chambre bien close, dans laquelle on ferait entrer la vapeur. Quelques ouvertures dans le pavé seraient nécessaires pour pouvoir fournir un supplément de vapeur à la matière dans laquelle les pots sont place's; autrement la chaleur sèche du fond ferait très probablement du mal aux racines des plantes. Partout où il est facile de se procurer des pierres plates, cette méthode est économique , attendu qu’elle épargne une assez grande quan™ tité de tuyaux ; mais elle ne le serait pas ailleurs.
i52. On trouvera facilement l’espace pour la vapeur dans la chaudière, en multipliant la longueur du tuyau en pieds par la quantité de vapeur dans un pied de longueur du tuyau; quantité que l’on trouvera dans la table IV (art. 219), à la lin de cet ouvrage. Dans le cas présent, le tuyau a i5o pieds de longueur et 5 pouces de diamètre. Le tuyau contiendra donc dans toute sa longueur o, 1 363 X ï5o = 2q, 5 pieds cubes de vapeur : et comme il faut aussi remplir des petits tuyaux de conduite, etc., il est nécessaire que l’espace pour la vapeur dans la chaudière soit d’environ n5 pieds cubes. On a fait voir que 182 pieds
de tuyau à vapeur condensent la vapeur d’un pied
cube d’eau dans une heure ( art. 46 )j donc ygy
— i,3. Ainsi, il nous faut une chaudière capable d’évaporer un pied et demi cube d’eau par heure, pour compenser la perte de chaleur qui se fait à la chaudière. ( Foy. chap. Y.) Et dans la supposition que le thermomètre se trouvât à un degré aussi bas que O (f4° au-dessous de O. R.), la consommation en charbon serait de 12 | liv. par lie ure * car il faut 8 l liv. de charbon pour convertir un pied cube d’eau en vapeur. (Art. 23) Mais lorsque le froid est moins sévère, il vaut mieux laisser l’eau de condensation se rassembler
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dans les tuyaux pendant tout le temps que l’on continue l’évaporation, c’est-à-dire, pendant environ huit heures ; alors, cpiand le feu s’éteint pendant la nuit, les tuyaux se trouvant presque remplis d’eau à peu près bouillante, entretiennent la chaleur de la serre jusques au jour (1). ( Voy. art. 117.)
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(1) Ceux qui se plaisent à élever clés plantes de serre
cliaude trouveront la méthode ingénieuse employée par M. Georges Loddiges , pour les arroser, aussi utile qu’elle est agréable. 11 fait passer un tuyau de plomb d’environ un demi-pouce de diamètre dans toute la longueur de la partie supérieure de la serre , et il le place dans une direction convenable pour produire l’effet qu’il se propose. Ce tuyau est partout percé de trous qui n’ont guère que
3o4 VENTILATION POïJtl LES SERRES.
i53. La quantité de ventilation pour cette serre se trouvera par la règle donnée à l’article 72. Ainsi , la longueur du vitrage incliné étant ici, dans le sens de Fin clin aison , de 14 pieds, la hauteur du vitrage vertical étant de 4 pieds, c’est en tout 1 8 pieds. L’élévation depuis le sol jusqu’à l’ouverture supérieure par où l’air doit s’échapper, est
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de 16 pieds. On a donc par la règle ÿg — 22 ~
pieds, c’est-à-dire, que les issues pour la ventilation de la serre entière doivent avoir 22 { pieds carrés ; on les divise de la manière la plus convenable au bout et à la position. Les serres très élevées n’exigent pas autant de surface pour la ventilation, à proportion de leur étendue, que les petites.
154. Un moyen d’avoir de l’air frais dans la serre, et qui réunit l’avantage d’établir un courant
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le diamètre d’une aiguille fine , et qui sont à deux pouces environ l’un de l’autre, excepté dans la partie la plus éloignée du réservoir qui fournit l’eau, ou ils sont plus rapprochés. Le réservoir est placé au-dessus du niveau du tuyau, et aussitôt que l’on ouvre le robinet, l’eau s’échappe par les trous et se répand sur les plantes comme le ferait une pluie fine et agréable. (Transact, de la Société d’Horticulture, voL III , p. i4* )